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Archives de CO/CO de l'année 2013/CO n° 1090 du 27 avril 2013/Quatrième page

Quatrième page

États-Unis : C'est la population qui paie pour la politique de ses dirigeants

À Boston ce sont deux Américains, deux frères, l'un âgé de 26 ans et l'autre de 19 ans, d’origine tchétchène, qui sont les auteurs des attentats à la bombe. Ils ont fait 3 morts et 144 blessés. Bien sûr, rien ne justifie un tel acte fou, criminel et stupide, sur une population innocente. Mais c'est le prix que paye la population d'un État dirigé par des gens qui sèment la guerre aux quatre coins de la planète. De tels États voient la violence sanguinaire et aveugle  se retourner contre leurs propres peuples. Les milliardaires qui dirigent l’Amérique, leur État, leur armée, sont les premiers ennemis du peuple américain lui-même.
Ces attentats de Boston ont permis de placer au second plan la gigantesque explosion qui a eu lieu le 17 avril dans une usine d'engrais du village de West au Texas et qui a fait au moins 14 morts et 200 blessés, dont certains sont dans un état critique.
L'explosion qui a eu lieu vers 20 heures a été précédée d'un incendie pendant près d'une demi-heure. Heureusement, cela a donné aux habitants le temps de fuir. Les pensionnaires de la maison de retraite ont pu être évacués à temps. Les pompiers arrivés sur les lieux ont été les plus touchés et déplorent 10 morts sur les 14 recensés à ce jour. Cette hécatombe s'est produite à cause de la négligence criminelle des capitalistes propriétaires de l'usine. Tout de suite après l’attentat de Boston,  les grands responsables de l’État américain sont montés au créneau pour déclarer que tout serait fait pour capturer les responsables de l’attentat. Et des moyens ont été mis en œuvre rapidement, puisque les deux responsables de l’attentat ont été vite identifiés et poursuivis. L’un d’entre eux a été tué et l’autre, gravement blessé, a été arrêté. Par contre on ne peut pas en dire autant pour  la recherche de l’origine de l’explosion de l’usine d’engrais.
En fait, pour les hommes politiques qui dirigent les USA, l’explosion d’une usine par négligence, les dégâts et les morts qu’elle peut occasionner font partie des «risques» du système. Et il n’y a pas de quoi en faire tout un drame.
 

Vive la lutte des camarades de PSA-Aulnay !

Extraits du journal de grève des camarades de PSAAulnay                                                                      PSA Aulnay : 16 janvier – 16 avril : 3 mois de grève !
Ce mercredi 17 avril nous finissons notre troisième mois de grève. Notre détermination et notre mobilisation sont toujours aussi fortes, malgré les manœuvres, les tentatives d’intimidation de PSA et la répression qui continue.

PSA poursuit ses tentatives d’intimidation                                                                                                 La direction de PSA a envoyé deux nouvelles lettres de licenciement à deux militants CGT de la grève. Et comme provocation, elle ne pouvait pas faire mieux : pour Abdel le reproche invoqué est «agression sonore en ayant joué du tambour» alors que la direction nous impose habituellement de travailler dans des ateliers où le volume sonore dépasse largement les 120 décibels. Pour Rachid, c’est un jet d’œuf et un jet de boulon qui lui sont reprochés, un jour où il n’était pas dans l’usine. Qu’importe à cette direction de mentir ou de licencier sans motif, le but recherché est de faire baisser la tête à tous les grévistes.
Eh bien c’est raté ! La grève tient bon et plus la direction cogne, plus la détermination se renforce.
Pour l’ensemble des grévistes, la priorité qui s’impose est la réintégration de nos quatre camarades, la levée de toutes les menaces disciplinaires et de toutes les poursuites judiciaires et une garantie écrite pour tous les salariés d’obtenir un CDI si l’usine devait fermer.  
Pas une voiture ne sortira de l’usine tant que la situation de tous ces camarades ne sera pas réglée !

La production toujours paralysée                                                                                                                     De son côté, PSA lui-même est obligé de reconnaître qu’il a besoin de C3 et qu’il a besoin que la production d’Aulnay redémarre. Depuis la semaine dernière, l’équipe du soir est au chômage, ce qui a l’avantage pour PSA de se faire payer une partie des salaires par l’État, mais l’objectif principal pour la direction est de tenter de redémarrer la production dans l’équipe du matin. En concentrant sur une seule tournée les chefs, les intérimaires, la direction s’est donnée l’objectif de sortir 250 voitures chaque matin.  
Mais elle n’y arrive pas du tout. Elle est loin du compte : sortent à peine une vingtaine de voitures par jour, et encore une minorité est commercialisable !
À plus de 200 grévistes, nous arrivons à paralyser la production car nous avons le soutien d’une très grande majorité de non grévistes qui sont pour la plupart des anciens grévistes et qui font tout pour résister aux pressions de la direction. Ce soutien de nos camarades est notre principale force dans l’usine.
En même temps nous continuons à multiplier nos actions en dehors de l’usine. Collectes aux portes des entreprises, visite au péage de Senlis et concert de soutien nous permettent d’assurer la «paye des grévistes» du mois d’avril et nous pensons déjà à préparer celle de mai !
Les soutiens financiers ne faiblissent pas et à ce jour nous avons en caisse plus de 110 000 €. Nous sommes confiants dans la possibilité de faire une troisième paye de grève pour le mois d’avril.

