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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1080 du 24 nov. 2012/Troisième page

Troisième page

Guadeloupe extraits de PAWOL A TRAVAYÈ BANNANN
(Plantations en Lutte)

LES  PATRONS  DE  LA  BANANE : DES EXPLOITEURS ?  
Qui ne pensent qu’à leur porte monnaie et se moquent de la santé des travailleurs et des effets des produits toxiques sur la santé de tous ?        Pas du tout rétorque un cadre du Groupement «Les planteurs de Guadeloupe» dont le salaire n’a rien à voir avec le SMIC horaire que nous touchons dans la banane. C’est à se demander alors pourquoi ?
…CHEZ  LIGNIERES…
Président des «Planteurs de Guadeloupe» les camarades ont déjà fait grève plusieurs fois pour obtenir le paiement des jours fériés payés et ne l’ont toujours pas obtenu ?
CHEZ  T. DEMBA…  
Des élections de représentants du personnel ont été organisées, sans informer les différents syndicats de salariés. Et les candidats ont été choisis par Demba en personne, cela en toute illégalité ?  Et que pour un oui ou pour un non, des travailleurs sont licenciés ?
CHEZ  MORAND…
Cet individu, aidé de son fils a, à plusieurs reprises, frappé des travailleurs. Mais il est tombé sur un os. Son comportement était tellement inadmissible que les camarades ne se sont pas laissé faire et ce sont les gendarmes qui sont intervenus pour mettre fin à ses exactions.
…PAS  DE  PLACES  POUR  LES  TRAVAILLEURS  HANDICAPÉS
Bien que la loi exige la présence de postes pour ces salariés, les patrons de la banane préfèrent payer les amendes plutôt que d’embaucher des travailleurs handicapés. La preuve que ces patrons ne sont intéressés que par leur coffre-fort et par la force des bras et des jambes des travailleurs. Il semblerait même qu’un de ces patrons fasse travailler des camarades atteints de pathologie comme le diabète par exemple et donc un peu diminués comme travailleurs handicapés mais sans diminuer leurs tâches. ?
 LE GEIG : EN  TOUTE  ILLEGALITÉ ? 
Quelques personnes du Groupement d’Employeurs pour l’insertion et la Qualification (GEIQ) ont manifesté dernièrement devant Pôle Emploi à Jarry. Le prétexte : les 222 000 euros nécessaires au paiement des contrats aidés et que se doit de verser le Pôle emploi, sont bloqués.
Le GEIG se dit en règle. Sauf que la mise à disposition de salariés à des entreprises privées, surtout des planteurs de bananes, dans le cadre de l’insertion, ce n’est pas légal.
En réalité, en fait d’insertion de demandeurs d’emploi, ces rapaces utilisent des chômeurs à la place des ouvriers agricoles en contrepartie d’aides de l’état.

 
   
 

Guadeloupe : Les douaniers poursuivent leur mobilisation contre des suppressions de postes

Les 12 et 13 novembre dernier les douaniers à l’appel des syndicats : CGTG, CTU et Unsa-Solidaires ont repris leur mobilisation pour exiger le maintien en Guadeloupe des services de comptabilité que la direction veut transférer en Martinique ainsi que le retour des moyens nautiques et aériens qui sont déjà transférés. Ils ont bloqué la direction à Basse-Terre et le Centre de Jarry. Un piquet de grève a été mis en place à l’aérogare fret de Pôle Caraïbe. Le mouvement était bien suivi car les douaniers sont en colère et refusent une dégradation de leurs conditions de travail.  
On se souvient que les douaniers avaient observé deux jours de grève les 15 et 16 octobre dernier et avaient suspendu le mouvement suite au départ du directeur pour 15 jours. Ils sont dans l’attente des résultats des négociations au niveau du ministère et ont suspendu leur mouvement le 13 dans l’après-midi. Ils sont prêts à recommencer le mois prochain s’ils n’obtiennent pas de réponse satisfaisante.
Les douaniers refusent les suppressions de postes et ont bien raison de se mobiliser contre ce projet car l’Etat n’a qu’une idée en tête : faire des économies en supprimant des postes dans tous les services publics.

