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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1077 du 13 oct. 2012/Troisième page

Troisième page

Guadeloupe Extraits de l’ECHO DE l’AEROPORT

TIKITO : LE PATRON DÉNONCE LE MARCHÉ…                                                                                                        Le patron de TIKITO, société chargée du contrôle sûreté des voyageurs, ainsi que de l’accès à la plateforme, a dénoncé le marché signé début 2010 avec la CCI. Ce marché était initialement prévu pour 5 ans. Il aura donc à peine tenu 3 ans.                                              Le système des marchés pousse les sociétés à proposer une prestation au prix le plus bas. Elles rognent sur le fonctionnement, mais surtout sur les salaires et les effectifs.                           Il arrive que malgré tout, ce soit insuffisant pour que le patron considère le marché comme rentable.
 
LE PERSONNEL NE DOIT PAS EN FAIRE LES FRAIS !                                                                                         Au départ le personnel est payé au minimum, il doit en plus subir l’instabilité du marché et l’inquiétude sur les conditions de reprise.                                                                                            Il semblerait que Ramassamy, patron de TIKITO, soit candidat à sa propre succession. Pour nous, salariés, quel que soit le repreneur, nous devons exiger le maintien de tous les emplois et une amélioration de nos conditions de travail et de salaire.                                           Nous ne sommes pas des objets que l’on peut revendre après usage.
                                                                                                 
 
AIR CARAÏBES : DES EFFORTS, ENCORE DES EFFORTS !...                                                                                    Dans un courrier, le patron d’Air Caraïbes annonce aux salariés qu’il faut «maintenir la rentabilité»… «en cette période de crise». Cela veut dire qu’il exige d’eux des efforts, voire des sacrifices pour pouvoir continuer à rétribuer ses actionnaires.
 
… AIR CARAÏBES : RÉORGANISATION                                                                                                                   Donc le patron se dit très « courageux ». Il propose de réorganiser l’entreprise. Mais c’est toujours sur la base de remplir les poches des actionnaires au plus vite. Il précise «dès 2012 ». Il prévient qu’il y aura des choix douloureux pour certains collègues.                                  Eh bien qu’à cela ne tienne, selon lui, les collègues n’ont qu’à s’en aller.
 
… AIR CARAÏBES : « VOUS POUVEZ PARTIR ! »                                                                                                       Vous donnez des années de votre vie pour une entreprise. Quand les affaires marchent, les patrons encaissent sans même vous payer correctement. Pour eux c’est un dû. Et dès que les affaires vont moins bien ils se débarrassent de vous, sans imaginer qu’ils pourraient maintenir l’emploi  en puisant dans les sommes d’argent accumulées auparavant.
 
   
 

Guadeloupe Extraits de l’ECHO DES HOPITAUX

Mais qui croire !
Un directeur général  adjoint par intérim dit avoir des difficultés pour nous payer. Tandis qu’un autre directeur adjoint par intérim dit le contraire. Qu’ils arrivent ou pas à se mettre d’accord, cela les regarde. Mais qu’ils sachent une chose : nous exigeons nos salaires à la fin de chaque mois !
 
A bon entendeur, salut !
Sur les médias, le directeur des services a affirmé que les fournisseurs étaient payés. Depuis, ces derniers font pression : ils veulent leur argent ! Des deux choses l’une, ou bien il est complètement déconnecté de son service, ou bien il veut faire un clash. Dans les deux cas, c’est nous qui travaillons dans de mauvaises conditions.
 
Les services économiques fonctionnent comme un lolo.
Chaque fois que nous avons besoin d’un produit pour faire à manger pour les patients, nous devons en faire la demande au magasin. Les prévisions, ce n'est pas le fort des responsables. Mais là où ça se complique, c’est que nous sommes en liaison froide et qu’il faut prévoir 3 jours. Vendredi dernier, par exemple nous n’avons pas reçu les produits pour le repas de samedi soir.
 
Une gestion bien particulière
Un tel fonctionnement n’est pas fait pour que les collègues de la cuisine et du magasin d’alimentation travaillent en harmonie. Pourtant le magasin d’alimentation, la cellule des marchés et la cuisine sont gérés par la même direction. Pourquoi donc en arrive-t-on à un tel dysfonctionnement ?
 

