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Archives de CO/CO de l'année 2013/CO n° 1084 du 2 février 2013/Troisième page

Troisième page

Martinique CHANTIERS EN LUTTE

b.tp :  des ouvriers qui ne se laissent pas faire …
La semaine dernière, des ouvriers qui travaillaient sur un chantier à une quinzaine de mètres de hauteur ont refusé de travailler parce qu’aucune mesure de sécurité n’avait été mise en place pour qu’ils puissent travailler dans de bonnes conditions.
Pourtant, ils avaient avisé leur patron que l’échafaudage qui leur permet d’accéder à la toiture était en mauvais état et branlant.
Mais aussi, qu’aucun échafaudage sur consoles ou suspendu n’avait été installé. La situation présentait donc pour eux une menace permanente et dangereuse. Mais ce patron têtu a voulu faire la sourde oreille.
 
…Finalement
La nouvelle est arrivée aux oreilles des contrôleurs de la direction du travail qui se sont déplacés aussitôt.
Constatant les faits sur place, ils ont ordonné aux ouvriers de ne pas travailler tant que leur patron ne respecterait pas toutes les mesures de sécurité.
Rapidement, ce patron a été obligé de faire le nécessaire pour mettre le chantier aux normes de sécurité.
Ces ouvriers ont eu raison de défendre leur vie avant les profits de leur patron.

 

 

Education Martinique : le gouvernement a changé, mais pas la politique de restriction.

Le recteur de l’académie de Martinique l’a annoncé en décembre 2012 et confirmé au début de mois de janvier 2013 : 72 postes dans le primaire et le secondaire seront supprimés cette année. Selon l’administration, c’est la baisse du nombre d’élèves qui justifierait cette décision. Toujours la même rengaine.
En fait, le gouvernement Hollande-Ayrault, en place depuis mai 2012, marche dans les pas de celui de Sarkozy-Fillon, avec simplement quelques modifications à la marge. Ainsi, il y aura la création globale de postes dans l’Education nationale. Mais cela s’accompagnera de la suppression simultanée de plus de postes dans d’autres administrations de la Fonction Publique d’Etat : douanes, etc. On déshabillera donc Pierre pour habiller Paul.
Pour faire passer la pilule, qu’il sait amère, et tenter de contrer la réaction des personnels, le recteur a déclaré que la rentrée de septembre 2013 devrait être moins difficile que les deux précédentes. Mais pas certain qu’il soit entendu, car des suppressions de postes conduisent inévitablement à compliquer le recrutement ou le maintien de contractuels, et surtout l’affectation en Martinique de nouveaux lauréats au concours.
Le Recteur réunira le mardi 15 janvier un groupe de travail et le 25 janvier le Comité Technique Académique (CTA) pour faire le point et tenter d’obtenir la neutralité des syndicats. Compte tenu des premières réactions entendues après l’annonce de suppressions, la rentrée de 2013 risque d’être elle aussi mouvementée. Et c’est tant mieux.

 

 

 

Guadeloupe : Canne-Sucre-Rhum : Les travailleurs arrachent un accord assez satisfaisant….

Finalement après plusieurs séances de négociations, les travailleurs du secteur canne-sucre-rhum, dont ceux de Gardel obtiennent  en partie satisfaction à leurs revendications. Ils réclamaient :
         - Une augmentation des salaires de 75 €. Les patrons ont cédé 55€ bruts à compter du premier janvier 201, alors qu’au début des négociations ils ne proposaient  que 2% pour tous.
         - Un ticket restaurant de 8 €. Ils arrachent un euro de plus, soit le ticket à 6€.           - Augmentation de la prime de transport de 30 %. Elle a été augmentée pour les zones A et B de 13% et de 10% pour la zone C au premier janvier 2013.
Un certain nombre de points techniques sont en suspens en attendant la mise en place de la convention collective au mois de juin prochain. C’est le cas notamment de la mise en place d’une prévoyance pour la filière, le changement de classification pour les ouvriers, le changement de points pour les ETAM…  
 Un des points de discorde pendant ces NAO 2013, comme en 2012 d’ailleurs, porte sur les 200 euros nets d'augmentation de l’accord Bino, obtenus lors de la grève générale de 2009. Rappelons que cette revendication concerne des travailleurs de nombreux secteurs et que seuls, les travailleurs de Gardel n’avaient pas beaucoup de chance de l’arracher.
Cette année encore, les patrons ont fait traîner les négociations. Un climat de calomnies contre les travailleurs, les accusant de retarder le démarrage de la récolte sucrière et de mettre la filière canne-sucre-rhum en danger avait déjà commencé. Mais à l’heure où nous écrivons, l’usine Gardel tourne à peine à 50% de ses capacités à cause de différentes pannes dans ses machines. On n’entend guère les médias sur ces problèmes.
Toujours est-il que les travailleurs du secteur, avec ceux de Gardel à la pointe du combat ont tenu bon. Car ils savent que leur travail permet aux actionnaires de l’usine et à bien d’autres profiteurs de tout acabit de s’en mettre plein les poches, sans compter les subventions et aides de toutes sortes des pouvoirs publics. Leur détermination leur a ainsi permis d’arracher une part plus importante que celle que les patrons pensaient leur donner au départ. Ils ont eu raison.




