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Archives de CO/CO de l'année 2013/CO n° 1083 du 19 janvier 2013/Première page

Première page

Editorial: DES MESURES TOUJOURS PLUS DURES CONTRE LES TRAVAILLEURS !

Après PSA qui veut supprimer 11000 postes, c'est maintenant autour de Renault d'annoncer la suppression de 7500 emplois.  Y aura-t-il des suppressions  chez les concessionnaires en Martinique et en Guadeloupe ? On ne le sait pas mais les travailleurs ont toutes les raisons de s'en inquiéter car il y aura certainement des répercussions sous une forme ou sous une autre.
Cette dernière annonce de Renault vient confirmer s'il en était besoin la politique du patronat et de la grande bourgeoisie : faire payer leur crise aux travailleurs  ou utiliser la crise pour mieux justifier les suppressions d'emploi. Car s'il y a bien une chute des ventes en France, le groupe Renault continue de faire des bénéfices : 3,4 milliards en 2010, plus de 2 milliards en 2011, 786 millions de bénéfice net pour les six premiers mois de 2012. Il en est de même pour  bon nombre d'entreprises qui ferment, licencient ou suppriment des postes alors même qu'elles réalisent des bénéfices.
  Le patronat mène une vraie guerre de classe contre les travailleurs. C'est ainsi que l'accord  dit de "sécurisation de l'emploi" signé le 11 janvier entre le patronat et les syndicats CFDT, CFTC et CGC est une vraie régression pour les travailleurs. Ce que veulent les patrons avant tout c'est rendre plus flexible la main d'œuvre et licencier plus facilement. Les patrons auront, grâce à cet accord, la possibilité légale d'imposer partout aux travailleurs les mesures de mobilité, de baisses de salaire, d'allongement du temps de travail. Et les travailleurs qui refuseront ces mesures seront licenciés purement et simplement, sans que l'entreprise ait besoin d'organiser un plan social pour cela. Une autre partie de l'accord simplifie pour les entreprises les conditions de mise en œuvre des plans sociaux, c'est à dire facilite les licenciements. L’accord prévoit encore l'extension de l'usage des contrats dits intermittents ou saisonniers. Les patrons n'auront plus besoin de se prévaloir d'un accord de branche pour pouvoir embaucher avec ce type de contrat particulièrement précaire.
Voilà" le dialogue social "dont Hollande et la gauche PS se félicitent. Montebourg, le ministre du "redressement productif" a même applaudi au plan de suppressions d'emplois de Renault parce que ce plan n'envisagerait soi-disant que "des départs volontaires". Comme encouragement au grand patronat pour poursuivre sa politique de suppression d'emplois il n'y a pas mieux !
La politique de ce gouvernement, que Lurel, ministre antillais de l'Outre-mer, défend bec et ongles, fait autant que la droite et peut être encore "mieux" la politique qu'exige la bourgeoisie. Il va même jusqu'à défendre ses intérêts en envoyant des milliers de soldats au Mali, car c'est bien de cela qu'il s'agit. Les entreprises capitalistes en Afrique, celle des ex-colonies françaises en particulier, continuent d'y réaliser de fabuleux profits.
En Martinique et en Guadeloupe, les travailleurs  sont confrontés à la même politique gouvernementale de protection des intérêts patronaux. Et les patrons, certains de l'impunité, s'enhardissent; jusqu'à agresser des syndicalistes lors de grèves. Ce fut tout dernièrement le cas à la Regrettée-Trois Rivières, alors que sur plusieurs plantations  de banane les travailleurs sont en grève : un gérant n'a pas hésité à foncer à trois reprises sur le véhicule de  notre camarade Jean-Marie Nomertin, secrétaire général de la CGTG et porte-parole de Combat Ouvrier.
Ici comme en France, la seule issue pour renverser la tendance et arrêter l'offensive patronale, c'est se préparer à de nouvelles luttes d'ensemble.  Ces luttes  resurgiront à coup sûr. Quand ? Nous ne pouvons le prévoir. Mais toujours est-il que les travailleurs qui aujourd'hui ont conscience de leur nécessité ont intérêt à s'y préparer et à préparer leurs camarades à de telles luttes, à une véritable contre-offensive du monde du travail.
 

COMMUNIQUÉ DE NATHALIE ARTHAUD

Nous publions ci après le communiqué de nos camarades de Lutte Ouvrière sur la récente intervention française au Mali et signé de Nathalie Arthaud, dont nous partageons tout à fait les termes.
 
À bas l’intervention militaire française au Mali !
L’armée française est intervenue pour sauver le pouvoir récemment mis en place au Mali, avec pour raison invoquée, stopper l’avancée de la rébellion dans le nord du pays. Les intérêts des populations du nord comme du sud du Mali n’ont rien à voir avec les motivations invoquées par l’État français.
Le gouvernement français parle de s’opposer à l’instauration d’un «État terroriste», mais ce n’est qu’un prétexte. Il se fiche bien de ce que peuvent vivre les populations maliennes, tant au nord qu’au sud du pays, et des exactions dont elles sont victimes de part et d’autre. Il est avant tout préoccupé de préserver l’ordre dans sa zone d’influence africaine. Car, non loin de la zone de conflit du Mali, se trouve le Niger, grand fournisseur d’uranium pour le trust français Areva.
 Il s’agit une fois de plus d’aller défendre les intérêts impérialistes français et de maintenir un ordre économique qui permet aux grands groupes français de piller ces pays.
 Je dénonce cette intervention militaire, tout comme la présence des troupes françaises partout en Afrique : au Sénégal, en Côte-d’Ivoire, au Burkina Faso, au Tchad et à Djibouti.
Nathalie Arthaud

 

NATHALIE ARTHAUD EN MARTINIQUE ET EN GUADELOUPE

Notre camarade Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière, candidate aux dernières élections présidentielles, est aux Antilles depuis le 17 janvier et y séjournera jusqu'au 25. 
Rappelons que celle qui a succédé à notre camarade Arlette Laguiller qui était notre candidate depuis 1974, était aussi notre candidate aux dernières élections présidentielles en Martinique et en Guadeloupe. Elle était représentée à cette occasion par nos porte-parole, Ghislaine Joachim-Arnaud en Martinique et Jean Marie Nomertin en Guadeloupe.
Conférence de presse  de Nathalie ARTHAUD
Le mardi  22 janvier à  10H dans la salle RÉMY NAINSOUTA  à  Pointe-à-Pitre et Ce même mardi 22 janvier à 15h30 à Fort de France à  L’IMPERATRICE
RÉUNION PUBLIQUE DE NATHALIE ARTHAUD AVEC COMBAT OUVRIER ET
JEAN MARIE NOMERTIN, JEUDI 24 JANVIER A 19H - en guadeloupe  aUX abymes (Boisripeaux) - salle Joseph-Théodore Faustin

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