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Archives de CO/CO de l'année 2014/CO n° 1112 du 3 mai 2014/CO n° 1111 du 19 avril 2014/Troisième page

Troisième page

Martinique : Un patronat qui en veut encore plus et vite

Patrick Lecurieux-Durival, actuellement délégué général du MEDEF-Martinique était le mercredi 9 avril à 13 heures, l’invité du Journal télévisé de Martinique 1. Interrogé par la journaliste sur les dernières mesures gouvernementales, ce représentant des patrons locaux a trouvé que les mesures de Hollande et Valls étaient une «très bonne initiative» du gouvernement.
Il s’agit du «pacte de solidarité» en (fausse) symétrie du «pacte de responsabilité», qui offre 30 milliards de réductions de cotisations au patronat. Il s’agit aussi de la «Valls» de cadeaux au patronat annoncée par Manuel Valls, c’est à dire la suppression des cotisations patronales sur les salaires équivalents au smic. La baisse de l’impôt sur les sociétés et des cotisations familiales, suppression de la contribution sociale de solidarité des sociétés… Soit au total, un cadeau représentant 38 milliards d’euros.
Lecurieux-Durival a été jusqu’à déplorer que ces subventions pour ne pas dire ces cadeaux «n’arrivent pas assez vite en Martinique». Tout en versant des larmes de crocodile par-dessus le marché et rajoutant  que les entreprises rencontrent des «situations économiques dégradées», et déplorant que «le coût du travail» est important).
Concernant l’enveloppe de 38 milliards d’euros d’aide aux entreprises, il s’est montré curieux de savoir la part qui devra revenir au patronat de Martinique. Montrant son appétit, il lançait à la journaliste : «Ce sont des chiffres nationaux, pas des chiffres locaux, ce qui est bien dommage». Et comme les malfaiteurs, il attend sa part après un mauvais coup !
 

Martinique : CEGA Station TOTAL Aéroport : Une mobilisation payante

TOTAL Caraïbes a confié à la société CEGA dirigée par  Alain CADIGNAN (ex AGEC Total Lareinty) à compter du 1 avril 2014 la location-gérance de la station Total Aéroport à la suite de la société SODI EST.
Le personnel exerçant dans la station-service TOTAL Aéroport a constaté que pour la période allant du mardi 1 avril 2014 au dimanche 13 avril 2014, le planning mentionnait trois noms inconnus des salariés de la station. Alors que les noms de trois salariés en CDD jusqu’au 31 mars 2014 ne figuraient pas sur le planning pour cette même période.
Pour se justifier, le gérant de la CEGA fit valoir qu’il n’avait aucune obligation de reprendre les salariés arrivés en fin de CDD et qu’il s’était même rapproché de la Direction du travail qui n’avait pas trouvé illégale sa décision. De surcroit, les salariés dont les noms figuraient sur le planning étaient d’anciens salariés qui exerçaient dans la station Total Lareinty et qu’il jugeait «fiables».
 Le personnel de la station-service TOTAL Aéroport a manifesté son désaccord avec les embauches directes d’anciens salariés d’AGEC, laissant de côté les salariés qui étaient déjà dans la station. De plus, il est apparu que ces salariés en CDD jusqu’au 31 mars 2014 n’avaient reçu aucune proposition  de poursuivre les relations contractuelles avec la société CEGA Sarl à partir du 1 avril 2014. Face à ce qu’il considérait être une décision incompréhensible et inacceptable, le personnel a refusé de prendre le service et a exigé que les trois CDD soient repris en priorité.
Le gérant de la CEGA tenta de résister en appelant à son secours l’ancienne présidente du syndicat des gérants dont les arguments laissèrent de marbre le personnel qui ne bougea pas.
Les pourparlers débutés le mardi 1 avril 2014 se sont poursuivis le mercredi 2 avril 2014, date à laquelle un accord put être trouvé.
Deux des trois CDD jusqu’au 31 mars 2014 ont été embauchés en CDI à compter du 1 avril 2014, et un ancien employé de Total Lareinty également. Tout nouveau contrat, CDD ou CDI, quels qu’en soient la forme et le motif, sera proposé au 3 CDD. Estimant que l’accord trouvé lui convenait, le personnel a mis un terme définitif au mouvement et a repris immédiatement le travail le mercredi 2 avril 2014 au matin.
Le personnel de cette station a donc tenu à mettre les points sur les «i» dès le premier jour. Gageons que ce gérant se souviendra de sa prise de fonction dans cette station et retiendra la leçon.

