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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1073 du 14 juillet 2012/Troisième page

Troisième page

Martinique : Casino Plazza Batelière, statu quo

Les employés du casino Plazza Batelière sont toujours inquiets de la menace qui pèse sur leurs emplois. La cause en est le différend qui existe entre la mairie de Schoelcher et la direction du casino sur le montant de la redevance que cette dernière doit verser à la municipalité.
D’un côté, la direction du casino veut toujours imposer une baisse de la redevance qu’elle verse. Elle dit que c’est parce qu’elle prévoit d’effectuer au moins 17 millions d’euros d’investissements qu’elle juge la demande de la mairie déraisonnable.
De son côté, la mairie soutient qu’elle a fait des efforts en allongeant la durée de la concession tout en proposant de maintenir le montant de la redevance actuelle et d’ajuster en fonction de l’évolution du chiffre d’affaires. Le premier adjoint qui est intervenu en l’absence du maire a dénoncé les prétentions de la direction du casino. Car si la mairie devait accepter le diktat des dirigeants du casino, c’est du côté de la municipalité que des difficultés ne manqueraient pas d’apparaitre du fait de la baisse significative de recettes. Et selon elle, l’attitude de la direction du casino serait liée à la volonté de reporter sur la municipalité la responsabilité de projets de licenciements déjà prévus.
Lors d’une séance du conseil municipal le 29 juin 2012, les élus sont restés sur leur position et ont demandé au préfet de proroger pour une année la concession, temps qui serait mis à profit par les deux parties pour trouver un terrain d’entente.
La direction du casino utilise le contexte économique actuel pour tenter d’imposer ses vues, en prétextant le ralentissement des affaires et sans tenir compte des bénéfices déjà engrangés. La mairie elle n’entend pas reculer en acceptant le chantage du casino.
Les employés, quant à eux, se sont fait entendre en manifestant devant la mairie de Schoelcher ou aux ronds-points de la ville, amenant les parties à se parler.
Mais ils sont aussi apparus comme prioritairement hostiles à la partie «mairie» dans le conflit, alors que c’est bien leur patron qui utilise un chantage au licenciement.
Direction et actionnaires n’ont pas dit leurs derniers mots et si les salariés du casino ne veulent pas faire les frais de toute cette affaire, ils ont tout intérêt à défendre pied à pied leurs intérêts eux-mêmes, à poursuivre leur mobilisation et à se faire entendre plus fort encore.


 

COMMUNIQUÉ de L’UGTG

APRÈS L’AUDIENCE DU 05 JUILLET 2012 ET À PROPOS DE LA CONVOCATION DE
Christian TABAR DEVANT LA COUR D’APPEL DE BASSETERRE
Ce mardi 05 juillet, il ressort clairement de cette quatrième audience :
- Il s’agit d’un dossier monté de toutes pièces dans le seul but d’éliminer Charly LENDO de toutes négociations collectives dans le secteur de l’hôtellerie. D’ailleurs, c’est là, la principale demande du GHTG au tribunal ;
- Le GHTG qui se revendique comme étant une organisation patronale représentative n’a en fait aucune existence juridique.
Le tribunal visiblement embarrassé par ce dossier, a déclaré nulle la convocation de Charly LENDO.
Quant à Téty COUPIN, ni le GHTG, ni le parquet ne sont en mesure d’expliquer pourquoi il était convoqué dans ce dossier.
Autant d’éléments qui confirment que nous sommes bien en présence d’un véritable complot destiné à éradiquer toutes velléités de contestation sociale dans le secteur de l’Hôtellerie ; secteur qui brasse des milliards d’euros d’aides et d’exonérations de tous ordres mais dont les organisations patronales ne respectent en rien les droits des travailleurs.
RÉPRÉSYON POKO FINI
Mardi 10 juillet 2012 à 08 heures 30, Christian TABAR, Militant UGTG et chauffeur de bus à la Société TCSV (Transport Côte Sous le Vent), est convoqué devant la Chambre des appels correctionnels de la Cour d’Appel de Basse-Terre.
En première instance, il avait été condamné à 3 mois de prison avec sursis et plus de 3000 euros de dommages intérêts. Le tribunal a estimé qu’il était coupable de dégradations sur les pneumatiques d’un bus de la Société TCSV lors de la longue grève qui a mobilisé les travailleurs de cette entreprise.
Il a été condamné grâce aux faux témoignages de deux amis.
Dans cette affaire, la TCSV a été condamnée à verser aux travailleurs plus de 400 000 euros correspondant à des arriérés de salaires, heures supplémentaires, prime d’ancienneté, rappel accord BINO, ... À ce jour, seuls 144 000 euros ont été versés. La TCSV a été également condamnée pour travail clandestin.
L’UGTG réaffirme donc qu’il s’agit bien d’un acharnement judiciaire organisé pour nuire à la Centrale Syndicale et aux Militants et Dirigeants de l’UGTG.
Toutes ces manœuvres, ces convocations, ces procès, …. ont pour but de criminaliser l’action syndicale et de tenter de mettre fin à toute contestation en Guadeloupe.
NON, NOU PÉKÉ LAGÉ. NOU PÉKÉ ASEPTÉ TRIBILASYON É MÉPRI ! NON A LA RÉPRESSION – NON AU MÉPRIS !
Le Secrétaire Général
Élie DOMOTA
Pointe-à-Pitre, le 06 Juillet 2012
 