 

Guadeloupe Extraits de SUCRERIE EN LUTTE (Gardel)

La direction rénove…ses locaux
La direction jugeant que ses locaux actuels sont trop vétustes, a lancé la rénovation. C’est ainsi qu’un bâtiment neuf est en cours de construction pour donner aux cadres  de bonnes conditions de travail.
Si i bon pou zwa, i bon pou kanna !
A quand la reconstruction des vestiaires, des sanitaires ou de la cantine pour améliorer les conditions de travail des ouvriers ?
 
Toujours pas de savon
Le distributeur de savon situé dans les toilettes de l’ensachage n’est toujours pas réparé.
Quand on voit le chef se laver les mains puis partir tranquillement après les avoir essuyées, on se demande s’il a apporté un savon pour son usage personnel ou s’il se fout de l’hygiène.
 
Pas d’égalité
Les coefficients de base des ouvriers ne changent pas durant les années passées à travailler au sein de Gardel. Il n’y a
 pas de progression automatique à l’ancienneté. Pourtant c’est le travail de ces ouvriers qui  permet à l’entreprise de dégager des bénéfices. Où est la redistribution des profits ?

Les « pigeons » pleurent la bouche pleine

Onze organisations patronales, Parisot et Medef en tête, proclament que « l’entrepreneuriat est gravement en danger ». À la suite des « patrons pigeons », elles exigent l’abandon complet de la taxation des plus-values sur la cession d’actions. Elles contestent l’intention proclamée du gouvernement de taxer le capital au même taux que les revenus du travail.
Dans les faits le gouvernement ne fait qu’écorner un peu les revenus du capital, et laisse aux capitalistes largement de quoi maintenir leur train de vie.
Les impôts qui pèsent sur le capital sont bien inférieurs à ceux qu’ils payaient sous Giscard. Mais l’avidité des patrons n’a pas de bornes et la couardise du gouvernement qui recule face à des mobilisations patronales, y compris sur Internet, les encourage à exiger toujours plus.

Guadeloupe : Au LPO de Port-Louis : Une action de mécontentement des élèves

Lundi 8 octobre, les lycéens ne sont pas entrés pour la 1ère heure de cours. Ils voulaient dénoncer les problèmes qu’ils ont avec la cantine de l’établissement : les tarifs sont très élevés, et la mauvaise organisation fait qu’ils arrivent en retard en classe l’après-midi. Beaucoup de lycéens ont donc l’habitude de manger un repas tiré du sac. La proviseure a décidé que dorénavant ce sera interdit, les élèves devront sortir du lycée le midi s’ils ne sont pas inscrits à la cantine. Le prétexte ? Le respect des règles d’hygiène. Dans un lycée où il n’y a presque jamais d’eau, elle aurait pu trouver mieux !

Martinique : Grève au lycée professionnel de Pointe des Nègres

Le jeudi 4 octobre 2012, les enseignants du lycée professionnel Dumas Jean-Joseph de Pointe des Nègres se sont rendus au rectorat. Ils voulaient faire entendre au Recteur leurs requêtes non satisfaites depuis la rentrée. En effet, contrairement à ce qu’affirme le Recteur, certaines classes en lycée professionnel ont une trentaine d’élèves alors que les ateliers ne peuvent recevoir que 10 à 12 élèves en groupe. Les professeurs qui subissent ce sureffectif demandent donc le respect des textes. Ils réclament le dédoublement autant en atelier qu’en enseignement général à partir de 24 élèves et de tripler les groupes au-delà.
Ils dénoncent aussi le manque de personnel d’éducation, les regroupements de classes de niveau et de formation très différents. Ils  refusent d’effectuer des heures supplémentaires au-delà de ce que prévoient les statuts et l’embauche d’un assistant de laboratoire.
Les personnels mobilisés ont été reçus par le chef du cabinet du Recteur. Bien évidemment, ce dernier a couvert et défendu son chef, renvoyant la cause des difficultés que connait l’établissement sur le proviseur et disant que cette mobilisation n’avait pas lieu d’être. C'est pourtant cette mobilisation qui a permis de débloquer les choses.

Martinique : succès de la grève des agents municipaux de Fort de France.

