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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1070 du 1 juin 2012/Troisième page

Troisième page

ÉCHOS DES HÔPITAUX

 
ENCORE  LA  POLITIQUE  DE  LA  CHAISE VIDE…                                                                          Les Assistants médico-administratifs (secrétaires médicales) avaient demandé un rendez-vous à la DRH avec les Cadres Administratifs de Pôles (C.A.P.) pour une mise à plat de leurs difficultés de gestion au quotidien.                                                                                                     La direction a donc organisé une réunion le lundi 21 entre secrétaires et C.A.P. Ces derniers ont brillé par leur absence, provoquant, à juste titre, l’indignation des secrétaires qui s’étaient déplacés.                                                                                                                                                 Cela donne une idée de l’hypocrisie de ces gens-là quand ils parlent de dialogue social
IL  N’Y  A  PIRE  IMBÉCILE  QUE  CELUI QUI  NE  VEUT  PAS  COMPRENDRE                                            Une des raisons invoquées par les C.A.P. pour justifier leur absence : une erreur de date.                                                                                      La convocation fixait la réunion au lundi 25 mai au lieu du lundi 21 Mai. Pourtant un C.A.P. sur les 13 que compte le CHU  était présent. Preuve qu’il avait compris qu’il n’existait dans le calendrier que le lundi 21 mai. Et les autres ???                                                                                        Borné et stupide d’accord, mais à ce point-là !  Le CHU est sans conteste candidat  au festival des  C… pour la palme d’or !
OTEZ –VOUS DE LÀ !!!                                                                                                                                    Tous les plannings doivent passer par les C.A.P.,   voilà la nouvelle donne qui a été spécifiée aux cadres de proximité.                                                                                                                             Vu le bordel déjà généré dans les services, la suite promet !



 

 

Guadeloupe : À « Carrefour » Milénis, grève pour l’application de l’accord Bino

La grève votée le 14 mai à l’hypermarché Carrefour (Milénis) se poursuit. Bien que désormais minoritaires, les grévistes n’entendent pas laisser passivement leur patron, Despointes, revenir sur l’acquis que constitue l’accord d’entreprise. Cet accord, calqué presque mot pour mot sur l’accord Bino, a nécessité une grève de 14 jours en 2009 avant d’être signé.                                                                                                                                    Après avoir essayé de réprimer les grévistes de l’UGTG et de la CGTG par l’envoi de dizaines de camions de gendarmes et de policiers, Despointes et son directeur ont traduit les organisations syndicales, des délégués du personnel, les délégués syndicaux des deux organisations et des grévistes non élus du personnel devant le tribunal, pour entrave à la liberté du travail. Vendredi 18 mai, à l’audience plusieurs grévistes étaient déférés pour entrave. Ceux de Carrefour Milénis, mais aussi ceux d’une station d’essence et des syndiqués UGTG du commerce.                                                                                                                                      La répression judiciaire n’a pas empêché les employés de Carrefour Milénis de continuer le mouvement, bien au contraire. Par solidarité avec les délégués, certains salariés qui voulaient reprendre ont décidé de rester en grève jusqu’au délibéré. Comme il fallait s’y attendre, le jugement a été pris en faveur des patrons, condamnant les délégués, les organisations syndicales ainsi que les employés non élus à une astreinte exorbitante de 1 000 € par entrave constatée par voie d’huissier !                                                                                                       Cette décision est un jugement de classe qui ne décourage pas les grévistes. La direction du travail qui est censée faire respecter le droit n’a établi, elle, aucun procès verbal constatant la non-application de l’accord d’entreprise de Carrefour Milénis. Les grévistes, sûrs de leur bon droit et déterminés à se faire respecter, ont installé leur piquet de grève dans le magasin, à l’entrée. Ils accueillent tous les clients au son de sifflets et de chants qui parviennent à convaincre certains de faire demi-tour et de rebrousser chemin. Les grévistes reçoivent le renfort de plusieurs camarades de la CGTG qui passent régulièrement les encourager sur le piquet de grève. Une chose est sûre : le magasin en cette période de fête des mères ne parvient pas à réaliser son chiffre d’affaire, malgré la publicité sur les médias locaux.                                          Le directeur refuse de céder à la revendication de verser les 200 euros nets à partir du 1 mars 2012. Pour cette entreprise affiliée au MEDEF, si elle cédait, cela constituerait une brèche dans laquelle s’engouffreraient tous les salariés qui réclament l’application de l’article 5 de l’accord Bino. Les grévistes savent bien que l’enjeu dépasse le cadre de leur entreprise. Mais ils n’ont pas dit leur dernier mot et la grève continue.



 

Guadeloupe : Centrale Géothermique de Bouillante, la direction joue avec les nerfs des grévistes.

