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Archives de CO/CO de l'année 2014/CO n° 1112 du 3 mai 2014/CO n° 1111 du 19 avril 2014/Première page

Première page

Éditorial : Nos dirigeants admis par la Caraïbe pour mieux servir les intérêts de l'impérialisme français

Le vendredi 11 avril avait lieu dans la ville du Carbet en Martinique la signature de la Convention d’adhésion de la région Martinique à l’AEC (Association des États de la Caraïbe). Elle a été dénommée «Accords du Carbet». La cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire général de l’AEC et de l’ambassadeur français délégué à la coopération régionale. La même cérémonie s'est déroulée en Guadeloupe. Le secrétaire de l’AEC s’est  exclamé : «La Caraïbe est enfin complète avec l’arrivée de la Martinique». Puis de la Guadeloupe! Il aurait donc fallu des siècles pour «compléter» cette Caraïbe dépecée par les colonialismes européens. Mais en dépit du vœu de ces politiciens, la Caraïbe reste aujourd'hui encore dépecée par ces mêmes ex-puissances coloniales britannique, nord américaine, française, hollandaise, espagnole aujourd'hui ! L'impérialisme mondial y règne en maître, sous la conduite de leur chef de file l'impérialisme nord américain ! L'invasion militaire de la Grenade le rappela fermement à tous les peuples de la Caraïbe.
D'ailleurs, après le contentement exprimé par Letchimy, l’ambassadeur français devait remettre quand même l'accord dans l'ordre impérialiste des choses, en précisant que l’État français se réservait les questions découlant de la souveraineté nationale comme la défense ou la sécurité. Les Régions d’Outre-mer pouvant intervenir, elles, dans «leurs domaines de compétence, tels que le commerce, le transport, le tourisme durable et la prévention et lutte contre les catastrophes naturelles». Voilà donc présentés les strapontins de la Martinique et de la Guadeloupe à nos élus tout fiers de pouvoir jouer aux chefs d'État.
Pour ce qui est de l'Association des États de la Caraïbe (l'AEC), elle reste soumise à la domination d'une minorité de gros capitalistes, de sociétés multinationales américaines, anglaises, françaises qui sont florissantes. D'un autre côté, les travailleurs exploités, la population laborieuse des villes et des campagnes de ces pays ne voient pour ainsi dire rien du prétendu «développement économique». Ils vivent très souvent dans la pauvreté et même le dénuement. Dans un grand nombre de ces États, le PIB (Produit Intérieur Brut, correspondant à la moyenne des richesses produites par habitant) est inférieur à 5 000 dollars annuels soit moins de 15 dollars par jour. Et ce, même dans les grands pays à bordure caraïbe que sont le Mexique ou le Venezuela, par exemple. Cette réalité est celle de l’ordre des grosses sociétés, de la violence de l’ordre impérialiste américain auquel l’impérialisme français tente de grappiller quelques miettes pour les servir à ses propres capitalistes. Le secrétaire de l’AEC lors de la déclaration faite au Carbet a clairement indiqué qu’en accueillant la Guadeloupe et la Martinique, les pays de la Caraïbe «ouvraient - pour eux - les portes de l’Europe».Oui, des portes qui se referment bien vite au nez des immigrés pauvres. En revanche les paradis fiscaux de la Caraïbe ouvrent toutes grandes leurs portes aux milliards des capitalistes européens fuyant le fisc de leurs pays. Les retombées ne sont que des miettes pour ces États de l'arc caraïbe…
Alors, certes, la Martinique et la Guadeloupe siégeront désormais en leur nom propre aux côtés de la France. Cela sera le cas lors du prochain sommet des chefs d’État de l’AEC qui se déroulera le 30 avril prochain à Mérida au Mexique.
Mais dans les faits, S. Letchimy pour la Martinique ou V. Lurel pour la Guadeloupe ne seront jamais que les petits serviteurs noirs de l'impérialisme français dans la Caraïbe. Ils seront de ce fait les représentants des patrons, hommes d’affaires, békés ou noirs de Guadeloupe ou de Martinique, avides de faire de bonnes affaires, mais en aucun cas les représentants des travailleurs et de l'immense majorité du peuple qui souffre.
 

Guadeloupe : Le carême n'est pas responsable du manque d'eau ! Mais l'incurie de la Générale des Eaux et la passivité des élus.

Zoom Nous savons depuis des années que la véritable raison des coupures c'est  la vétusté du réseau d'adduction d'eau ! La moitié de l'eau est perdue avant d'arriver chez nous, à cause des fuites d'eau ! D'après l'Office de l'eau, la population a besoin de 86 000 m3 d'eau alors que le volume produit est de 200 000 m3. Donc, il y aurait largement assez d'eau pour tous !
 
