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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1068 du 10 mai 2012/Deuxième page

Deuxième page

Pourquoi Combat Ouvrier présente-t-il des candidats aux élections législatives du 9 juin 2012 en Guadeloupe et en Martinique ?

- Parce qu’il faut que les travailleurs, les exploités, tous ceux qui souffrent de la domination des capitalistes aient la possibilité de faire un vote qui exprime leur souffrance, leur mécontentement et leur volonté de lutte.
- Parce que les travailleurs et les exploités ne doivent pas avoir pour choix, un vote en faveur des candidats de la droite. La même  qui, au pouvoir, a aggravé la situation des travailleurs et des chômeurs et donné des milliards aux banquiers et aux grands patrons.  Ou encore un vote en faveur de la gauche des Hollande et Lurel. Car ces derniers feront la même chose. La gauche au pouvoir avec Mitterrand, dans le passé, a tout fait pour faire accepter les sacrifices aux travailleurs. Elle fera la même chose demain. Gauche ou droite, ce sont toujours les 25% de chômage, c’est toujours la vie chère, les suppressions de postes de fonctionnaires, et le refus de titulariser les contractuels au nom des économies de budget, les licenciements, le gel des salaires, la dégradation des services publics et particulièrement des hôpitaux.
Demain ce sera pire encore si la crise financière et économique s’aggrave. Car gauche ou droite, ces dirigeants politiques ne sont que des sous-fifres.
Ceux qui dirigent vraiment ce sont les banquiers, les financiers et les grands groupes capitalistes, et avec eux le lobby béké. Ceux-là demandent aux « politiques » de prendre des mesures d’austérité pour faire payer la crise aux travailleurs.
Nous nous présentons à ces élections législatives,
- Pour ne pas laisser le terrain à toute une série d’ambitieux ou d’aventuriers qui ne visent que leur intérêt personnel, trompent les travailleurs et ceux qui souffrent. Et encore moins laisser le terrain à l’extrême-droite raciste si elle a des candidats.
- Parce que l’abstention n’est pas non plus une solution. De toute façon, il y aura un élu avec votre voix ou sans votre voix. Même s’il y avait 90% d’abstention, il y aurait un élu quand même.
Donc, nous disons à tous ceux qui s’abstiennent parce qu’ils pensent que ça ne sert à rien de voter et qu’ils sont dégoûtés car leur sort ne change pas pour autant : « Oui, vous avez raison, les élections ne changent rien au sort des travailleurs et des chômeurs, éh bien dites-le avec nous dans les urnes ! Au moins vous le ferez savoir ! Vous avez la possibilité de voter pour des candidats qui n’ont pas un programme «électoral», qui ne font pas de promesses, mais qui avancent un programme de  lutte.»
Alors, nous nous adressons aux travailleurs, chômeurs, jeunes, retraités, femmes au foyer,  et leur disons : profitons de cette élection législative pour nous faire entendre.
La seule valeur du vote en faveur des candidats de COMBAT OUVRIER et de LUTTE OUVRIÈRE sera de faire savoir à ceux qui nous exploitent et nous dominent, en France comme en Guadeloupe et en Martinique, que nous sommes convaincus que c’est par nos luttes que nous empêcherons les gros patrons, les banquiers et autres fonds d’investissement, maquillés aujourd’hui en «marchés financiers»,  de continuer à nous faire payer leur crise en aggravant notre sort pour maintenir, voire augmenter leurs bénéfices.
Ce sera aussi un signal fort pour leur dire que face à la crise nous sommes prêts, demain, à nous mobiliser dans nos entreprises, dans nos quartiers, à redescendre par milliers dans les rues, que nous sommes prêts à la lutte :
- Contre le chômage : l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire.
- Pour un SMIC à 1700 euros nets par mois.
- Pour l’augmentation des salaires à chaque fois que les prix augmentent, c'est-à-dire l’échelle mobile des salaires.
- Pour la baisse réelle des prix et l’arrêt de la vie chère.
 
Eh bien, ce vote là aura bien plus de valeur que tous les autres votes. 