 

 

 

La défiscalisation Outre-Mer : un cadeau de plus aux gros patrons

Lors de sa conférence de presse du mardi 13 novembre, F. Hollande a ainsi justifié le maintien de la défiscalisation Outre-Mer : la supprimer, « c'eût été, pour le logement social, pour l'investissement productif, pour ces territoires, pour ces régions, une catastrophe». Ceci en dépit de la récente décision du gouvernement de plafonner à 10 000 euros en 2013 les réductions d’impôts liées aux niches fiscales.
La défiscalisation a vu le jour avec la loi Pons de 1986. Ses possibilités ont été  renforcées par la loi Girardin de 2003. En 2009, un investisseur pouvait déduire de ses impôts 40% des montants investis dans un secteur productif ou dans l’immobilier dans les DOM.
Ce cadeau profite en majeure partie aux gros patrons locaux qui dirigent des sociétés d’investissements, ainsi qu’aux grands groupes tels que EDF ou Accor (hôtellerie). Selon l’hebdomadaire «le Nouvel Observateur», les patrons de grands groupes tels que Danone ou Vivendi auraient ainsi bénéficié d’un cadeau royal allant de 540 000 euros à 3,9 millions d’euros en 2011.
Loin de se limiter au logement social, la défiscalisation a généré dans les années passées des scandales spectaculaires : les yachts amarrés à quai dans les marinas, les autobus fantômes en Martinique en 2004. Plusieurs grandes structures hôtelières qui en ont bénéficié ont fermé les unes après les autres une fois le délai de la défiscalisation écoulé : Le Méridien, le Callinago, la Plantation Ste Marthe, l’Anchorage en Guadeloupe. Il en reste les murs délabrés, les sociétés propriétaires ayant refusé d’investir dans la rénovation une fois la manne tarie. Autant d’emplois supprimés.
De ce point de vue, un emploi créé par la défiscalisation a un coût moyen de 308 000 euros dans les DOM, et jusqu’à 652 000 en Guadeloupe (chiffres du Nouvel Observateur), alors que ces emplois sont payés le plus souvent au SMIC.
L’Etat pourrait investir directement cet argent dans la construction de logements sociaux, si c’était bien là son objectif. Mais tout comme les 20 milliards d’euros d’allègement de charges offerts aux entreprises, il s’agit d’un cadeau supplémentaire aux patrons. Et plus ils sont gros et riches, plus les retombées sont conséquentes.

Martinique: CHANTIERS EN LUTTE

Les hypocrites
Dans le bâtiment, certains ouvriers se plaignent du comportement rapace de leurs patrons.
Ces messieurs ne respectent pas la convention collective du BTP. Dans le cas de non paiement de salaire, le code du travail permet aux salariés d’entreprendre des rappels de salaire sur 5 ans.
C’est ainsi que la semaine dernière, des ouvriers d’une entreprise du BTP se sont organisés pour réclamer à leur patron leurs primes de panier sous payées depuis des années.
 
Il faudra qu’il crache le morceau
Ne sachant quoi dire, ce patron a fini par reconnaître les faits. Il doit à chaque ouvrier près de 7 000 euros de rappel de prime de panier.
Les ouvriers ont eu raison de hausser le ton pour ne pas laisser leur argent dormir dans les coffres forts de leur exploiteur.
 
Il veut des salariés, mais pas les payer
Dans France-Antilles, le 6 novembre, Benoît Lecesne, président de Ziléa, club des professionnels du Tourisme en Martinique, reprenait sa proposition de « contrats d'intermittents dans le tourisme ».
En clair il prétend que l'hôtellerie a un problème structurel de charges, et donc qu'une partie des salaires devrait être versée sur l'argent public !
Décidément, les travailleurs ont un problème structurel de patrons rapaces, et ça ne s'arrange pas.
 
Loi Lurel, les « maîtres » crient sans même avoir mal
La loi Victorin Lurel « contre la vie chère » a été adoptée par l'Assemblée et le Sénat.
Le groupe Bernard Hayot crie avant d'avoir mal et ses amis n'hésitent pas à parler de l'éventualité le voir investir « à l'étranger plutôt que dans nos territoires ».
L'ex-ministre de l'Outre-mer, M.Luce Penchard, qui s'y connaît, a déclaré : « Ce n'est pas une loi qui fera baisser les prix ! ».
De quoi convaincre les travailleurs d'agir pour une augmentation conséquente des salaires et des pensions.
 
Les économies, principalement facteur de risque
Le Conseil d'Etat vient de valider le retrait de l'hypertension artérielle sévère de la liste des « affections de longue durée » prises en charge à 100% par la Sécurité Sociale. Il paraît que ce n'est qu'un « facteur de risque », et non une pathologie avérée !
Pour les malades, la charge financière des traitements va donc augmenter, certains seront mal ou pas suivis. En cas d'AVC (Accident Vasculaire Cérébral), ils l'auront, leur pathologie avérée.
 
 
Regards envieux vers une simple assiette de soupe
A l'Assemblée Nationale, Victorin Lurel et Alfred Marie-Jeanne ont eu des mots à propos de la date de mise en place de la future collectivité Unique de Martinique. Lurel (et Serge Letchimy), étant plutôt pour « 2015 », le second, Marie-Jeanne, étant pour « 2014 ».
Comme des héritiers cupides réunis autour d'un vieil aïeul mourant mais fortuné, ces politiciens apparaissent comme ce qu'ils sont, préoccupés uniquement de pouvoir user leurs pantalons sur des sièges officiels.

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