L 'ARGENT EXISTE
Il faut donc en urgence réparer entièrement ce réseau d'adduction d'eau ! On nous dit que ce sera cher ! Mais la multinationale Véolia, propriétaire de la Générale des Eaux, a fait 394 millions d'euros de bénéfices en 2012. Ils ont de l'argent ! Mais cet argent va directement dans les poches des actionnaires de Véolia et des directeurs de la Générale des Eaux !
En 2013, un audit de la Générale des Eaux indiquait que les trois plus hauts salaires représentent 942 000 euros par an c'est à dire 26 000 euros par mois pour chacun. Ces directeurs touchent 15 fois la paie d'un ouvrier sans compter les autres avantages  (villas, voitures etc...) !
Il est aussi possible, s'il y avait une véritable volonté politique  de nos élus, de réparer entièrement  le réseau d'adduction d'eau et de faire parvenir régulièrement  l'eau dans tous les robinets de Guadeloupe très rapidement !
En embauchant des milliers de jeunes chômeurs, cela permettrait aussi de leur donner du travail !
Si nos élus étaient si soucieux de satisfaire en priorité les besoins de la population, voilà ce qu'ils feraient !
Mais cet objectif n'est pas leur préoccupation essentielle !
 
Rassemblement de protestation LE JEUDI 24 AVRIL  à CAPESTERRE-B-E à 19H devant la mairie !
 

Travailleuses, travailleurs, tous dans la rue le jeudi premier mai

Rassemblements :
 A  Fort-de-France, à la maison des syndicats à 8h
 A  Pointe-à-Pitre, au campus universitaire  de Fouillole à 8h30
 
MANIFESTONS NOTRE COLÈRE ! 
Les coups ne cessent de pleuvoir sur la tête des travailleurs. Le nouveau gouvernement, avec à sa tête Manuel Valls, s’est empressé de faire un nouveau cadeau au patronat : 10 milliards d’euros d’exonérations dans le «pacte de responsabilité», qui s’ajoutent aux 20 milliards déjà offerts dans le «pacte de compétitivité». En contrepartie de cette avalanche d’offrandes, pour les travailleurs : une misère : 40 euros par mois en moyenne de baisse des cotisations sociales pour les salariés jusqu’à 1,3 SMIC. Et là encore, les patrons n’auront rien à débourser.
Ce sera aux travailleurs de se serrer encore plus la ceinture, de subir la dégradation aggravée des services publics. Le budget alloué aux collectivités locales, dont les communes, sera diminué de 10 milliards.
En Guadeloupe et en Martinique comme en France, les licenciements touchent de nombreux travailleurs, d’autres encore n’ont pas perçu de salaire depuis plusieurs mois. Le chômage augmente, les prix aussi, la vie devient de plus en plus difficile.
Et par-dessus tout cela, il faut subir les coupures d’eau quasi-quotidiennes et le racket de la Générale des eaux sur les usagers.
Le 1 mai est une occasion de se rassembler et de manifester pour dire non à la toute puissance du patronat qui dicte ses volontés au gouvernement, pour dire non à l’exploitation.
Le 1 mai c’est la journée de lutte internationale des travailleurs. La date en a été choisie en 1889 par la IIème internationale socialiste, qui regroupait les ouvriers des pays industrialisés d’Europe. Mais il fallut attendre 1947 en France pour que cette journée soit déclarée chômée et payée. Entre temps, les travailleurs qui manifestaient furent parfois victimes de répressions sanglantes. Mais ils parvinrent à l’imposer.
Aujourd’hui, nous pouvons refuser de nous soumettre à ceux qui veulent nous plonger dans la misère.
Si nous sommes très nombreux dans la rue, la manifestation du 1er mai peut être un test du degré de conscience et de combativité, de la volonté de s’opposer aux mauvais coups du patronat et du gouvernement.
C’est pourquoi nous appelons tous ceux qui les subissent à participer aux manifestations organisées en Martinique, et en Guadeloupe à la manifestation unitaire qui partira de l’Université.
 

 
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ÉLECTIONS EUROPÉENES

UNE  LISTE  LUTTE OUVRIÈRE-COMBAT OUVRIER  conduite  par  Ghislaine  Joachim-Arnaud et Jean-Marie  Nomertin  SERA PRÉSENTE  AUX  ÉLECTIONS  EUROPÉENNES  DU  24 MAI  PROCHAIN dans  la  8Ème  circonscription : la  circonscription d'outre mer.

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