Guadeloupe : J-M. Nomertin agressé par un patron violent

Le 16 janvier dernier, notre camarade J-M. Nomertin, porte-parole de Combat-Ouvrier, secrétaire général de la CGTG et du syndicat CGTG-Banane, se rendait sur la plantation de Jean-Claude Morand à Trois-Rivières (La Regrettée) pour apporter son soutien aux camarades de la plantation en grève et donc exiger le paiement de leur prime de fin d’année et une amélioration des conditions de travail.
J-M. Nomertin était dans une voiture de location. Et quand J-C. Morand s’est rendu compte qu’il s’agissait de lui, il a volontairement avec sa voiture munie d’un pare-choc modèle «pare-buffle», foncé à l’arrière de la voiture dans laquelle se trouvait le camarade. A plusieurs reprises il a fait marche arrière pour recommencer son manège.
 Sans doute a-t-il voulu pousser J-M. Nomertin à la riposte violente. Mais ce dernier a gardé son sang froid préférant avec raison mobiliser les militants de la CGTG pour venir manifester trois jours après.
J-C. Morand croit peut être s'en tirer à bon compte après avoir reconnu son agression en présence des gendarmes. Il croit peut-être aussi que les travailleurs n'ont pas de mémoire. Mais ces derniers sauront lui faire entendre raison par la lutte collective et déterminée et lui faire ravaler sa rage.


PAWOL A TRAVAYÈ BANNANN
(Plantations en Lutte)

UN  PATRON….QUI  A  L’HABITUDE  DE  S’EN  PRENDRE  AUX  TRAVAILLEURS  QUI  RÉCLAMENT  LEUR  DÛ
En effet, à plusieurs reprises, J-C Morand, aidé de son fils, s’en est pris physiquement à des camarades travailleurs de la plantation en grève pour exiger leurs droits, notamment la prime de fin d’année.
Mais en dépit de l’agression de Nomertin, la grève des camarades se poursuit. Un mouvement de soutien à leur grève est envisagé.    
 
LA GRÈVE  CHEZ  MORAND  INQUIÈTE-T-ELLE  LES  PATRONS ?
C’est à croire. Car F. Lignières, le président «Des Planteurs de Guadeloupe» qui depuis quelques années refuse de payer la prime de fin d’année de 609,80€ nets a effectué un premier recul. Les camarades ont juste débrayé le 21 janvier et il a versé 300€. Et pourtant il avait dit à certains camarades qu’il ne leur verserait jamais la prime. F. Lignières s’est engagé à payer les 309,80€ qui manquent.
Les camarades attendent  leur dû.
 
PLANTATIONS  DORMOY : LES CAMARADES REMPORTENT  LA  PREMIÈRE  MANCHE Suite à la grève des 8 et 9 janvier, la direction a accepté d’ajouter deux camarades de plus dans le hangar comme réclamé. Concernant les heures supplémentaires effectuées,  elle a promis de les payer.
Les camarades sont sur leur garde.
 

Martinique : SA HLM OZANAM : une lutte déterminée et payante

Le personnel de la société SA HLM Ozanam, après quatre jours de grève, du lundi 21 au jeudi 24 janvier, a signé un accord avec la direction le jeudi 24 et repris le travail le  vendredi 25. Cette mobilisation était motivée par le refus de la direction d’accorder une prime de 1500 euros à tous les salariés et une augmentation des salaires de 5%.
Les travailleurs avaient en face d’eux un directeur arrogant, méprisant, qui les avait sèchement renvoyés à leurs occupations en leur opposant un refus ferme et catégorique d’accorder le moindre centime. Peut-être pensait-il que compte tenu du contexte, les salariés allaient juste grogner et n’iraient pas jusqu’au bout. Mais ce fut le contraire.
Au départ, il s’agissait d’un simple débrayage le lundi pour appuyer les délégués qui négociaient avec la direction dans le cadre des NAO ( négociations annuelles obligatoires). Mais informés au fur et à mesure de la position de la direction, le personnel, soutenu par les syndicats FO et CDMT, a décidé que tant qu’il n’aurait pas obtenu satisfaction, la structure ne fonctionnerait pas. A tel point qu’à un moment, au lieu d’avoir en face d’elle les délégués syndicaux, c’est l’ensemble du personnel qui se présenta à une réunion de négociation pour bien montrer sa détermination.
Cette détermination fut payante : la prime de 1500 euros fut accordée à tous ainsi qu’une augmentation de salaire de 3%.
Le personnel s’est retrouvé le jeudi soir à la Maison des Syndicats pour faire le bilan de cette lutte victorieuse.
 
 

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