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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1070 du 1 juin 2012/Première page

Première page

Éditorial: Aux symboles de Hollande opposons la réalité des luttes

Nous voilà donc avec un nouveau gouvernement tout neuf et tout rose. Hollande,  comme ses prédécesseurs a dû jongler pour répartir les ministères entre les différentes tendances de son parti, ses amis, d’autres tendances de gauche, la nécessité d’instaurer la parité hommes/femmes en nombre égal, etc.
Il fallait renvoyer l’ascenseur à ceux qui l’ont aidé et obtenu de bons et très bons résultats. L’ami le plus proche c’est Jean-Marc Ayrault, nommé Premier ministre. Pour les tendances du Parti socialiste il y a Fabius, Manuel Valls, Montebourg et d’autres. Pour «les» Outre mers qui ont plébiscité Hollande il y a Victorin Lurel président de la Région Guadeloupe, député guadeloupéen, qui est aujourd’hui le nouveau ministre de ces «Outremers ». Il remplace Marie-Luce Penchard, Antillaise aussi, ancienne ministre des Outre mers de Sarkozy. Les notables d’Outre-mer ont reçu aussi en cadeau la nomination de la Guyanaise Christiane Taubira au poste de ministre de la justice, troisième dans la hiérarchie gouvernementale, et Madame Pau Langevin d’origine guadeloupéenne, députée du 19éme arrondissement de Paris, devenue ministre de la réussite scolaire. Trois Antillais et Guyanais donc, trois Noirs au gouvernement. Hollande comme beaucoup de gouvernements de la quatrième et de la cinquième république veut ainsi flatter les sentiments régionalistes et d’oppression raciale des peuples des territoires et départements d’Outre-mer.
D’autre part, c’est une tentative d’acheter la paix sociale  dans ces départements lointains où les travailleurs et la population sont réputés trop remuants, trop contestataires, avec des réactions parfois subites et explosives. Des ministres antillais et guyanais, noirs, pourront, le cas échéant, servir de pompiers pour éteindre les départs d’incendie social, voire d’incendies sociaux tout court en Outre-mer. C’est le vrai rôle qu’Hollande attend des Lurel, Taubira et autre Pau Langevin. Mais ils pourront aussi jouer, le cas échéant le même rôle dans ces «petits Outre mers» de la France elle-même, c’est-à-dire ces quartiers dits sensibles où vit une population émigrée, pauvre, constituée en grande partie, d’Arabes, de Noirs d’Afrique, des Antilles, d’Asiatiques, bref, de toute la mosaïque des peuples anciennement colonisés par la France. Le fait qu’au sein du gouvernement les minorités visibles soient un peu plus représentées  ne changera rien en soi, tout comme la baisse du salaire des ministres, l’obligation qu’ils ont de prendre le train et la kyrielle de mesures symboliques prises par Hollande pour entretenir les illusions au sein de la population.
Car ces ministres socialistes, « métropolitains » ou antillais,  guyanais, maghrébins, ne mèneront sur le fond que la politique de la bourgeoisie, version  « gauche », pour faire croire au changement. Ils sont là pour faire passer les pilules amères de la crise, des privations, de la baisse du niveau de vie, de l’augmentation du chômage, des licenciements
C’est pour cette raison aussi que Combat Ouvrier présente des candidats  en Martinique et en Guadeloupe sous l’étiquette  «Combat Ouvrier et Lutte Ouvrière ». Oui, en face de la droite ouvertement défenseure des riches, des banquiers, des financiers, et la gauche socialiste qui veut donner l’illusion d’être différente, il est bon qu’il y ait des candidats qui disent que cette gauche-là ne changera rien pour les travailleurs et la population pauvre.  Oui il faut des candidats qui mettent en garde les travailleurs et la population contre la politique de la  gauche au pouvoir ! Et de plus des candidats communistes révolutionnaires dont le programme est un programme de lutte. Car c’est bien aux luttes que les travailleurs, les chômeurs, les pauvres, la population laborieuse doivent se préparer face à la crise qui s’aggrave. C’est cela que nous expliquons dans cette campagne.
 Le 9 juin, votez Combat Ouvrier et Lutte Ouvrière !

Rebelle ! menacé tous concernés! Halte à la répression !

Cette année les attaques contre le journal Rebelle ! ont pris des proportions scandaleuses. Depuis 10 mois, les responsables du rectorat, les chefs d’établissement et leurs représentants insultent les jeunes de Rebelle ! dans les médias, les traitent de « dangereux voyous », organisent un réseau d’espionnage pour observer leurs faits et gestes et les envoient à la police toutes les quatre ou cinq semaines pour des affaires qui sont finalement classées sans suite... Une véritable entreprise coordonnée de bâillonnementdes jeunes contestataires !
Halte à la répression !