Guadeloupe : Manifestations du premier mai :

          À Pointe-à-Pitre …
Près d’un millier de travailleurs a défilé dans les rues de Pointe-à-Pitre le premier mai. Des travailleurs en grève dans différents secteurs étaient présents pour exprimer leur unité face à un patronat qui remet en question l’accord Bino et qui veut imposer un plan de licenciement. Les travailleurs de WSG-LE CABLE en tête de cortège ont fêté leur victoire après plusieurs jours de grève. Ils ont fait reculer la direction sur sa décision de licencier certains de leurs camarades et ont imposé des garanties sur la pérennité de l’emploi. Ils ont également obtenu le paiement des jours de grève. Cette victoire est encourageante pour les travailleurs qui continuent de se battre dans d’autres secteurs et qui étaient représentés dans la manifestation. Ceux de la centrale géothermique de Bouillante en grève depuis plusieurs mois, de l’usine Gardel en grève depuis plus de 15 jours. Des travailleurs de plusieurs autres secteurs : l’hôpital, France Télécom, La Poste, les banques, des Collectivités (Région, Département), des enseignants étaient présents. Les jeunes du journal Rebelle ! étaient particulièrement dynamiques dans le cortège. On a noté la présence de militants de Combat Ouvrier, et de ceux du FPAC (Forces Patriotiques Anticapitalistes Anticolonialistes). L’ambiance était à la discussion, dans un esprit fraternel.                                                                                          
Ce premier mai 2012 à Pointe-à-Pitre avec  les travailleurs de la CGTG a redonné confiance à ceux qui sont en lutte et qui ont affirmé qu’il n’était pas question d’arrêter le mouvement qu’ils avaient commencé.
La manifestation s’est terminée après l’intervention de représentants de différents secteurs en lutte.
Un repas de solidarité dont les bénéfices sont destinés à soutenir les travailleurs de Bouillante et les avocats qui seront présents au mois de juin lors du procès du jeune accusé à tort d’avoir assassiné Bino a clôturé cette journée du 1 mai.
 
         À Marie-Galante…
Près de deux mille manifestants ont défilé dans les rues de Grand Bourg à l’appel notamment de l’UGTG, FO, la CFTC, l’UNSA, du collectif Marie-Galante Péyi Doubout, etc. Des travailleurs de pratiquement tous les secteurs étaient présents. Et là aussi ce fut un succès.

Guadeloupe : Jean-Marie Hubert contre les travailleurs de Gardel en grève

Le journal France-Antilles du 24 avril dernier a publié une déclaration de Jean-Marie Hubert conseiller général UPLG de Port-Louis-Anse Bertrand à propos de la grève des ouvriers de Gardel. Il déclare : « C’est un véritable scandale. C’est la première fois qu’on arrête une récolte en cours. La grève a été brutale et sauvage. L’ensemble des planteurs doit se mobiliser pour faire redémarrer l’usine et doit être indemnisé. On ne peut pas accepter de pénaliser la profession agricole pour 200 euros ».                           Pour J-M. Hubert, les 200 euros ne seraient donc pas si importants que cela ! De la part d’un conseiller général qui reçoit aux environs de 2000€ d’indemnité à ne «rien faire»  c’est plutôt mal venu. Eh bien les ouvriers et tous ceux qui perçoivent des salaires de misère apprécieront ! Le conseiller général s’en prend donc directement aux ouvriers. Lui, qui prétend défendre «le peuple guadeloupéen» et l’unité de ce peuple contre le «colonialisme français » montre bien que au sein de ce «peuple guadeloupéen», ce ne sont pas les travailleurs qu’il défend. Ces mots auraient pu tout aussi bien sortir de la bouche  d’un ministre, d’un préfet, d’un capitaliste de ce même «colonialisme ».                                                 
Jean-Marie Hubert n’appelle même pas à une lutte commune des ouvriers et des planteurs contre les capitalistes de Gardel pour qu’ils donnent satisfaction tant aux ouvriers qu’aux planteurs qui eux aussi ont des revendications à faire valoir. Non, il s’en prend à la grève «sauvage et brutale » des ouvriers de Gardel.                                                Ce genre de déclaration ne peut que conforter les patrons de Gardel qui exploitent les ouvriers mais aussi les planteurs.

