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Archives de CO/CO de l'année 2013/CO n° 1089 du 13 avril 2013/Quatrième page

Quatrième page

Transat Bretagne-Martinique : des effets bénéfiques pour qui ?

Nous publions ci-dessous des extraits du dernier éditorial de nos camarades de Lutte Ouvrière
La mise en faillite de la seconde banque chypriote montre la gravité de la crise financière qui va de rebondissement en rebondissement. Que Chypre, le plus petit pays de la zone euro, fasse planer la menace d’une explosion de l’euro et la peur d’un krach bancaire généralisé montre que nous sommes assis sur un volcan financier...
...Les dirigeants européens ont essayé d’éteindre l’incendie chypriote en proposant de taxer les dépôts bancaires y compris ceux des petites gens. Mal leur en a pris : l’annonce de cette taxation a failli plonger tout le système dans le chaos !
...Elle a été un coup de tonnerre et pas seulement pour les Chypriotes qui se sont soulevés contre ce racket, mais pour le monde financier qui a craint qu’elle ne déclenche une défiance généralisée vis-à-vis des banques. Peu après avoir annoncé cette mesure, ils l’ont donc abandonnée...
...Les dirigeants européens prétendent que leur nouveau plan s’attaque au paradis fiscal qu’est Chypre et protège les petits épargnants. Ils veulent maintenant se donner des allures vertueuses. Quel cynisme ! Les petits épargnants ne seront pas taxés sur leur compte, mais ils le seront autrement. Ils le seront du simple fait que, sur une île de 700 000 habitants, les milliers de licenciements prévus dans le secteur bancaire seront une catastrophe, ils le seront car comme en Grèce ou en Espagne l’austérité appellera l’austérité.
L’économie capitaliste est le règne de la concurrence anarchique, une guerre pour les marchés et les profits qui ne peut déboucher que sur des crises. Les «plans de sauvetage» sont autant de fuites en avant, où les dirigeants des États font ce que les financiers leur demandent de faire : ils refinancent les banques, c’est-à-dire réalimentent la spéculation à coups de milliards en imposant en contrepartie des plans d’austérité drastiques qui conduisent à des ponctions injustes et criminelles sur les plus démunis.

L’ECHO DES HOPITAUX(MQUE)

DEBRAYAGE PHARMACIE
La direction du CHUM ayant choisi de faire le mort suite aux demandes transmises depuis le 19 mars 2013 par les agents de la pharmacie, ces derniers ont changé de méthode et ont débrayé le lundi 25 mars 2013 pour se faire entendre. Il s’agit de la titularisation des contractuels et  de 4 ASH, de l’intégration de préparateurs en pharmacie et de réparation et de mise à disposition de matériel.
Si la direction du CHUM a pu penser que la réorganisation qu’elle veut mener au pas de charge aurait découragé les personnels, la réponse semble claire. Les agents n’entendent nullement faire les frais de décisions qui ne feraient qu’empirer leurs conditions de travail déjà fortement dégradées !
 
 
DEBRAYAGE AU 5C
Une délégation de collègues de ce service a rendu visite à la direction du CHUM pour faire le point sur les contrats de 3 AS et également savoir quelles décisions avaient été arrêtées pour permettre un fonctionnement normal du service.
La démarche a été fructueuse puisque les interlocuteurs des membres de la délégation ont donné des instructions pour satisfaire tout de suite certaines demandes.
La méthode a fait ses preuves. Alors, ne nous en privons pas !
 

Martinique : COMBAT OUVRIER
t’invite au déjeuner de soutien
Le Dimanche 5 mai 2013, de 12 h à 19 heures
Habitation « Malgré Tout » (Petit Galion)

Programme
12h-14h Pot d’accueil et repas en musique. Chaque participant aura droit au pot d’accueil, à un repas chaud et à une boisson. Les consommations supplémentaires de boisson seront payantes.
(Buffet froid, Plat Chaud, Dessert)
14h15  Allocution
Après-midi culturelle
14h30 Conférence : Histoire des coulées de boue de la rivière du Prêcheur. Animée par Cyril Aubaud, spécialiste des sources d’eau chaude de la Montagne Pelée.
15h30 La parole libérée avec du SLAM
16h-19h Animation musicale avec  DJ
Vous pourrez également :
- Acheter, consulter, lire, brochures et documents présentés sur la table de lecture.
- Consulter nos panneaux– exposition sur nos positions politiques.
- Vous entretenir avec nos camarades sur la politique, la vie, l’actualité de Combat Ouvrier.
 