Guadeloupe : Mobilisation des salariés de la BFC-AG

Les salariés de la BFC-AG ont observé une journée de grève le mardi 15 avril à l’appel de la CGTG  afin de protester contre le plan scélérat de la direction de suppression de 103 postes de travail. Ces suppressions concernent la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Martin et Saint Barthélemy. Les salariés dénoncent ce  3 plan social qui à chaque fois supprime des postes de travail. La Guadeloupe où se situe le siège social sera la plus concernée et la direction refuse de dévoiler ses véritables intentions, se contentant de répéter qu’il  n’y aura que des départs volontaires. Elle justifie ce plan par le projet de fusion-absorption avec la LCL (Le groupe Crédit Lyonnais) qui va s’implanter en Guadeloupe à la place de la BFC. Les postes supprimés concernent des salariés et des cadres.
Il s’agissait d’une journée d’avertissement pour montrer  que les salariés n’acceptent pas sans réagir de perdre leur emploi. La plateforme de revendications réclame :
- L’abandon du projet par la suspension de la procédure d’information/consultation des représentants du personnel alors qu’il y a des décisions de justice pendantes devant le tribunal,
- La suspension de la modification unilatérale et sans consultation des représentants du personnel de la production des commerciaux,
- Le respect des représentants du personnel,
- L’augmentation des salaires,
- L’amélioration des conditions de travail,
- La possibilité d’utiliser l’intranet pour la communication syndicale,
- Des dispositions pour la prévention des risques psychosociaux.
La journée d’aujourd’hui était destinée à sensibiliser le personnel aux risques de licenciements secs et de préparer les futures mobilisations sur l’ensemble du groupe  pour rejeter ce plan. Certains salariés qui craignent pour leur emploi n’ont pas osé faire grève, mais ce sont ceux qui se sont mobilisés qui ont raison.

Martinique : ÉCHOS DES HÔPITAUX

DES FAUX STATUTS 40 QUI RESTENT EN STAND BY
Aux labos le problème des faux statuts 40 (contractuels intermittents) n’est toujours pas réglé.
En effet certains de nos collègues, bien qu’employés depuis plusieurs années sont obligés de signer un nouveau contrat régulièrement. Cela arrange sûrement la direction et l’ARS. Elles se montrent ainsi bonnes élèves en appliquant les consignes officielles de diminution des effectifs.
 
DEUX POIDS, DEUX MESURES !
La direction prétend que cette question doit faire l’objet d’une négociation globale, de tous les faux statuts 40. Mais en fait elle continue de nous tourner en bourrique.
Sauf que certains arrivent à passer entre les mailles du filet… Alors « SA KI BON POU ZOI, BON POU KANNA »
Cela a assez duré. Il faut que les faux statuts 40 passent en statut 31. Et maintenant ! C’est une question de justice.
 
DES SITUATIONS D’AGRESSIVITÉ EN RELATION AVEC LA TENSION PERMANENTE!
Il y a eu l’agression d’une responsable aux Ressources humaines par une autre collègue elle-même en situation difficile. Voilà que c'est autour d'un agent de sécurité de se faire agresser sur son lieu de travail.
Les mobiles des «agresseurs» ne sont pas connus. Mais une chose est claire,  on ne vient pas au travail pour se faire agresser. La direction doit agir sur tout ce qui cause tant de détresse au sein du personnel.
 
TOUT PROBLÈME A UNE SOLUTION
Aux Urgences, les IDE ont fait plusieurs propositions de planning sans que l'encadrement médical et paramédical ne les ait validées. Il a suffi que le personnel sorte un peu ses griffes pour que ce qui ne semblait pas possible, le soit !!!
C'est une leçon que nous avons intérêt à intégrer pour nous faire respecter !

Guadeloupe : ÉCHOS DES HOPITAUX

RÉA NÉO NAT : GALÈRE LA NUIT
Dans ce service, outre son rôle propre, l’IDE de nuit doit en cas d’admission d’un enfant, descendre  au laboratoire, descendre récupérer les étiquettes administratives, courir les services à la recherche du matériel manquant tels les pousse-seringues. C’est elle aussi qui doit descendre à la morgue lorsque malheureusement  cela  s’avère nécessaire. Comment peut-on  dans ces conditions prendre soin de façon efficace des enfants ?  Surtout quand, comme c’est souvent le cas, une IDE est soustraite de l’équipe de  Réa  pour renforcer un autre service de pédiatrie !
 
PAYER NOUS NOTRE DÛ !
Pour certains services, les sujétions de  nuit et même celles de jour ne sont pas payées depuis plus de 6 mois.
Les personnels défilent à la DRH pour réclamer leur dû et se heurtent  à une barrière d’impuissance. Il faudrait un regroupement des forces pour  forcer cette barrière d’incapacité de  la DRH.
 