Avec leur syndicat la CGTM, les agents municipaux de la Caisse des écoles de Fort de France étaient en grève du lundi 24 septembre au jeudi 27 septembre dernier. Ils protestaient à la fois contre une mise à pied qu’une directrice a infligée à un gardien municipal, les mauvaises conditions de travail, et le dysfonctionnement de la Caisse des écoles. Du coup, aucune cantine n’a fonctionné, et les écoles ont dû fermer leurs portes.
La direction de la Caisse des écoles voulait faire signer aux salariées de nouveaux contrats de 87 heures par mois, alors qu’elles en effectuent actuellement bien plus. Résultat, ces employées risquaient de se retrouver avec un salaire mensuel plus bas. A d’autres, il est proposé un Contrat Unique d’Insertion (CUI). Et pour ceux-là, la direction de la Caisse des écoles prétend qu’après signature de ce nouveau contrat d’insertion, ils pourront être titularisés … au bout de 2 ans. Mais dans la réalité, ils n’ont pas de garantie.
Ces travailleurs sont pour la plupart des salariés avec des emplois précaires qui en plus travaillent dans de mauvaises conditions. La majorité de ces employés sont des femmes. Bon nombre d’entre elles ont plus de 10 ans d’ancienneté. Certaines ont plus de 50 ans et ne sont toujours pas titularisées.
 Un accord de fin de conflit a été signé entre le maire de Fort de France et les agents en grève. La mise à pied infligée au gardien a été annulée, et de nouvelles dispositions ont été prises pour améliorer leur quotidien et notamment une augmentation de l’indemnité administrative et de technicité. Les agents ont montré leur détermination et leur lutte a payé.

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Port autonome de Pointe-à-Pitre : Le commandant harcelé par sa direction ?

Le Commandant Houssin, qui exerce ses fonctions au Port Autonome (dont il est le numéro 2 dans la hiérarchie), depuis 2010, est en butte à l’arbitraire de sa direction. Plusieurs clauses de son contrat n’étant  pas appliquées, et il a toujours dû se battre et revendiquer pour obtenir ce qui lui est dû. Il est aussi victime de harcèlement moral et de discrimination.  
En premier lieu, il n’a pas obtenu de logement de fonction, alors que le contrat de son prédécesseur incluait ce droit. Il est à noter que certains proches du directeur général, M. Martens, bénéficient, eux, d’un tel logement. 
De plus la prime de poste de 610 euros mensuels pour responsabilité du commandant prévue par la loi, une décision de 1998 du conseil d’administration ne lui a jamais été versée. Sa prime de 10% de son brut pour 9ans et un jour d’ancienneté lui a été payé à 10an et un jour d’ancienneté mais seulement sur une partie du brut. Les frais de voyage de M. Houssin et de sa famille devraient être pris en charge une fois par an. Là aussi, il a dû se battre pour obtenir son dû et ce après plusieurs injonctions de l’inspection du travail, adressées à la direction du Port. Le bénéfice de son compte épargne temps de 9 jours accumulé lorsqu’il était à Boulogne-sur-Mer lui est refusé. 
Autant de manquements de la part du directeur du Port Autonome, qui, s’appliquant spécifiquement au Commandant et épargnant les autres membres de la direction, ont un fort accent de discrimination et de racisme, le Commandant Houssin étant d’origine africaine.   
Ce type de harcèlement, destiné à dégoûter un salarié, quel que soit son niveau, constitue un préjudice moral. A ce titre, il faut noter qu’une partie des fonctions du commandant concernant la sécurité lui avaient été retirée au profit d’un salarié embauché par la direction. Le commandant se retrouvait donc ainsi mis à l’écart. Le personnel du port avait dû déposer un préavis de grève pour que le commandant récupère ses attributions légales concernant la sécurité.
Face à ce harcèlement, M. Houssin a porté l’affaire devant les Prud’hommes ainsi qu’au Pénal. Il s’est avéré que le directeur aurait exercé des pressions sur deux personnes qui ont fait une attestation de témoignage en faveur du commandant Houssin. M. Houssin en a apporté la preuve en enregistrant un entretien qu’il a pu avoir avec ces personnes après leur rétractation.
 Toute cette affaire met une fois de plus en évidence l’arrogance de certains chefs qui s’imaginent pouvoir bafouer les droits des salariés parce qu’ils ne sont pas de la bonne couleur, de la bonne origine ou tout simplement parce qu’ils refusent de courber l’échine. C’est une pratique très courante dans les entreprises de Guadeloupe où les directions se croient encore au temps des colonies distribuant les postes important à leurs amis. Mais dans le cas présent, la victime n’entend pas se laisser faire. Par sa ténacité, une enquête administrative diligentée par le ministère de l’écologie est en cours afin de déceler les dysfonctionnements dans l’organisation du port.  Il a raison et devrait bénéficier du soutien de tous les employés du Port Autonome conscients de leurs intérêts en dépit de la technique du diviser pour régner mise en place par le directeur Martens et ses accolytes.