Vendredi 18 mai, cet appel a provoqué une charge de police brutale. Pour tenter de justifier leurs actes, les fonctionnaires de police ont porté plainte contre deux jeunes, Raphaël Cécé et Sony Laguerre, l’un pour « menaces » et l’autre pour « coups et blessures ». Les responsables de l’école en Guadeloupe cherchent  à monter la police contre les jeunes et vice-versa. Et ils tentent de masquer ainsi leur  responsabilité dans la dégradation de la situation. 
Depuis près de quatre ans, les jeunes du journal Rebelle ! dénoncent toutes les injustices. Ils écrivent des articles et organisent des débats sur l’histoire des révoltes d’esclave en Guadeloupe, sur la Révolution haïtienne, sur la lutte des Noirs aux États-Unis… Toutes choses que les « éducateurs » du rectorat se refusent à faire.
Ils se battent contre le saccage de l’école par les autorités. Ils dénoncent, preuves à l’appui, les conditions d’hygiène déplorables, le délabrement scandaleux des bâtiments, l’infestation par les rats et les moustiques, l’incapacité à accueillir les élèves handicapés…  Ils démontrent que sous couvert d’apprendre « l’autorité » aux garçons et « la décence » aux jeunes filles, l’administration justifie l’abus de pouvoir, le « droit à la grossièreté » des chefs, et une intimidation sexiste scandaleuse subies par les jeunes filles (insinuations malsaines et parfois même harcèlement).
Le journal Rebelle ! mobilise les jeunes pour toutes les causes justes : de la collecte d’eau après le séisme en Haïti à la solidarité avec les personnels ouvriers de l’université, de la grève sur les retraites au soutien envers les syndicalistes poursuivis après le mouvement LKP.
 
C’est pour cela qu’on veut les faire taire. La répression actuelle vise à « faire un exemple », à terroriser les jeunes qui commencent à dénoncer les abus dont ils sont victimes en témoignant dans le journal Rebelle ! Il s’agit de convaincre toute une population que la protestation ne peut avoir qu’une conséquence : la répression. Il s’agit de mettre un terme à la liberté d’expression pour tous.
NOUS, ORGANISATIONS ET PERSONNALITÉS SIGNATAIRES DE CET APPEL, NOUS REFUSONS !
 
PA MANNYÉ REBELLE ! DÉFENDONS LA LIBERTÉ D’EXPRESSION EN GUADELOUPE – MEETING LE MERCREDI 27 JUIN
à 19h – Salle Joseph Théodore Faustin, face au collège de Boisripeaux  Abymes.


Tous devant le Tribunal de Pointe-à-Pitre MERCREDI 13 JUIN
à 8h : soutien à Raphaël CéCé.

Guadeloupe/Martinique : Le samedi 9 juin : votez pour les candidats de Combat Ouvrier et de Lutte Ouvrière

Les classes populaires n’ont rien à attendre de l’Assemblée Nationale qui est une chambre d’enregistrement impuissante face au pouvoir de l’argent. Et située à 7000 km. Ces élections législatives permettent cependant d’exprimer une opinion et d’affirmer la présence d’un courant politique.
Nous nous présentons au nom des idées et du programme de Combat Ouvrier et Lutte Ouvrière, que Nathalie Arthaud, Jean-Marie Nomertin et Ghislaine Joachim-Arnaud ont défendus lors de l’élection présidentielle. Nous appelons toutes celles et tous ceux qui ont voté pour elle à confirmer leur vote.
-          Interdiction des licenciements collectifs et répartition du travail entre tous, sans diminution de salaire, le financement du tout prélevé sur les profits des groupes industriels et financiers et sur les revenus de leurs gros actionnaires.
-          Création par l’État d’emplois utiles dans les services publics et lancement de grands travaux comme la construction de logements sociaux.
-          Augmentation générale des salaires et des retraites, indexés automatiquement sur les hausses de prix.
-          Suppression du secret industriel, bancaire et commercial, à l’abri duquel les entreprises capitalistes préparent tous leurs mauvais coups, pour permettre le contrôle des entreprises par les travailleurs et par la population.
-          Suppression des séquelles du colonialisme !
Le 9 juin, voter Combat Ouvrier et Lutte Ouvrière, c’est approuver que ces objectifs soient ceux des futures luttes du monde du travail pour défendre ses conditions d’existence.
Le 9 juin, voter Combat Ouvrier et Lutte Ouvrière, c’est se prononcer pour la construction d’un parti qui défende réellement les intérêts politiques et matériels des travailleurs, c’est voter communiste.
Ne donnons pas un chèque en blanc au parti socialiste et à ses alliés au pouvoir, et déjà majoritaires au Sénat, au Conseil général, au Conseil régional.
Aux élections législatives, faisons un vote qui peut être un vote d’avertissement sérieux si beaucoup votent pour les candidats de Combat Ouvrier et de Lutte Ouvrière.
Ce vote signifiera que les travailleurs et la population ne laisseront pas le gouvernement socialiste agir contre eux sans réagir.
Voilà ce qu’on peut faire avec le bulletin de vote. Pas plus, mais pas moins. Il exprimera déjà une intention de ne pas se laisser faire et de reprendre les luttes offensives.

Guadeloupe-Martinique : Conférences Publiques

Pourquoi voter pour les candidats de Combat Ouvrier-Lutte Ouvrière aux élections législatives du 9 juin 2012.
En Guadeloupe : Le 5 juin 2012, 19H, Baie-Mahault, rue de l’Église avec tous nos candidats.
En Martinique : Le 6 juin 2012, 19H, à l’AMEP, Route de Redoute, Fort de France. Tous nos candidats seront présents.