SUJÉTION : A CHACUN SON BOULOT.
La direction se dédouane en disant que ce sont les cadres de service qui ne déposent pas les  feuilles de bilan de nos sujétions et qui empêchent le paiement de notre dû. Ce n’est pas notre problème ! Nous, si nous ne faisons pas notre travail, il y a toujours quelqu’un là pour nous le faire savoir.
 
LES URGENCES : ÇA NE ROULE PAS !
A la suite d’une grève, on nous avait promis une fournée de brancards tous les 6 mois. Une seule fournée de 5 brancards a été livrée, et depuis plus rien !
Une autre grève pour réactiver les livraisons ?
 
URGENCES : SOS DANGER !
Nous souffrons d’un manque cruel de personnel ; les arrêts de travail sont de plus en plus nombreux et pas remplacés.
Cela occasionne des situations scandaleuses indignes d’un CHU, tel ce patient présenté aux urgences un jour à 17h et qui n’est «découvert» que le lendemain 11h dans  un état tellement catastrophique qu’il se retrouve  aux déchoquages !

Guadeloupe : ÉCHOS DE PÔLE EMPLOI

DES RIPOUX  A PÔLE EMPLOI !
On raconte, on prétend, on colporte… des bruits persistants, courent que certain chef, pourtant parmi les plus hauts salaires de Guadeloupe, a tenté de faire réparer son véhicule aux frais de Pôle emploi ! Apparemment, il n’a pas eu le temps de «se sucrer sur la bête» !
 
À QUAND LES SANCTIONS ?
L’histoire ne dit pas si ce chef, pour le moins indélicat, a été sanctionné. On n’a rien entendu de tel, en tout cas. Pourtant, ce n’est pas le moins avare de leçons de morale à qui veut l’entendre ! Il s’agirait d’une faute commise par un collègue moins gradé, à coup sûr, des sanctions seraient déjà tombées !
 
Y’EN A MARRE DES ORDRES ET DES CONTRE-ORDRES !
Un jour on nous dit qu’il faut éviter le papier, un autre on nous dit qu’il faut transmettre le double des conclusions du premier entretien sous forme de papier, à un collègue de l’indemnisation qui doit l’archiver !
 
ACCORDEZ VOS VIOLONS…
En plus, on n’exige pas la transmission papier dans toutes les agences. Mettez vous d’accord : y’a suffisamment de chefs et sous chefs à Pôle emploi pour que tout le monde puisse avoir les mêmes pratiques de Basse-Terre à Port-Louis, en passant par Saint-Martin.
 
 

Guadeloupe : PAWOL A TRAVAYÈ BANNANN

EURL-BELLEVUE  ET  SCA-MARIGOT  (BAILLIF) : UN  COUP  DE  COLÈRE  S’IMPOSE  
F. Lignières nous a demandé de ne pas venir travailler le mardi gras, le mercredi des cendres et le jeudi de la mi-carême. Et en toute illégalité il refuse de nous payer ces journées alors qu’elles doivent l’être quand c’est le patron qui ne donne pas de travail.
Il nous faudra peut-être piquer un bon coup de colère pour obliger F. Lignières à nous payer nos trois jours de salaire.
LICENCIEMENTS  ILLÉGAUX… POUR  EMBAUCHER… ? 
L.Poumaroux quant à lui a licencié 6 camarades… au prétexte qu’il doit laisser en jachère 25 hectares de terre, car selon lui, il ne serait pas rentable de les planter.
C’est tout de même curieux que ce planteur décide de laisser des terres en jachère alors que le groupement «Les Planteurs de Guadeloupe» demande de planter pour atteindre et dépasser le quota de bananes de la Guadeloupe… à moins que ces licenciements n’aient qu’un but : embaucher des travailleurs en Contrat d’avenir pour lesquels une partie des salaires est prise en charge par les Pouvoirs publics.
GRAND-MARIGOT : LA  MÉCHANCETÉ  PATRONALE À L’ŒUVRE…
Un camarade affecté sur un poste au hangar a été obligé de travailler un jour au delà de 15H. Le lendemain, ce camarade bien que détenteur d’un certificat médical exigeant qu’il ne soit pas affecté deux jours de suite sur le même poste a de nouveau été affecté par F. Lignières sur le même poste.
 Cela s’appelle de la méchanceté  patronale… A moins que ce ne soit un acte de vengeance contre un camarade qui refuse de faire des heures supplémentaires non payées.

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