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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1072 du 30 juin 2012/Troisième page

Troisième page

Antilles Guyane : Les employés du Crédit Moderne en grève après l’échec des NAO

Depuis le 25 juin 2012, les employés du Crédit Moderne affiliés à la CGTG ont entamé un mouvement de grève suite à l’échec des négociations annuelles obligatoires. Cela faisait 3 jours qu’ils négociaient avec la direction qui faisait traîner les choses. Les employés en ont eu assez de cette attitude méprisante du directeur et ont décidé en assemblée générale de se mobiliser.  
Dans un premier temps le directeur a tenté de les diviser en voulant négocier  avec la Martinique et la Guyane à part, mais cela n’a pas marché et finalement il a récolté une grève dans les trois départements et la colère des employés qui sont on ne peut plus déterminés.  
Une plateforme de revendications en 19 points a été transmise à la direction, mais les principales revendications portent sur une revalorisation des salaires de 1500 € pour l’année (ce qui fait environ 115 € par mois répartis sur 13 mois), la demande d’une prime exceptionnelle de 1000 € pour tenir compte des bons résultats de l’entreprise, la mise en place d’un temps partiel permettant de travailler 4 jours sur 5, l’obtention d’une prime de départ à la retraite représentant 9 mois de salaire et la participation des élus à l’élaboration du plan de formation.
Pour l’instant les propositions de la direction sont en deçà de ce qu’ils ont obtenu l’année dernière alors que les bénéfices ont augmenté. Les employés estiment qu’ils doivent recevoir leur part du bénéfice car ils ont contribué à le réaliser. Ils se battent pour obtenir une augmentation pérenne de leurs salaires d’autant plus qu’ils savent que le Crédit Moderne qui est une filiale de la BNP Paribas a largement les moyens de leur donner satisfaction.


 

Echos du CHU Pointe à Pitre/Abymes

 Mais de qui la direction se moque-t-elle ?
Il a fallu  de près de 4 semaines de blocage pour que la direction cède les postes d’ingénieurs, de techniciens supérieurs, bref des cadres en tout genre de la filière ouvrière. Comme si tout cela n'aurait pu se faire plus rapidement !
 
Les précaires sont les plus mal lotis
Les agents dont la situation est précaire ont beaucoup attendu de ce mouvement. D’ailleurs, bien souvent, ils étaient en première ligne. Mais encore une fois ils sont laissés pour compte. En effet, la direction reste bien vague quant à leur titularisation. Mais que la direction ne se glorifie pas. La lutte pour la régularisation de la situation de l’ensemble des contractuels ne fait que commencer.
 
Mobilisation des cadres
Durant le blocage de l’établissement, plusieurs cadres se sont mobilisés. Oh pas à l’entrée avec les autres agents ! Ils ont fait le sit in… dans le hall de la DRH durant plusieurs jours.
 
Pourquoi les cadres se sont-ils mobilisés ?
Pour nos 25 jours de congé ? Non ! Pour l’augmentation du personnel soignant ? Perdu ! Pour demander  l’amélioration des repas? « Ney »   ! Pour l’équilibre des  plannings ? Encore perdu.
 
Revendications des cadres
Lors du dernier blocage de l’établissement, les cadres n’avaient obtenu que 8 postes de cadres sup. Et visiblement, les appétits sont plus grands. La direction elle, fait la sourde oreille sur ce point. Aujourd’hui, certains d’entre eux réclament aussi le départ de la DSSI.




 

Guadeloupe : ECHO DE JARRY

EDF fait de la rétention d’argent
Certains travailleurs de l’EDF n’ont pas été payés avant le 14 du mois de juin en Guadeloupe ! On a du mal croire que ce soit à cause des difficultés de trésorerie de ce géant de l’énergie. Est-ce que les dirigeants ne sont pas en train de tester notre patience en prévision de ce qui attend l’ensemble des travailleurs dans les mois qui viennent. Après tout, en Grèce, en Espagne et au Portugal, les fonctionnaires qui attendent leur salaire plusieurs mois sont déjà nombreux.  