 

Crédit Moderne : la lutte a payé

Après 8 jours de grève, du 25 juin au 02 juillet 2012, les employés du Crédit Moderne ont finalement arraché une partie de leurs revendications. La mobilisation a été bien suivie par le personnel et a touché la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane. Au soir du 2 juillet la direction a fait une ultime proposition acceptée par les salariés, à savoir une augmentation de salaire de 850 € avec effet rétroactif au 1/01/12, une prime exceptionnelle de 850 €, l’augmentation de la prime de transport qui passe de 68 € à 72 € et le déplafonnement de la prime d’ancienneté de 15 à 16 ans.
Rappelons que la demande initiale était une augmentation de salaire de 1500 € et une prime de 1000 €, et que la direction ne proposait que 150 € d’augmentation du salaire annuel.
D’autres points avaient déjà fait l’objet d’un accord dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, à savoir l’augmentation de certaines primes comme la prime de mariage, de diplôme, le fractionnement des jours de congé, etc.
La reprise s’est effectuée le mardi 3 juillet. Les salariés de Guadeloupe affiliés à la CGTG ont eu le sentiment qu’ils pouvaient obtenir plus en restant mobilisés. Mais en Martinique la CDMT avait déposé une plateforme de revendications où la demande d’augmentation de salaire était moitié moindre de celle de la Guadeloupe. Lorsque la direction a proposé une augmentation de 850 €, pour la Martinique c’était plus que ce qu’ils avaient demandé (750 €) et ils n’entendaient pas se battre pour obtenir plus.
Si les grévistes s’étaient mobilisés sur une seule plateforme, avec l’ensemble des syndicats, la direction aurait peut-être lâché un peu plus que les 850 €. Mais les salariés ont repris le travail le
mardi 3 juillet, la tête haute et satisfaits de leur combat. Il faut noter que la direction a payé tous les jours de grève ce qui est une grande victoire dans le contexte de crise qui existe actuellement.
Comme quoi lorsque les salariés se mobilisent, ils obtiennent des résultats.
 
 

                                                                                  

L’ÉCHO DE L’AÉROPORT

MÉTÉO FRANCE : LE PERSONNEL S’OPPOSE AU DÉMANTÈLEMENT DU SERVICE…
La direction régionale (DIRAG) persiste à vouloir mettre en œuvre la réorganisation programmée à l’échelle nationale, qui aboutit à de nombreuses suppressions de postes. Aux Antilles-Guyane, cela se traduit par un regroupement en Martinique de la prévision, au détriment de la Guadeloupe et la Guyane.
Les syndicats ont boycotté le Comité Technique Spécial (CTSS) le 7 juin. La direction l’a convoqué à nouveau le 15. Malgré une déclaration intersyndicale et un vote unanime contre le projet, la direction a maintenu son intention de l’appliquer.
…UN SEUL PRÉVISIONNISTE POUR LA VIGILANCE ?
Le plan de la direction, c’est de faire passer les effectifs de Guadeloupe de 15 à 7 d’ici à 2014. On compte évidemment sur les départs à la retraite et éventuellement des départs volontaires. Ce qui est grave, c’est qu’un seul prévisionniste sera chargé de la vigilance jaune : il devra gérer les prévisions, les relations avec la préfecture et la presse.
Ce n’est qu’à partir de la vigilance orange qu’un ingénieur prendra le relais.
PLANS SOCIAUX DANS LES COMPAGNIES : LE BAL DES FAUX-CULS
Des plans sociaux sont annoncés dans la plupart des compagnies : après Corsair, Air Caraïbes et maintenant Air France. Pour faire avaler la pilule, c’est un véritable concours de fausse compassion ou d’appel à la résignation, tant de la part de la direction que de certains syndicats. Marc Rochet, d’Air Caraïbes, n’hésite pas à évoquer la «répercussion sur nos viespersonnelles», d’un plan social dont il est le chef d’orchestre grassement payé.
Alain Malka, à Air France est «fier des collaborateurs» et préconisedes départs volontaires… poursauver l’emploi !
Mais la palme revient une fois de plus à Chérèque, de la CFDT, qui salue « le courage » de son syndicat pour avoir courbé l’échine. Il y a vraiment des faux-culs qui méritent d’être sévèrement bottés !