Participation : 25 euros.
Demandez dès maintenant votre carte d’entrée aux militants.
Elle sera exigée à l’entrée.
Alors le Dimanche 5 mai, soyez nombreux !
Emmenez vos parents, amis, camarades de travail !



Pologne: Il y a 70 ans, l'insurrection du ghetto de Varsovie

L'un des aspects les plus horribles de la deuxième guerre mondiale fut l'holocauste dont furent victimes les Juifs d'Europe de la part du régime nazi. Six millions d'entre eux furent exterminés.
L'insurrection de la population juive parquée dans un ghetto par les nazis, en Pologne, fut un des épisodes de la révolte des Juifs contre la barbarie dont ils furent victimes.
Au mois d'avril 1943, la population juive du ghetto de Varsovie trouva en elle-même la ressource de se révolter contre l'armée allemande.
Le ghetto existait alors depuis  près de 4 ans. Pendant ces années, ceux qui y étaient parqués ont subi la famine, la maladie liée au manque d'hygiène et aux privations, le travail forcé et pour finir les déportations massives vers les camps de la mort.
En septembre 1939, la zone regroupait 360 000 Juifs polonais. Le ghetto proprement dit fut construit en 1940, isolé du reste de la ville par un mur de 2,50m de hauteur. Il formait un rectangle de 2km sur 600m dans lequel fut entassée dès 1940 une population dont la densité était 9 fois plus élevée qu'à l'extérieur des murs. En octobre 1940, 80 000 non Juifs qui y résidaient encore furent évacués, et 140 000 Juifs venus de l'extérieur occupèrent leurs logements.
Toutes les conditions étaient donc réunies pour susciter une révolte, ce que n'ignorait pas le régime nazi. Celui-ci s'appuya sur les divisions latentes dans la population polonaise : l'antisémitisme qui gangrenait les relations entre chrétiens et juifs fut encouragé pour écarter un soutien de la population extérieure.  À l'intérieur même du ghetto, l'oppresseur s'appuya sur les divisions sociales : un conseil juif, dirigé par les plus riches, fut constitué pour diriger la vie sociale. Ceux qui en faisaient partie eurent l'illusion d'être à l'abri jusqu'à ce qu'ils soient eux-mêmes exterminés. De même pour la police, dont les membres étaient recrutés parmi les couches aisées. La corruption régnait alors que la population du ghetto était de plus en plus affamée.
En 1942, 310 000 hommes, femmes et enfants furent déportés vers les camps de la mort. L'ordre d'extermination définitive fut donné le 5 août.
Il existait dans le ghetto des mouvements de nature politique, sioniste, communiste et socialiste (Bund).  Ils se constituèrent alors en comité de coordination pour organiser la résistance armée. Des armes étaient passées clandestinement dans le ghetto, déjouant la surveillance de l'armée allemande comme de la police intérieure. C'est la preuve qu'un mouvement de résistance clandestin existait, ainsi que des soutiens extérieurs.
En 1943, la révolte éclata, alors qu'il ne restait que 40 000 personnes dans les murs. L'armée allemande réagit par l'envoi de tanks et de blindés, détruisant les bâtiments qui pouvaient abriter des insurgés. Les combats firent rage durant trois jours, à l'issue desquels il ne resta que 500 à 700 combattants, réfugiés dans les égouts, que l'armée extermina en les asphyxiant de gaz.
Pendant plusieurs semaines encore, des combattants isolés poursuivirent la lutte jusqu'à la mort. Un survivant, alors âgé de 24 ans, put témoigner de ces combats. Il dirigeait un groupe de combattants, garçons et filles, pour la plupart âgés de 13 à 22 ans. La révolte fut donc surtout animée par de très jeunes gens, et leur courage et leur ténacité surprit même les soldats allemands.
Le déroulement des faits est caractéristique des moyens que peut utiliser un oppresseur pour étouffer le plus longtemps possible la révolte des opprimés, en s'appuyant sur la corruption, les illusions et les préjugés les plus infects. 