Rappelons quele 14mai dernier des négociations entre la direction de la Centrale et  les représentants CGTG du personnel s’étaient déroulées de 18 heures à minuit, et un protocole de fin de conflit était en cours de rédaction. Mais au dernier moment, la direction est revenue sur ses engagements. Pour la reprise du travail, les salariés réclamaient une mise au point pour la réorganisation du travail à savoir : 
- les horaires de travail,
- les jours ouvrables de l’entreprise et la répartition dénominative des équipes,                     
- la présentation des cycles de travail, 
- le délai de recrutement des embauches à venir dans le cadre de l’organisation mise en place, 
- et l’organigramme dénominatif, et le cas échéant, la détermination des postes vacants.
Il manquait seulement à la direction de Géothermie Bouillante de communiquer aux salariés et à leurs représentants de la FE-CGTG des précisions sur cette réorganisation.    
Les grévistes se sont rendu compte que la direction représentée par son directeur général  délégué, M. Didier Gauthier  est revenue sur l’accord et ses écrits.Ils ont de ce fait décidé de poursuivre la grève. Pour l’instant ils n’ont aucune date de rencontre prévue avec la direction.


 
                                                                                  

ÉCHO DE PÔLE EMPLOI

AUGMENTATION DES EFFECTIFS POUR AIDER LES CHÔMEURS
Retrouver du travail, c’est ce que cherchent l’écrasante majorité des demandeurs d’emploi. Avec quels effectifs comptent-ils encore s’en prendre aux chômeurs ? A Pôle Emploi, ce dont nous avons besoin ce sont des collègues pour un accueil téléphonique digne de ce nom, et des conseillers en nombre suffisant pour aider les demandeurs dans leur recherche !
 
CAUSE TOUJOURS…
Hollande, qui se proclame réaliste, se donne un an pour commencer à diminuer le chômage. Sarkozy, lui, s’était donné 5 ans pour faire passer le taux de chômage de 9 à 5% ! On a vu ce qu’il en est. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient.
 
CONTRATS AIDÉS OU FORMATION CAUTÈRE SUR JAMBE DE BOIS
Formation et petits contrats aidés ce sont officiellement, les seules propositions que Pôle Emploi et le gouvernement sont certains de pouvoir faire aux demandeurs d’emploi. En Guadeloupe encore plus qu’ailleurs, nous savons que les emplois pérennes sont de moins en moins présents dans les offres d’emploi.
 

 

Martinique : la mobilisation des employés de l’hôtel Galion contre les licenciements se poursuit

Les employés de l’hôtel « La Baie du Galion » poursuivent leur mobilisation contre les menaces de licenciements qui pèsent sur 25 d’entre eux. Venus en délégation à l’Inspection du Travail le vendredi 23 mai, ils ont pu obtenir un rendez vous pour… le 4 juin. Ils se sont rendus aussi à la Région et là ils ont appris que le groupe Fabre qui gère la chaine Karibea avait eu le toupet de faire une demande d’aide sans obtenir satisfaction, il est vrai.  
Les salariés, syndiqués à la CDMT, ont tenu une réunion d’information en présence des candidats aux élections législatives, notamment ceux de la circonscription du Centre Atlantique où est situé leur hôtel, pour leur expliquer leur situation. Ils leur ont expliqué qu’ils étaient face à une direction qui se croyait tout permis et ne respectait même pas les délais de la procédure de licenciement collectif. Manifestement, une fois encore le groupe Fabre veut aller au plus vite pour se débarrasser de ces salariés et mettre en œuvre son projet de résidence hôtelière.
Les employés, qui attendent toujours les résultats de l’expertise comptable, ont annoncé qu’ils seraient prêts à créer une coopérative et prendre des parts dans le projet de résidence hôtelière du groupe Fabre si l’hôtel n’était vraiment pas rentable. Mais ils n’ont aucune réponse positive. En effet, les possédants semblent plus intéressés par une opération immobilière actuellement plus juteuse que par un quelconque développement du tourisme.
 Devant la dizaine de candidats présents, les travailleurs ont indiqué qu’ils attendaient d’eux, s’ils étaient élus, qu’ils fassent passer une loi «contre la maltraitance capitaliste».  
  Les candidats de Combat Ouvrier et de Lutte Ouvrière présents ont porté leur soutien total aux grévistes et dénoncé ces licenciements abusifs, venant d’un groupe qui s’était déjà enrichi précédemment avec la sueur des ouvriers de la banane. Ils ont dit aussi que la véritable loi pour l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution des salaires devrait être imposée aux capitalistes par les luttes massives des travailleurs.
Les employés de l’hôtel du Galion poursuivent leur mobilisation et comptent sur le soutien des travailleurs, y compris ceux d’autres secteurs, et des autres syndicats, lors de leurs prochaines actions.