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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1079 du 10 nov. 2012/Troisième page

Troisième page

Guadeloupe extraits de l’ECHO DE POLE EMPLOI

LAISSÉS POUR COMPTE À LA DIRECTION RÉGIONALE
Depuis plusieurs mois, la climatisation est en panne à la DR à Saint-Claude. Seule solution trouvée par la direction de Pôle Emploi Guadeloupe : quelques ventilateurs, répartis dans les bureaux ! En somme, retour au bricolage au lieu de solutions pérennes…
 
LA SAUCE PLUS CHÈRE QUE LE BOUILLON
Pendant presqu’une année, la direction de Pôle Emploi Guadeloupe a payé des techniciens pour réparer un système de climatisation qui avait rendu l’âme. Nos chefs ont fini par admettre qu’il fallait changer toute la climatisation. Il était temps ! Nous crevons tous les jours sous la chaleur !
 
ZORRO EST ARRIVÉ… 
Comme pour ne pas changer, il nous a fait le coup de celui qui, dans sa grande mansuétude, s’occupe de tout, sans qu’on lui demande. Et de nous expliquer en réunion que tout le nouveau matériel de climatisation était prévu pour une autre société, mais qu’il a réussi à l’acquérir pour Pôle Emploi !
Et il voudrait peut-être, par-dessus le marché, qu’on le remercie !
 
BON MACHÉ KA KOUTÉ CHÈ
A vouloir faire des économies sur notre dos, la facture des réparations doit être salée. Pendant presqu’une année ils ont rempli un panier percé en réparant une climatisation usée. Nos élus devront exiger les chiffres !

 
   
 

France : face aux licenciements, les travailleurs se mobilisent

Plusieurs manifestations et grèves ont été organisées à la fin du mois d’octobre pour répondre aux annonces de licenciements et de fermeture. A l’usine PSA (Peugeot Citroën) d’Aulnay, le projet de la direction de fermer l’usine en 2014 avait été révélé par la CGT il y a environ un an et demi. Depuis lors, les salariés sont mobilisés. Le 25 octobre, ils ont fait reculer la direction sur les mutations provisoires de salariés vers d’autres entreprises du groupe. Une manifestation a eu lieu devant le siège de l’entreprise à Paris, et une délégation d’une soixantaine est intervenue dans une filiale de PSA.
Le même jour, 800 travailleurs de Sanofi et d’entreprises sous-traitantes manifestaient à Lyon contre le projet de suppression de  914 emplois. Les agents de la SNCF étaient en grève les 25 et 26 octobre. A Air France, qui projette la suppression de 5000 emplois d’ici 2014, la grève commencée le 26 a duré 4 jours.
Les employés d’Ikéa, groupe d’ameublement suédois, se sont mis en grève le 20 octobre dans plusieurs points de vente pour dénoncer les bas salaires et réclamer l’embauche de personnel.
Ces entreprises qui licencient font des profits ou en ont fait d’importants dans le passé. Mais le patronat ne veut rien céder, il veut continuer à s’enrichir en faisant porter tout le poids de la crise sur les travailleurs. Quant au gouvernement, il a fait la preuve en six mois d’exercice de sa soumission aux volontés de ces patrons. Pour préserver leur emploi et leur niveau de vie déjà insuffisant, les travailleurs ne peuvent compter que sur leurs luttes. En parvenant à les coordonner, ils pourraient aller bien au-delà de ces revendications défensives.

 

 

 

Martinique : Conférence économique rien de nouveau sous le soleil

Sarkozy avait voulu faire danser l'Outre-Mer sur la musique des «Etats Généraux de l'Outre-Mer» en 2009. A nouveau chef d'orchestre, nouvelle partition : Hollande a fait organiser par ses services en Préfecture, une "Conférence économique et sociale des Outre-Mer" à Fort-de-France les 29 et 30 octobre. Déjà annoncée lors du passage de Victorin Lurel début septembre, cette conférence s'ajoutait à d'autres, analogues, organisées dans la même période dans tous les départements d'Outre-Mer.     
Il est apparu qu'il s'agissait de faire passer, au pas de charge, l'idée de «la refonte du modèle économique». L. Prévost, préfet de région, a déclaré : «Notre modèle semble arriver au bout de ce qu'il pouvait produire. Il faut donc travailler avec les forces vives pour voir ce qui prendra le relais et s'imposera comme facteur de richesse et d'emplois». Derrière ces mots il faut comprendre que l'Etat, à la recherche d'économies, prépare l'opinion à son désengagement, à des restrictions de lignes budgétaires, comme il en impose déjà dans les hôpitaux. 
Oh, bien sûr, les banques, les grosses entreprises n'ont rien à craindre. L'Etat continuera à les choyer. Les aides aux capitalistes de la banane continueront, tandis que les communes auront de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, pour entretenir la voirie ou les locaux scolaires ! D'ailleurs le représentant du Medef a pu trouver une oreille attentive à sa proposition de faire passer 30% des emplois d'avenir au bénéfice du secteur privé. 
Il n'y avait rien à attendre de cette conférence pour les travailleurs. Du côté de l'Etat ce n'était qu'un étalage de vœux pieux de plus. Et si certaines revendications des travailleurs ont pu se faire entendre à la table-ronde «dialogue social», à coup sûr la satisfaction de celles-ci ne passera pas par ce type de grande parade démagogique, mais par la mobilisation des couches populaires, dans les entreprises et dans la rue.