Guadeloupe : ÉCHO DES TÉLÉCOM

Un comportement de géreur d'habitation
Dans une boutique de Basse-Terre, le comportement du "directeur de la direction ventes distribution caraïbes" à l'égard d'une employée a fait réagir l'ensemble des syndicats de FT-Guadeloupe. Ils réclament aujourd'hui son départ. En effet ce monsieur, Eric-André Salon, aurait eu selon les syndicats "un comportement d'une telle violence qu'il a fallu procéder dans l'urgence à la mise en place d'une cellule psychologique pour les salariés".
 
Un récidiviste
Il semble que ce monsieur ne soit pas à son premier écart grave envers les employés. Jusqu'à présent, le directeur de FT-Orange Guadeloupe, M. André Tupic, n'a pris aucune mesure sérieuse contre Salon. Faudra-t-il un vrai mouvement  de colère de nous tous pour le faire changer d'avis ?
 
Un nouveau suicide à FT
Un collègue cadre à Pau s'est immolé par le feu chez lui, le 4 mars dernier. Il venait d'être mis à pied et vivait très mal cette situation. Pour en arriver à une telle extrémité, il faut croire que la mise à pied survenait alors que notre collègue devait se trouver déjà dans un état moral particulièrement désespéré. La violence de la décision a "fini" le travail de sape. Ce dernier geste de désespoir porte à 60 le nombre de  suicides à FT en 13 ans !
 

Erratum : À propos de la sécheresse en Guadeloupe

Dans le journal N°1088, daté du 30 mars, dans l’article « La Guadeloupe au régime sec » nous avons écrit : « Ne dit-on pas  que Veolia, Bouygues et autres Saur, ces trois grandes entreprises qui dominent dans le secteur de l’eau, font de l’or avec l’eau ? ». En fait la Saur appartenait à Bouygues, et la troisième grande entreprise du secteur est La Lyonnaise des eaux.Nous nous excusons auprès de nos lecteurs.

Communiqué de presse

C'est  mercredi 17 avril  2013 qu' a été rendu au tribunal correctionnel de Pointe-à-pitre le jugement dans l'affaire de nos deux camarades, Raphaël Cécé et Sony Laguerre deux militants de Combat ouvrier et animateurs du journal Rebelle.
Ils ont été condamnés à 5 mois d'emprisonnement avec sursis pour Raphaël Cécé et 8 mois avec sursis pour Sony Laguerre. De fortes sommes leur ont été aussi réclamées, dont 8000 euros comme provision pour les réparations à la partie civile.
 Raphaël a été condamné pour avoir soi disant menacé les policiers,  et Sony pour les avoir soi disant blessés, lors d'un rassemblement pacifique le 18 mai dernier. En réalité, ce qui est reproché à ces deux militants c'est tout simplement d'éditer un journal lycéen et étudiant contestataire et de le vendre aux portes et au sein des lycées et de l'université.
Ces camarades ont donc de suite interjeté appel, car ils sont convaincus de leur innocence.
Combat ouvrier
- Dénonce les atteintes graves à la liberté d'expression !
- Dénonce la répression qui frappe ses deux camarades !
-S'élève avec force contre le véritable harcèlement judiciaire et policier dont sont victimes les jeunes de Rebelle depuis plusieurs années !
- Appelle les travailleurs,  les lycéens les étudiants, l'ensemble de la jeunesse et de la population à les soutenir et à se préparer déjà à la mobilisation qui aura lieu lors du procès en appel !
 
Pour Combat Ouvrier :
Lita Dahomay
 

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