Site

Archives de CO/CO de l'année 2013/CO n° 1083 du 19 janvier 2013/Troisième page

Troisième page

ECHO DE POLE EMPLOI

NOUVELLE AGRESSION A POINTE A PITRE
Un jeune de Pointe-à-Pitre a proféré des menaces de mort à l’encontre des collègues de l’agence. Encore une fois, les collègues, choqués ont arrêté de travailler. Une fois de plus, la direction s’est rendue sur place, et une fois de plus, plainte à été portée contre l’agresseur.
Mais de meilleures conditions pour recevoir le public et proposer des solutions au chômage, ça, on les attend toujours !
 
QUAND CERTAINS JETTENT DE L’HUILE SUR LE FEU…
A l’origine de l’agression de ce jeune, il y aurait une information erronée transmise par la CAF à ce demandeur, sur sa situation à Pôle emploi.
En quelque sorte, une administration qui jette le doute sur le travail d’une autre administration. Y’avait sans doute pas moyen pour les deux administrations de communiquer avant de s’envoyer des piques par l’intermédiaire d’un usager ?
 
VŒUX HYPOCRITES, ON N’EN VEUT PAS
Ce serait à mourir de rire, si ce n’était dramatique ou pire, de la bêtise pure. Swieton a le toupet de prétendre que l’année 2012 a vu une progression de Pôle emploi Guadeloupe dans ses interventions. Avec une augmentation de plus de 5% du nombre de chômeurs, faut le faire…
C’est vrai, on dit bien qu’il n’y a pire sourd que celui qui ne veut entendre !
 

 

L’ÉCHO DE JARRY

EDF centrale de Jarry : le grand bazar
À plusieurs reprises, des changements de pièce sur les moteurs ont été annulés. Motif ? Pas de pièce de rechange ! Le pire, c’est qu’on découvre ce problème une fois que l’ancienne pièce a déjà été enlevée. Pour les chefs c’est pas grave, il suffit de la remonter. Comme on dit, « faire et défaire, c’est toujours travailler ».
 
EDF centrale de Jarry : bug informatique ?
Normalement, il doit toujours y avoir des pièces de rechange disponibles. Elles sont même répertoriées sur informatique, et les responsables doivent consulter l’inventaire avant de transmettre aux techniciens les fiches d’intervention. Le logiciel ferait-il des blagues en inventant des pièces qui n’existent pas ?
 
 
Chantier de la nouvelle centrale EDF : étrangers exploités !
Les entreprises MAN, Eiffage et Clemessy qui contrôlent le chantier font des profits énormes en exploitant la
crise. Les Espagnols et les Portugais ne perçoivent pas plus de 800 euros par mois, alors qu’ils travaillent même le week-end. Ce sont des travailleurs qui ont du mal à réclamer leurs droits, car on les menace de les renvoyer dans leur pays.


 
 
ARÉMA (CMA-CGM manutention portuaire) : procès aux Prud’hommes : décision le 22 mars
L’affaire des quatre travailleurs qui ont assigné le directeur Podan au tribunal est passée le 13 décembre. Dans la salle, ils ont reçu le soutien d’autres salariés de l’entreprise, et aussi de militants de leur syndicat, la CGTG. Le tribunal doit donner sa décision le 22 mars, affaire à suivre…
 
ARÉMA (CMA-CGM manutention portuaire) : l’arrogance de Podan est sans limites ?
Les avocats qui représentaient Podan ont eu un sacré toupet. En plein tribunal, ils ont voulu remettre aux quatre salariés leur chèque de « solde de tout compte ». Est-ce qu’ils voulaient les démoraliser en leur faisant comprendre qu’ils étaient virés pour de bon ? En tout cas c’est raté, les chèques leur sont restés dans les mains !
 

 

 

Guadeloupe : Les patrons continuent à détruire des emplois

C’est ainsi que le restaurant Hippopotamus qui compte 21 employés a fermé ses portes et cela de manière assez rocambolesque. En effet, alors que des employés allaient entrer au travail, Martin Despointes, propriétaire du local, a fait intervenir un huissier et un policier le 24 décembre 2012, pour les empêcher d’entrer. Tout le matériel a été saisi. Et depuis les travailleurs sont à la rue.
 Les salaires d’octobre ont été perçus entre le 13 et 23 novembre et ceux de novembre vers le 26/27 décembre et toujours rien pour  décembre. Le gérant du restaurant dit avoir des difficultés pour payer les salaires et le loyer. Le tribunal de commerce doit statuer le 17 janvier pour décider de la liquidation judiciaire du restaurant pour éventuellement trouver un repreneur ; le sort des employés en dépend : réintégrations ou licenciements. De leur côté, ces employés, syndiqués à la CGTG, restent vigilants car pour eux il n’est pas question d’accepter des licenciements si reprise il y a.
Quant à SoPrest’Iles qui s’occupe de la restauration d’un certain nombred’écoles et de collèges, du centre Manioukani et de la clinique Choisy au Gosier, elle a été liquidée le 13 décembre dernier et près de 60 salariés ont été licenciés. Pour l’instant l’AGS (organisme chargé de payer les salaires en cas de liquidation) n’a payé que les salaires pour la période du 13 au 31/12/12. Certains employés n’ont pas été payés depuis juillet, d’autres depuis août et la grande majorité depuis septembre. Ils ont saisi le tribunal pour obtenir le paiement de leurs salaires.
 Dans cette affaire, SoPrest’Iles qui a des liens très étroits avec le  groupe Sodexho, leader en matière de  restauration scolaire a largement les moyens de payer les salaires  des travailleurs.
Ces deux exemples illustrent la guerre que les patrons ont décidé de mener  contre les travailleurs pour leur faire payer les effets de la crise. Les travailleurs quant à eux  doivent se battre pour défendre leurs emplois. C’est la seule voie à suivre.  