Les grévistes se mobilisent sur tous les terrains                                                                                              Au niveau judiciaire nous nous sommes rassemblés devant le palais de Justice de Paris le 11 avril, pendant l’audience du tribunal où les avocats de la CGT et de SUD attaquaient le PSE de PSA. Il est clair pour tous que le prétendu Plan de Sauvegarde de l’Emploi, que PSA veut faire approuver par le CCE le 29 avril, n’est même pas au niveau de ce que la législation impose. Mais avec la Justice, on n’est sûr que d’une chose, c’est que c’est toujours très long.
Jeudi 4 avril, au Salon de l’emploi public, nous sommes allés interpeler la ministre Lebranchu sur l’inaction du gouvernement à faire en sorte de débloquer la situation.
Mardi 9, nous avons participé à la manifestation contre l’ANI. Cortège dynamique et collecte de soutien à la grève où nous avons pu encore constater que notre grève était toujours très populaire parmi les manifestants, auprès de qui nous avons récolté plus de 8200 euros de soutien.
Mercredi 9, deux actions dans la même journée. Le matin, on s’est invité au siège national de Pôle Emploi pour ne pas s’y retrouver l’an prochain ! Puis le soir, participation au colloque Santé et Travail où même si Sapin s’est décommandé au dernier moment, nous avons pu interpeler son bras droit, le Directeur Général du Travail, Combrexelle, un des plus grand licencieur de militants syndicaux, qui n’a pas voulu prolonger le débat avec nous.
Samedi 13, nous nous sommes invités au Conseil National du PS. Nous avons pu leur dire entre autres que si les délégués socialistes s’étaient sentis trahis par Cahuzac, bon nombre d’ouvriers de PSA-Aulnay se sentaient trahis depuis un an par le gouvernement qui n’a fait que s’aplatir devant les patrons, et notamment la famille Peugeot. Nous avons aussi tenu à dénoncer la politique du gouvernement qui finira par ouvrir un boulevard au Front National, ce qui serait une véritable catastrophe pour le monde du travail.
Alors si le gouvernement a fait le choix de se saborder, les travailleurs que nous sommes, nous n’avons pas à payer les pots cassés de ce choix politique suicidaire. Cette action a refait parler de la grève qui depuis plusieurs semaines était largement boycottée par les médias.

Martinique : COMBAT OUVRIER
t’invite au déjeuner de soutien
Le Dimanche 5 mai 2013, de 12 h à 19 heures
Habitation « Malgré Tout » (Petit Galion)

Programme
12h-14h Pot d’accueil et repas en musique. Chaque participant aura droit au pot d’accueil, à un repas chaud et à une boisson. Les consommations supplémentaires de boisson seront payantes.
(Buffet froid, Plat Chaud, Dessert)
14h15  Allocution
Après-midi culturelle
14h30 Conférence : Histoire des coulées de boue de la rivière du Prêcheur. Animée par Cyril Aubaud, spécialiste des sources d’eau chaude de la Montagne Pelée.
15h30 La parole libérée avec du SLAM
16h-19h Animation musicale avec  DJ
Vous pourrez également :
- Acheter, consulter, lire, brochures et documents présentés sur la table de lecture.
- Consulter nos panneaux– exposition sur nos positions politiques.
- Vous entretenir avec nos camarades sur la politique, la vie, l’actualité de Combat Ouvrier.
 
Participation : 25 euros.
Demandez dès maintenant votre carte d’entrée aux militants.
Elle sera exigée à l’entrée.
Alors le Dimanche 5 mai, soyez nombreux !
Emmenez vos parents, amis, camarades de travail !



Guadeloupe : L’ÉCHO DE L’AÉROPORT

APRÈS TIKITO, AU PIF ÇA NE SENT PAS TRÈS BON
Tikito a perdu le marché du PIF, Poste Inspection Filtrage, le service de contrôle des voyageurs.
Qui voit-on revenir ? Un ancien de la sous-traitance qui a laissé à Pôle Caraïbes, en particulier à ceux de la Brink’s, le souvenir d’un patron «délinquant» ne respectant pas les droits des travailleurs, ne payant pas ce qu’il leur doit : le patron d’Antilles Protection / Antilles Sûreté Martinique.
Les responsables de l’aéroport ne sont jamais dégoûtés de leurs amis profiteurs. Les salariés ont intérêt à être sur leurs gardes.

Guadeloupe : LIBÉREZ MUMIA ABU JAMAL !

COMMUNIQUÉ  DE  PRESSE
 
 
 
COLLECTIF GUADELOUPÉEN                                          
DE SOUTIEN À MUMIA ABU JAMAL
32 RUE DES COQUELICOTS PETIT PÉROU
97 139  ABYMES
Téléphone: 0590829294
 
                                  
 
Le mercredi 24 avril, plusieurs organisations à l’échelle internationale se mobiliseront à l’occasion de l’anniversaire de Mumia Abu Jamal qui aura 59 ans.
Une manifestation a lieu le même jour devant le Ministère de la justice de Philadelphie pour exiger sa libération.
Mumia Abu Jamal a déjà purgé une peine de 31 ans dans le couloir de la mort.
En décembre 2011 sa condamnation à mort a été annulée par la Cour Suprême qui a reconnu des irrégularités de procédure et des décisions de justice anticonstitutionnelles.
Mais la Cour a refusé un nouveau procès et a condamné Mumia à la prison à vie.
C’est grâce à la mobilisation internationale que ce journaliste noir américain qui a toujours clamé son innocence  a échappé à la peine capitale.
Aujourd’hui il est heureux de pouvoir recevoir sa famille et tous les représentants de différents comités de soutien qui viennent  lui rendre visite à la prison de SCI-Mahanoy à Frackville  en Pennsylvanie.
Ses avocats ont entamé de nouvelles procédures pour obtenir sa liberté.
Le Collectif Guadeloupéen continue de soutenir Mumia jusqu’à sa libération.
Il appelle tous ceux qui le soutiennent à signer la pétition sur le site : www mumiabujamal.com.
 
                                 Pour le Collectif, Lita Dahomay
Mardi 23 avril 2013
 

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