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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1065 du 24 mars 2012/Troisième page

Troisième page

PAWOL A TRAVAYÈ BANNANN (Plantations en Lutte)

NE PAS  CONFONDRE  «COCO  ET  ZABRICO».                                                                                                             Les jours fériés et chômés sont normalement des journées de congé, payées par l’employeur. Et si pour x raisons, on travaille ce jour là, la journée est payée double.                                                                                Par contre les jours chômés ne sont pas des jours de congé, et l’employeur est tenu de donner du travail ces jours-là, sinon il doit les payer. 
BOIS DEBOUT - LES  MINEURS : EXIGEONS  NOS  CINQ  JOURS  DE  TRAVAIL  PAR  SEMAINE. …                                                                                                                                                           La direction, au prétexte qu’il n’y a pas de travail à faire et que certains camarades sont d’accord avec cette proposition, a décidé de ne pas nous donner du travail le vendredi.                                                                                                      Mais le fait de ne pas travailler le vendredi entraîne pour nous une baisse de salaire et en conséquence des congés payés et aussi une retraite moindre. De plus cela peut aussi permettre à la direction d’en prendre prétexte pour réduire la prime de fin d’année et la prime Bino.
…OU  LA  MISE  EN  PLACE  DU  CHÔMAGE  PARTIEL.                                                                                  La direction prétend que cela ne durera qu’un mois ou deux. Mais qu’en sait-elle ? D’ailleurs pourquoi ne met-elle pas en place le dispositif de chômage partiel ? Peut-être qu’elle a d’autres intentions inavouées ?

 

 

ÉCHO DE PÔLE EMPLOI

ENCORE DES CHÔMEURS MÉCONTENTS
L’agence des Abymes a encore été le théâtre de l’agression verbale de deux demandeurs d’emploi, venus réclamer des comptes. Encore une fois, il s’agissait de contrats aidés et d’une association connue de Pôle Emploi, qui n’a toujours pas régularisé sa situation sociale. Nous devons refuser de subir la violence tant des demandeurs, des associations véreuses que de la direction de Pôle Emploi !
 
UNE AGRESSION ANNONCÉE 
En minimisant systématiquement la situation illégale des associations qui signent des contrats aidés, la direction de Pôle Emploi est la première responsable des difficultés que nous rencontrons au quotidien. Ce n’est pas faute d’avoir tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises sur l’association en question. Malgré tout, une cadre avait réclamé qu’on traite les 34 contrats aidés de cette association !
 
DIS-MOI QUI TU FRÉQUENTES, JE TE DIRAI QUI TU ES
Comment accepter de continuer à signer des contrats avec des associations qui doivent des milliers d’euros tant à Pôle Emploi qu’à la Caisse de Sécurité sociale, sans être taxé de complicité ? Et surtout, comment expliquer aux demandeurs d’emploi que les agents de Pôle Emploi ne sont pas responsables ?
 
FACE À L’INERTIE DE LA DIRECTION IMPOSONS NOS SOLUTIONS…
S’il est vrai que nous ne pouvons pas anticiper toutes les poussées de colère des chômeurs, cette fois-ci c’était prévisible. Pour éviter que les demandeurs d’emploi ne s’en prennent à nous, il faut refuser de signer des contrats aidés avec des associations qui ne sont pas à jour de leurs cotisations ou qui paient les salariés au lance-pierre. C’est ce que nous avons décidé aux Abymes !

 

Guadeloupe : Les employés de WSG Le Câble en grève contre des licenciements

Depuis le 13 mars les employés de WSG Le Câble sont en grève. Ils réclament l’arrêt de tout licenciement et la garantie du maintien de tous les emplois dans les mois et années qui viennent. En 2009, WSG Le Câble lors d’un premier plan a licencié plus de la moitié du personnel. De 48 ils sont passés à 24 employés. L’externalisation des services a commencé. L’entreprise paie des sous-traitants pour assurer la maintenance du réseau et les boutiques commerciales n’embauchent que des salariés à contrats à durée déterminée. Dans le même temps, la qualité du service rendu aux clients du Câble s’est considérablement détériorée : les délais de réparation se sont allongés et les prix de l’abonnement ne cessent d’augmenter. L’embauche d’ouvriers portugais ou lettons corvéables à merci mais mal formés ne permet pas de résoudre les difficultés.En voulant supprimer de nouveau 4 postes, la direction poursuit la diminution du personnel titulaire. L’incendie des locaux de l’accueil à Jarry en décembre dernier a été le bon prétexte pour justifier ces 4 licenciements. L’entreprise veut faire croire qu’il s’agit de licenciements économiques, mais les salariés ne sont pas dupes. Pour eux l’incendie n’a rien d’un accident. À plusieurs reprises les délégués du personnel avaient réclamé la mise aux normes des locaux, en vain. Une première mobilisation du personnel pour refuser les licenciements a eu lieu en février dernier, obligeant la direction à reculer et à suspendre la mesure. Mais le 14 mars, les employés étaient à nouveau convoqués. L’ensemble des salariés a donc décidé de réagir collectivement et solidairement.En allant à la pêche aux informations, les travailleurs ont appris que la société mère du Câble est en déficit. Ils ont tout lieu de croire que le Câble veut leur faire payer ce déficit en se débarrassant dans un premier temps des 4 salariés qui travaillaient à la boutique, puis de tous les autres salariés à durée indéterminée.Les salariés ont décidé de ne pas se laisser faire ! Ils refusent de payer pour la mauvaise gestion vraie ou supposée d’un patronat rapace et méprisant. Le 14, ils se sont tous rendus aux entretiens de licenciement. L’entreprise est paralysée et les émissions de la télé le Câble sont perturbées. La lutte continue !
 
