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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1067 du 21 avril 2012/Troisième page

Troisième page

Guadeloupe : ÉCHO DE PÔLE EMPLOI

INFO OU INTOX
Un mail échangé entre le directeur régional et le directeur des ressources humaines circule ces jours-ci dans les agences, dans un tract de la CGTG.
Le directeur général des ressources humaines affirme dans un courrier diffusé à l’ensemble des agents que ce mail annonçant un plan de départ de cadres de Pôle Emploi est un faux !
 
RÉPONDÈ RÉPONN’ 
S’il s’agissait d’une blague, elle serait de très mauvais goût. Quoi qu’il en soit, nous sommes nombreux à être inquiets. Nous savons tous pertinemment que la fusion et les économies incessantes décidées par ceux qui nous dirigent ont pour objectif de réduire la masse salariale et les effectifs.
 
QUAND LA DIRECTION MENACE L’ENSEMBLE DES AGENTS
Dans le courrier destiné au directeur régional diffusé à l’ensemble du personnel, Cribier annonce une enquête de la direction générale en Guadeloupe et une plainte déposée pour faux et usage de faux. Mais à aucun moment il ne dit s’il existe ou pas un plan de licenciement ! Et c’est précisément ce qui intéresse chacun d’entre nous.
 
PRÉPARONS NOUS À NOUS DÉFENDRE
Malgré les dénégations de la direction de Pôle Emploi, nous sommes nombreux à être inquiets. Personne ne croit à une blague. Face aux menaces réelles ou supposées une seule solution : soyons vigilants et préparons nous à réagir collectivement.

 

 

Guadeloupe : NAO-Canne-Sucre-Rhum : Les ouvriers de Gardel en grève pour leurs revendications.

À chaque début de la récolte sucrière, les travailleurs de ce secteur ont à faire face au même problème : la rapacité des capitalistes du sucre qui refusent de donner satisfaction à leurs revendications dans le cadre de la Négociation Annuelle Obligatoire (la NAO). Cette année les choses semblent pires que les années précédentes. En effet, on est presqu’à la fin du mois d’avril et aucun accord n’est signé entre les patrons du secteur et les travailleurs alors que ceux-ci ont déjà entamé la récolte 2012 sans garantie sur quoi que ce soit. Que réclament les syndicats CGTG et UGTG dans le cadre des NAO de 2012 ? Rien que les capitalistes sucriers ne puissent accorder à savoir :
- Le respect de l’accord Bino, 256€ réglés sur le salaire du mois de mars dernier, sur le salaire de base et non pas sur la rémunération brute. Sur cela  les patrons disent être d’accord mais toutefois, comme pour bloquer les choses, proposent qu’il y ait un groupe de travail sur l’interprétation de l’accord. Bien sûr, les syndicats refusent la proposition !
 - 4€ d’augmentation du salaire de base. Les patrons, eux,  proposent 1,8€ sans tenir aucun compte du coup de la vie pour les salaires les plus bas.
- 15% d’augmentation de la prime de transport. Les sucriers en proposent 10%.
 - 25% pour le ticket de restaurant. Les sucriers proposent 12,5%.
Et enfin,  alors que les représentants syndicaux réclament, après 45 ans de carrière, une prime d’ancienneté de 45%, les patrons du secteur  ne proposent que 12,5%.
Il y a déjà eu plus de onze rencontres sans qu’une solution soit trouvée pour un déroulement normal de la campagne. Et la situation n’est pas mieux à Marie Galante où la campagne commencée il y a peu, est déjà interrompue par une panne du générateur.  
Ainsi, devant l’obstination des patrons, les ouvriers de Gardel pour obliger les patrons  à  discuter sérieusement des revendications ouvrières, ont procédé à un débrayage le jeudi 12 avril dernier de 14H30 à 17H30. Mais les patrons persistant dans leur attitude, les travailleurs ont finalement arrêté l’usine le mercredi 18. 
Et tout de suite on a entendu les habituelles jérémiades sur les conséquences de cette grève sur la récolte, sur les pertes qu’elle occasionnera. À croire que les patrons n’ont aucune responsabilité dans cette affaire.
Quant aux ouvriers de Gardel, ils n’ont que ce moyen pour obliger les patrons à leur donner satisfaction sur leurs justes revendications. Et ils ont raison.
 