 

 

ÉCHO DE PÔLE EMPLOI

 
2000 POSTES SUPPLÉMENTAIRES À PÔLE EMPLOI
Sapin, ministre du travail, a annoncé le recrutement de 2000 postes supplémentaires à Pôle Emploi. C’était une promesse du candidat Hollande. Il s’agira pour l’essentiel de conforter les collègues qui viennent d’être recrutés en CDD. Restons vigilants pour que ces promesses se transforment en réalité.
BEAUCOUP DE BRUIT POUR PAS GRAND CHOSE
Il aura fallu l’organisation d’une réunion de 2300 cadres de Pôle Emploi à Paris, pour que Sapin et la DG fassent l’annonce de ces créations de postes. L’opération de communication a été d’autant plus gigantesque qu’il n’y avait pas grand-chose dans la corbeille !
FACE AU CHÔMAGE DE MASSE : RÉPARTITION DU TRAVAIL ENTRE TOUS
Nous savons tous que 2000 postes à Pôle Emploi, c’est notoirement insuffisant pour commencer à faire face aux difficultés auxquelles nous sommes confrontés au quotidien. D’aucuns, à commencer par nos chefs, nous répondrons qu’il faudra s’en contenter ! Pourtant, la solution, c’est à nous à Pôle Emploi comme ailleurs de l’imposer : répartition du travail entre tous !
FONCTION PUBLIQUE : SUPPRESSIONS MASSIVES DE POSTES
Le gouvernement a décidé de supprimer 15000 postes d'agents de l'État par an pour faire des économies. Il doit aussi faire pression sur les collectivités locales, Conseil Général et Régional afin qu'ils réduisent leur personnel. La gauche suit donc ce qui avait été déjà initié par la droite. Pendant ce temps, les gros capitalistes et les spéculateurs continuent de faire des profits fabuleux !

 
 





 
 

ÉCHO DES TÉLÉCOM

Didier Lombard rattrapé par la justice !
Didier Lombard, l'ex-PDG de France Télécom a été mis en examen par un juge le 4 juillet dernier pour " harcèlement moral". Cette mise en examen fait suite à la plainte déposée par les syndicats de FT après plus de 35 suicides de salariés de l'entreprise.
 
Personne ne croira Lombard !
Dans un article du Monde, Lombard se défend d'avoir voulu nuire aux salariés. Il n'empêche que ce sont ses méthodes de management, ses 22.000 suppressions de postes, sans jamais tenir compte du facteur humain qui sont la cause des suicides. La grande majorité de ces actes se sont produits sur le lieu de travail et les salariés désespérés accusaient directement leur hiérarchie et leurs méthodes.

L’ÉCHO DES HÔPITAUX(Mque)

PLAN D’INTÉGRATION DES CONTRACTUELS : INSUFFISANT !
La cuvée 2012 du plan d’intégration des contractuels est sortie. Il n’y a que 101 intégrations prévues. On est très loin des 300 environ, nécessaires pour apurer la précarité en 2014 comme le prévoit le dispositif de 2009. À ce rythme là, il faudrait 10 ans pour la résorption de l’emploi précaire. C’est tout à fait inadmissible. À travail égal, statut et salaire égal !
 
DES NOMINATIONS QU’IL NOUS FAUT EXIGER !
Les collègues du labo qui devaient être nommés en Mars, Juin, Août 2012, ne le sont toujours pas. Il y avait pourtant eu un accord signé par la direction à la suite de leur dernière mobilisation ! Décidément, ce sont des gens de mauvaise foi. Avec eux, il nous faut toujours être prêts à revenir à la charge !