Guadeloupe :ÉCHO DE L’AÉROPORT

PÔLE CARAÏBES : FOUILLES AU CORPS DANS LE NOIR OBLIGATOIRES
Panne d’électricité à l’aéroport entre 19h et 21h. A cause de la panne, aucun des portiques de contrôle sous lequel passent les voyageurs ne fonctionnait.
Tikito a demandé à ses agents de fouiller au corps tous les passagers dans l’obscurité. Pas drôle du tout. Il faudrait peut être se soucier de l’état des groupes électrogènes pour éviter ces inconvénients et bien d’autres ce soir là !
 
DES RETARDS DE VOL BIEN PEU COMMENTÉS      
La presse, de même que les responsables de l’aéroport nous ont habitués à toutes sortes de déclarations contre les retards de vols occasionnés par les grèves. Ces retards, disent-ils d’habitude « coûtent des millions d’euros », les grévistes prennent les voyageurs « en otage », ils ruinent les compagnies aériennes, « ils nuisent à l’image du tourisme en Guadeloupe », etc.
 Aujourd’hui, panne de courant probablement liée à des négligences ou des économies de la CCI. Silence radio sur les retards qui ont été occasionnés aux vols ce 29 octobre.
                                                                                                      
AVIATION CIVILE : « DIALOGUE SOCIAL » OU MONOLOGUE DICTATORIAL ?...
Alors que les élections syndicales ont eu lieu depuis un an, c’est maintenant que le directeur régional de Martinique se réveille et propose une « convention de dialogue social » aux syndicats pour 3 ans. 
Il s’agit de la répartition des moyens alloués aux différents syndicats du Service de la Navigation Aérienne (SNA/AG) et de la DSAC Antilles Guyane.  
Il présente le texte le 26 octobre en demandant d’approuver avant le 31, tout en précisant qu’il a été « validé » par les chefs de service.
 
PENSE-T-ON ACHETER LES SYNDICATS AVEC QUELQUES DENIERS ? 
Dans ce cas, à quoi bon discuter ? Le total des sommes allouées n’est que de 3000 euros pour tous les syndicats des Antilles et de Guyane de la DGAC, soit quelques centaines d’euros par organisation.       
Est-ce en échange de cette somme ridicule que l’on demande dans ce texte que « la nature et la teneur » des documents affichés par les syndicats soient soumis au chef de service ? La CGTG a répondu que la liberté d’expression n’est pas négociable.
Les syndicats ne doivent compter que sur les cotisations des adhérents s’ils veulent être réellement indépendants.

Martinique : Les contractuels, nouvelle cible du rectorat.

Après la mobilisation pour le maintien en Martinique d’enseignants stagiaires et néo-titulaires, on se dirige vers de nouvelles difficultés entre le rectorat et les personnels non titulaires.
La loi prévoit que des personnels non titulaires régulièrement au service de l’Education Nationale depuis plus de six ans ont droit à un contrat à durée indéterminée (CDI). Pour les personnels enseignants non titulaires, la durée hebdomadaire retenue est de 18 heures.
Or, des contractuels qui jusqu’à maintenant avaient été embauchés sur cette base contractuelle de 18 heures se voient proposer un nombre d’heures d’enseignement inférieur à ces 18 heures depuis septembre 2012. De plus, ils ont été appelés plus de deux semaines après la rentrée et le service qui gère ces personnels a fait savoir qu’ils seraient payés en fonction du nombre d’heures effectué réellement par semaine et de leur date de prise de fonction. Enfin, bien que titulaire d’un CDI, ils ont constaté que leur paie de septembre n’avait pas été effectuée.
En fait, pourquoi le Recteur, qui représente l’Etat, aurait-il décidé de violer les textes ?
Tout simplement pour imposer aux contractuels une modification à la baisse de leur quota d’heures. Et bien évidemment, ceux qui envisageraient de refuser la proposition rectorale se verraient remercier. Cette démarche du rectorat porte un nom : cela s’appelle du «chantage» !
Nous ne sommes ni en Grèce, ni en Espagne et encore moins au Portugal. Mais nous ne pouvons que constater que la politique de baisse de salaire déguisée, suivie par les représentants de ce gouvernement, s’apparente étrangement à celle de ces pays. Et tout cela pour faire des économies. Et de ce côté, il n’y a pas de changement par rapport au gouvernement Sarkozy.