NOS CANDIDATS AUX ELECTIONS LEGISLATIVES
Martinique : Nos candidats aux législatives

1 circonscription : Centre Atlantique
Titulaire : MARTHE dite SURELLY Marie Hélène, ouvrière agricole, militante syndicale, représentante ouvrière à la Chambre d’Agriculture, adhère aux idées de Combat Ouvrier.
Suppléant : MAUGÉE Louis, retraité de la Sécurité sociale, membre de la direction de Combat Ouvrier.
 
2 circonscription : Nord
Titulaire : DUFEAL Alex Gaëtan, formateur professionnel, militant de Combat Ouvrier et militant syndical.
Suppléant : POULADE Fernand, agent hospitalier en retraite, militant syndical, adhère à Combat Ouvrier.
 
3 circonscription : Centre
Titulaire : JOACHIM-ARNAUD Ghislaine, technicienne de laboratoire, membre de la direction de Combat Ouvrier, dirigeante syndicale.
Suppléant : MAGIT Jean-Jacques, retraité ouvrier de la Métallurgie, membre de Combat Ouvrier.
 
4 circonscription : Sud
Titulaire : JEAN – MARIE Gabriel, enseignant, militant de Combat Ouvrier et militant syndical.
Suppléant : GRANVILLE Guy, adjoint des cadres hospitaliers, militant syndical, et partage les idées de Combat Ouvrier.
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Guadeloupe : Nos candidats aux législatives.

Dans la première circonscription :
Danielle Diakok, employée à la MAIF, militante de Combat Ouvrier et militante syndicale, conseillère municipale de la ville des Abymes.
Sa remplaçante est Marie-Agnès Castrot, employée à Pôle Emploi, militante de Combat Ouvrier et militante syndicale.
 
Dans la deuxième circonscription :
- Claude Fletcher, retraité, militant de Combat Ouvrier.
- Son remplaçant est Clotaire Rimbon, ouvrier à l’usine Gardel, militant de Combat Ouvrier et militant syndical.
 
Dans la troisième circonscription :
- Lita Dahomay, retraitée de l’éducation nationale, militante de Combat Ouvrier.
- Sa remplaçante est Sidjie Esdras 21 ans, étudiante, militante de Combat Ouvrier et animatrice de l’équipe du journal Rebelle !
 
Dans la quatrième circonscription :
-         Jean-Marie Nomertin, militant de Combat Ouvrier et dirigeant syndical depuis de nombreuses années.
-         Raphaël Cécé étudiant, militant de Combat Ouvrier et animateur de l’équipe du journal Rebelle !
 
 

Martinique : Les chiffres du chômage augmentent ! À nous de les faire baisser

Le nombre d'inscrits à Pôle Emploi était fin mars 2012 de 63800 (+ 4,8% en 1 an) en Guadeloupe et de 49700 (+ 3,1% en 1 an) en Martinique (source officielle Dares : Direction de l'animation, de la recherche, des études et des statistiques qui dépend du ministère du Travail).                                                           
Les chiffres du chômage réel sont bien sûr supérieurs à ceux des inscrits à Pôle Emploi mais la tendance à la hausse dans les 2 départements est bien significative. Pour la comparaison, elle est de + 6,3% en 1 an en France.                                      
Donc le chômage augmente de façon importante chez nous, et encore plus importante en France. Les âneries attribuant la hausse du chômage aux suites de la grève générale de 2009 sont bien loin ! Trois ans après la grève, comme d'ailleurs avant celle-ci, le chômage continue à s'aggraver, et s'aggrave partout.                                   
Le rapport annuel de l'OIT (Organisation Internationale du Travail qui dépend de l'ONU) prévoit que dans les pays développés, « le chômage ne devrait pas retrouver son niveau d'avant la crise de 2008 avant la fin 2016, en raison notamment de la diminution de la production ». Bien entendu ce rapport, déjà pas du tout rassurant pour les 5 années à venir, est bien incapable de prendre en compte de futurs développements de la crise économique et financière en cours.                            
Face à ces tendances lourdes, les appels de politiciens de tous bords à plus d'aides de l'État sont bien dérisoires. Si aides il y a, elles iront de toutes façons dans les poches des possédants, les travailleurs, avec ou sans emploi, n'en verront pas la couleur.                                                                                              Contre le chômage, la seule perspective pour les travailleurs est de changer le rapport de forces avec le patronat et l'État à son service, par des luttes puissantes et conscientes, pour le partage du travail entre tous les bras disponibles, avec plein salaire pour tous.