Martinique : Épandage aérien. Vers une nouvelle dérogation ?

Sur demande de «Banamart», le groupement animé par les planteurs de bananes békés, la préfecture a ouvert le 10 janvier une nouvelle procédure d'information préalable du public sur une troisième dérogation à l'interdiction des épandages aériens de pesticides. Ces pesticides sont  dangereux pour la santé.
Une dérogation sans cesse reconduite équivaut à une autorisation complaisante contre la santé de la population.
Et les conditions de la consultation, qui ont fait l'objet d'un reportage télévisé, pourraient faire rire : un local exigu en préfecture, meublé à grand peine d'une chaise et une petite table. Y est présenté le fameux dossier et, pour «l'expression du public», un cahier ouvert pour toutes observations. Mais quel cahier ! Type cahier d'écolier, les pages non-numérotées, rien d'officiel.
 C’est une farce  plutôt méprisante pour la population. Elle est de plus, provocatrice pour tous ceux qui depuis des mois clament haut et fort leur opposition à l’épandage aérien de pesticides, en raison des risques sanitaires avérés.


PAWOL A TRAVAYÈ BANNANN
(Plantations en Lutte)

ÉLECTIONS DE  LA  CHAMBRE  D’AGRICULTURE : UN  VÉRITABLE  SCANDALE ? 
Les élections à la Chambre d’agriculture se dérouleront  du 21 au 31 janvier. Mais il apparaît clairement que les patrons du secteur, aidés par les services préfectoraux, ont tout fait pour que ce soit eux qui obtiennent la majorité.
En effet la liste des électeurs du secteur banane date de 1996. De plus, les travailleurs des grandes plantations comme Bois Debout (plus de 150 salariés), Shangy (plus de 25 salariés) et d’autres encore où il y a des élus CGTG-Banane ne sont pas inscrits. On chercherait à éliminer le syndicat CGTG-banane que l’on ne s’y prendrait pas autrement.
 
LES  TRAVAILLEURS  DE  LA  BANANE  SAURONT   DÉJOUER  LE  PLAN  PATRONAL
De plus, le vote se faisant par correspondance, les patrons avaient lors des élections d’il y a six ans récupéré  les enveloppes de certains travailleurs peu conscients de leurs intérêts.
Tout cela doit donc inciter tous les travailleurs de la banane à voter pour la CGTG-Banane, le seul syndicat qui les aide vraiment dans leur lutte contre l’exploitation patronale et contre les exactions de profiteurs comme les Demba, Lignières et autres.
 

Martinique : Les grévistes de Mangot Vulcin obligent la direction à réviser sa copie

Après quatre jours de grève et à l’issue d’une assemblée générale, les agents de la Cité hospitalière de Mangot Vulcin au Lamentin ont repris le travail le 10 janvier.
Le mouvement avait démarré le lundi 7 au matin au service d’Urologie. Les agents ont arrêté le travail. Ils réclamaient un renforcement des effectifs en raison de leur surcharge de travail depuis le regroupement de l’activité avec la fusion des trois hôpitaux. Ils dénonçaient les mauvaises conditions de la prise en charge des patients. Les infections nosocomiales augmentent. Elles viennent de l'insuffisance des mesures d’hygiène. Les agents dénonçaient aussi l’aggravation de leurs conditions de travail qui les conduisait pratiquement à l’épuisement.
Comme à l’accoutumée, la direction et son staff ont commencé par affirmer, qu’en raison du PRE (plan de retour à l’équilibre), il était plutôt question de supprimer des postes que d’en créer, lors du regroupement des services…
Mal lui en a pris. Le lendemain, des agents de plusieurs autres services se sont joints aux grévistes de l’Urologie et ont renforcé les piquets de grève installés aux entrées de l’hôpital. La grève a été déclarée générale et illimitée.
C’est alors que la direction a accepté d’engager les négociations avec l’ensemble des syndicats regroupés en intersyndicale.
Là encore, il a fallu que les personnels se montrent déterminés et que leurs représentants syndicaux restent vigilants et bataillent pied à pied. C'est ainsi qu'ils ont pu obliger la direction à apporter des réponses à leurs revendications.
En Urologie, mais aussi aux Urgences ou en Médecine polyvalente, les grévistes ont obtenu une augmentation des effectifs en infirmières, ASH, AS, selon les cas. Dans d’autres services comme au service de la paie, ou encore à la cuisine, ils ont obtenu que les dates de réunions soient fixées. Ces réunions devraient permettre  de trouver des solutions au dysfonctionnement et aux tensions venant du regroupement des services. Les grévistes ont aussi obtenu que l’évolution des plannings dans les services soit faite en concertation avec les agents. Le protocole d’accord signé par les syndicats et la direction prévoit également que «les soldes de congé des agents, liés aux problèmes d’organisation et de couverture des services ne seront pas perdus».
Malgré tout, il reste des problèmes à Mangot Vulcin. Les réunions programmées dès le lundi 14 janvier au service des entrées ou le 15 en Néphrologie et Hémodialyse, le montrent.
Mais, la direction qui, avec des méthodes d’adjudant, se montrait zélée pour faire marcher les agents hospitaliers au pas cadencé, voulu par l’ARS pour faire des économies sur le dos des personnels, a été obligée de revoir sa copie.
Un bon début d’année pour les hospitaliers du Lamentin et du CHUM qui se sont montrés déterminés et solidaires. 

Bookmark and Share