                                                                                  

Martinique : Casino Batelière, les employés refusent d’être les otages de la direction !

Cette semaine, les employés du Casino Plazza Batelière se sont mobilisés devant la mairie de Schœlcher. Ils dénoncent la menace que fait planer sur leurs emplois la partie de poker-menteur que joue leur patron qui les utilise comme des otages face à la mairie de Schœlcher. En effet, c’est ainsi que l’on pourrait qualifier la situation des 93 employés du Casino Plazza à Batelière.
 La société qui les emploie est une filiale de la COGIT dont le groupe Bernard Hayot est un des gros actionnaires. Cette entreprise exploite cet établissement de jeux et doit faire renouveler la concession pour que l’activité se poursuive. C’est la municipalité de Schœlcher qui doit signer la reconduction ou le renouvellement de la convention. Celle-ci doit être présentée au plus tard le 30 juin 2012 au préfet qui doit ensuite apposer sa signature. Si tel n’est pas le cas, l’exploitation cesserait alors en octobre 2012 et 93 employés devraient se retrouver à Pôle Emploi.
La municipalité et la direction du casino ne sont pas d’accord sur le montant de la redevance que le casino devrait verser. La direction du casino déclare que la somme demandée par la municipalité est trop importante, qu’elle veut la mort de l’entreprise. Dans ce petit jeu, les employés ne savent pas trop où donner de la tête et se mobilisent pour sauver leurs emplois. Ils sont ainsi pris en otages par une direction qui secoue le chiffon rouge des licenciements si la municipalité ne se range pas à ses propositions.
Cet établissement fonctionne bien. Et donc, les affaires sont florissantes pour ses actionnaires. Mais profitant de la situation actuelle avec un chômage très important, la direction du casino voudrait exercer un chantage et utiliser les employés comme moyen de pression pour contraindre la municipalité à accepter ses conditions. Une méthode de rapaces que les employés ont bien raison de dénoncer pour ne pas en être les victimes.

 

 

Martinique : Education Nationale, le changement n’est pas pour maintenant !

La mobilisation continue contre les suppressions de postes et l’affectation hors de l’académie de Martinique de plusieurs «néo-titulaires» de l’Education nationale. Plusieurs syndicats, dont la CGTM-Education se sont constitués en Front Commun de l’Education. Ils appellent à l’annulation des mesures de fermetures de sections, de suppressions de postes. Ils appellent aussi à l’annulation de l’affectation hors de la Martinique d’enseignants qui ne l’ont pas demandé. 
Le jeudi 21 juin 2012, lors d’une séance plénière du Conseil Régional, une délégation est intervenue et a demandé aux élus de voter une motion pour soutenir la démarche du Front.
Serge Larcher, sénateur, enseignant de profession, a balbutié quelques mots pour dire qu’il a pris bonne note des cinq nouveaux postes d’enseignants attribués à l’académie de Martinique. Il a d'abord fait semblant de voir dans cette mesure un premier pas pour la satisfaction des revendications exprimées. Puis, il a quand même demandé expressément au Ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, de revenir sur les 195 suppressions restantes prévues à la rentrée 2012.
Mais cette demande de Larcher et la motion du Conseil Régional sont le service minimum que ces élus pouvaient faire. Et ils l’ont fait sous la pression. Il ne faut donc pas se faire d’illusions. Vincent Peillon n’était pas encore nommé ministre de l’Education nationale qu’il avait déjà répondu que le gouvernement socialiste ne pourrait rien contre les mesures actuellement dénoncées et combattues, car elles ont été préparées par le gouvernement Fillon.
« Le changement, c’est maintenant » : c’était le slogan de François Hollande. La réalité est tout autre. C’est ce que constatent les enseignants !