Guadeloupe : WSG Le câble : les salariés se défendent pied à pied

Les employés du Câble continuent leur lutte. Une première rencontre avec la directrice Mme Simon s’est déroulée sous l’égide de l’inspection du travail. Mais ce qui devait être une négociation s’est très vite achevé par un constat d’échec. À la revendication du maintien et de la pérennisation de tous les emplois, la directrice prétend qu’elle est obligée de licencier 4 salariés et qu’elle ne peut garantir les autres postes.
Les grévistes ont démontré que les 4 licenciements des employés de la boutique n’ont aucun caractère économique. L’entreprise a tout simplement profité de l’incendie d’un local situé à proximité de cette boutique pour la fermer et tenter de licencier l’équipe qui y travaillait. Mais les locaux de cette boutique ont été déclarés viables par une commission de sécurité tout comme nombre de magasins logés dans le même immeuble. Ces magasins ont repris leur activité tandis que la boutique de WSG Le Câble est demeurée fermée.
Les employés ont la certitude que WSG Le Câble veut se débarrasser de l’ensemble des salariés de Guadeloupe après avoir empoché les subventions et aides à la défiscalisation pour s’installer en Guadeloupe. Cette filiale de Numéricable, grand groupe capitaliste qui engrange d’énormes profits a utilisé la force et l’intelligence des salariés qui y travaillent depuis bientôt 20 ans et estime qu’aujourd’hui elle peut s’en passer. Le Câble s’est organisé pour sous traiter presque tous ses services. Les sous-traitants emploient des salariés précaires qui ne coûtent pas un centime à WSG Le Câble.
 Lors de cette rencontre, la directrice pleine de morgue et d’arrogance a proposé de relever l’indemnité de licenciement de 25% en sus de l’indemnité conventionnelle pour les 4. Les grévistes ont refusé. Et pour rabaisser sa morgue, ils l’ont obligée à fixer une nouvelle date de négociation ce qu’elle se refusait à faire. Le jour prévu, la patronne ne s’est pas pointée !
 Chaque jour qui passe amène son lot de révélations aux grévistes. Un jour ils constatent que le service comptabilité a été transféré en Martinique. Les jours suivants ils se rendent compte que des documents disparaissent au fur et à mesure de l’entreprise, bien que la patronne continue de dire qu’elle ne veut pas fermer la boîte en Guadeloupe. Ils découvrent grâce à l’enquête diligentée par l’inspection du travail qu’en échange de subventions publiques, WSG Le Câble s’était engagé à embaucher 4 employés et à employer un effectif de 20 salariés. Or, l’entreprise veut licencier ! Et puis, il y a les multiples contradictions et mensonges de la directrice. Elle affirme que les comptes présentent un déficit de 10 millions d’euros de 2009 à 2010 alors que le chiffre d’affaire est du même montant !
 Les grévistes sont déterminés à ne pas s’en laisser conter. Ils maintiennent la pression et leur mouvement de grève. Ils ont déplacé leur piquet de grève dans le service le plus crucial de l’entreprise.

 
                                                                                  

Martinique : Diamond Rock, il faut faire grève pour être payé

Les salariés de l'hôtel Diamond Rock au Diamant étaient en grève le mercredi 11 avril, ils attendaient toujours le paiement de leur salaire de mars.
Et ce n'était pas la première fois que de tels retards étaient enregistrés. En cause le groupe Nouvelles Frontières qui contrôle cet hôtel et le laisserait de manière récurrente à découvert de trésorerie. Les grévistes ont obtenu rapidement des assurances sur un paiement du salaire sous deux jours, c'est-à-dire avec quand même un retard de deux semaines.
La désinvolture de Nouvelles Frontières est intolérable. Recevoir un service sans en payer le prix c'est être délinquant, c'est un abus de confiance, une escroquerie. En l’occurrence le délit est commis par une grosse entreprise du tourisme, qui vient de fusionner avec Marmara, Tourinter et Aventuria au sein de « TUI Travel ». À l'occasion de cette fusion, Nouvelles Frontières menace  de fermer les agences «Nouvelles Frontières» Pointe-à-Pitre et Basse-Terre en Guadeloupe, Rivière-Salée et Fort-de-France en Martinique.
Nouvelles Frontières croit pouvoir jeter ses employés comme des Kleenex, quand elle ne les jette pas, elle estime superflu de faire le nécessaire pour qu'ils soient payés en temps et heure.
Cette fois elle est tombée sur un os du côté du Diamant. Tant mieux !
 

Martinique : L’ÉCHO DES HÔPITAUX

 
Il ne faut pas les laisser faire
La direction a annoncé officiellement qu’elle avait planifié la suppression de 1141 postes dans les 5 ans sur les 3 établissements en fusion pour cause de désastre budgétaire … ! À part cela, le flou est toujours total ! Les répercussions sur la vie des agents, notamment contractuels, ils n'en ont rien à faire. La dégradation des services de Santé, rien à faire non plus. Seules comptent les économies à réaliser pour pouvoir continuer à arroser le gros patronat, les actionnaires. Il faut d'urgence les arrêter !
 
À COLSON COMME AILLEURS
Le nouveau projet de Schéma régional d'organisation de la Santé à fait réagir les syndicats de Colson. France-Antilles en a fait une page mardi. Il est dénoncé une tendance vers une psychiatrie pour les riches et une psychiatrie pour les pauvres. C'est effectivement, en cette période de crise, la tendance pour toute la Santé. Il faudra bien faire reculer ces prédateurs des ministères.

 
 

Planteurs de canne et ouvriers de Gardel dans une lutte commune pourraient faire céder les patrons de l’usine

Les planteurs de canne ont manifesté pour protester contre l’arrêt de la récolte. En effet c’est  la grève juste des travailleurs de Gardel  pour le respect de l’accord Bino sur les 200 euros qui a entraîné le blocage de l’usine Gardel.
Les planteurs ont organisé plusieurs opérations escargot et blocages dans différents points de la Guadeloupe, vendredi 20 avril. Puis ils se sont rendus à l’usine Gardel pour tenter de faire reprendre et aboutir les revendications entre ouvriers et patrons de Gardel, en vain.
Cependant,  certains planteurs semblent rendre responsables les seuls travailleurs de les empêcher de livrer leurs cannes à l’usine. Pourtant, si les planteurs se mobilisaient à fond aux côtés des ouvriers pour faire céder les patrons,  dans un large mouvement de colère commun, le conflit serait bien plus vite réglé. Et ce, d’autant  plus que s’il y en a qui exploitent les planteurs ce sont bien les patrons du sucre et non les ouvriers de l’usine !

Premier mai à Marie Galante.

L’UGTG, FO et plusieurs autres syndicats défileront cette année à Marie Galante.
La CGTG, à Pointe-à-Pitre.