                                                                                  

Guadeloupe : Les agents de La Poste de Ste Rose/Deshaies en grève pour des embauches.

Depuis le 13 mars, les agents du centre courrier de Sainte-Rose/Deshaies ont entamé une grève à l’appel de la Fédération CGTG des Activités Postales et de Télécommunication.                                                                                                                  Les revendications portent  principalement sur les conditions de travail qui se dégradent. Les agents réclament la création d’une tournée supplémentaire, en réalité des effectifs en plus pour effectuer le travail. Car depuis la  nouvelle organisation mise en place et la distribution des plis publicitaires la masse de travail a augmenté.               Il faut savoir que La Poste a tout fait pour obtenir le marché de distribution des PNA (plis non adressés), c’est-à-dire les plis publicitaires. L’entreprise DISTRIDOM avait ce marché et La Poste en baissant ses prix a provoqué la liquidation de cette société qui a procédé au licenciement d’une  dizaine de salariés. La Poste a donc récupéré ce marché et entend faire effectuer la distribution des PNA par les agents mais sans embaucher du personnel pour cette tâche supplémentaire. Les agents qui n’arrivaient déjà pas à faire les tournées correctement sont maintenant submergés par ces plis publicitaires. Ils sont très remontés contre la direction et sont déterminés à obtenir satisfaction.                                                                                                                            La direction pour l’instant ne veut rien céder et propose aux agents l’équivalent de 152h sans créer les deux postes réclamés mais aussi de mettre en place des heures supplémentaires, ce que les agents ont catégoriquement refusé. Ils veulent de l’embauche car la situation de l’emploi est trop catastrophique pour qu’ils acceptent de faire des heures supplémentaires et de s’esquinter au travail. Le mardi 20 mars des négociations ont eu lieu de 10h à 16h sans aucun résultat. Les syndicats ont quitté la table des négociations.                                                                                                              Le personnel est très remonté contre la direction de La Poste qui en réalité veut faire des économies sur le dos des agents. C’est la politique de la Direction Générale qui est appliquée en Guadeloupe : à savoir pressurer au maximum les agents et supprimer des effectifs. Deux cadres se sont dernièrement suicidés en France, mais en Guadeloupe les agents ont choisi la bonne voie, celle de la lutte. Et ils ont bien raison de ne pas se laisser faire et de se battre pour obtenir satisfaction.

Martinique : Grève des pompistes pour des augmentations de salaire

Les pompistes affiliés à la CGTM et à l’UGTM se sont mis en grève le vendredi 16 mars. En effet, à la suite de leur grève de février, l’accord signé par leurs syndicats avec les patrons gérants de station ne portait que sur la grille de classification. Restait à négocier une nouvelle grille des salaires, portant de réelles améliorations pour les centaines de pompistes actuellement bloqués au SMIC.
Depuis, bon nombre de stations services de l’île restent fermées. Les grévistes y ont mis des barrages de palettes bouchant les accès et restent souvent postés aux abords. Pendant trois jours ils ont pu aussi s’organiser pour perturber la livraison de carburant à partir des dépôts. Durant le week-end, la population quoique gênée ne s’est pas montrée hostile à leur mouvement. Certaines personnes manifestaient même ouvertement leur soutien dans des émissions radiophoniques.
Les patrons gérants eux sont très vite montés sur leurs ergots. Méprisants, ils ont prétendu qu’après la mise à jour des classifications et l’application de la convention collective nationale, ils ne devaient plus rien aux pompistes. Mais ils restent bouche cousue sur l’augmentation de marge de 0.29 cents par litre de carburant vendu, payée par la population et qu’ils touchent depuis mars 2009, sans qu’ils aient augmenté les salaires des pompistes, argent qui va directement dans leurs poches donc.
Depuis le lundi 19 mars, les gérants  sont de fait soutenus par les gros possédants comme Total et l’État à leur service. En effet, le préfet fait ses forces de police intervenir aux abords des dépôts pour que les livraisons soient effectuées. D’ailleurs, cette mesure est à l’origine des perturbations dans les stations services ouvertes et sur les routes.
Dans la journée de lundi, le président de Région a rencontré pompistes et gérants, exhortant les uns et les autres à reprendre le dialogue. Par ailleurs, l’inspection du travail a proposé la mise en place d’une médiation.
Ce que les pompistes demandent ce sont des augmentations décentes sur les salaires de misère qu’ils touchent. Au moment où nous écrivons, ils restent déterminés.

 
 

Martinique : À La Poste, la lutte a payé

Le mouvement de grève des facteurs de Fort de France déclenché avec le syndicat CGTM PTT a duré une dizaine de jours et s’est terminé le jeudi 8 mars.
L’origine du conflit est venue du fait que la direction de La Poste a voulu instaurer son projet  «  Facteur d’avenir ».  En effet, il s’agissait ni plus ni moins d’une remise en cause de leurs activités professionnelles allant dans le sens d’une augmentation de leur charge de travail et d’une aggravation de leurs conditions de travail.
Mais les facteurs protestaient aussi contre leurs mauvaises conditions de travail. Par exemple, des locaux inadaptés pour les agents ne répondant pas aux mesures d’hygiène et de sécurité, et un seul local syndical pour tous les syndicats.
Faisant dans un premier temps la sourde oreille, la direction de La Poste sentant venir la menace d’une grève générale des agents de La Poste à partir du jeudi 8 mars, a dû faire machine arrière et céder aux différentes revendications.
Ainsi, la direction a remballé son projet pour tenir compte des revendications des agents de La Poste. Profitant de ce mouvement, la CGTM–PTT a fait venir le jeudi 8 mars l’inspecteur du travail pour qu’il constate la réalité des mauvais agencements sur le nouveau centre Jean-Marie Tjibaou et pour pouvoir  exiger de la direction les changements nécessaires.