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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1065 du 24 mars 2012/Première page

Première page

Éditorial: Guadeloupe-Martinique
Les grèves actuelles, une première riposte des travailleurs ?

Tant en Guadeloupe qu’en Martinique, plusieurs grèves démontrent bien en ce moment la combativité d’une fraction de la classe des travailleurs.
Il s’agit de grèves qui répondent directement à la situation que vivent les travailleurs : des grèves pour les salaires, pour des revenus plus décents, ou contre les licenciements. Il en est ainsi de la grève des pompistes en Martinique, des municipaux de Goyave, de ceux de la Centrale Géothermique de Bouillante, des travailleurs de WSG-le-câble. Dans bon nombre d’autres entreprises les risques de licenciement se précisent.
Dans le secteur public ce sont les travailleurs du secteur hospitalier dans les deux îles qui se battent constamment pour la défense des emplois, des salaires, de l’embauche dans l’hôpital public. Une grève est en préparation en Martinique face aux conséquences néfastes que pourrait entraîner la politique de fusion des hôpitaux. Quant à la grève des postiers de Sainte Rose, largement suivie, c’est aussi, comme dans les hôpitaux, une grève pour exiger de meilleures conditions de travail.
C’est dans un tel contexte  qu’aura lieu la journée de grève générale et de mobilisation du 27 mars en Guadeloupe.
La meilleure réponse à la situation actuelle aggravée par la crise c’est que les travailleurs reprennent le chemin de la grève générale de 2009 en Martinique et en Guadeloupe. Mais si on n’en est certainement pas encore là pour le moment, si beaucoup de travailleurs hésitent encore, la grève du 27 mars peut être une bonne revue d’effectifs avant l’offensive. Et, de toute façon, la mobilisation générale comme en 2009, et mieux encore, deviendra tôt ou tard une nécessité que ressentira la majorité des travailleurs. Car leur situation ne peut s’améliorer. Et si elle ne peut s’améliorer, elle ne peut que s’aggraver. Oui, il ne faut pas s’y tromper, la crise capitaliste et financière actuelle malgré une apparente accalmie rebondira avec plus de force contre les travailleurs et la population laborieuse. Elle frappera d’autant plus fort dans des pays où les séquelles coloniales demeurent tenaces. Il faut donc dès maintenant mettre en place un plan, un programme de lutte et de revendications pour arrêter le processus infernal.
Quand le chômage atteint les 25% officiels, mais en réalité près de 35%, des mesures d’urgence s’imposent.
La situation actuelle exigerait un «plan catastrophe», comme il en existe pour les cyclones ou les tremblements de terre. Il faudrait aussi le vote d’une loi qui interdise tous les licenciements, au même titre qu'il existe une loi qui interdit les expulsions locatives en période cyclonique. Enfin, le travail devrait être réparti entre tous les bras de façon à ne laisser personne sur le carreau, personne sans salaire. Et il faudrait aussi interdire, par cette même loi la suppression de postes dans les services publics.
Une politique de grands travaux utiles à la population devrait être menée pour créer dans ce secteur une partie des dizaines de milliers d’emplois qui manquent. Ce ne sont pas les besoins qui font défaut en matière d’hygiène, d’entretien des routes et bâtiments, de constructions anti sismiques dans nos îles à risque, etc. Il faudrait imposer aux patrons, par la lutte, de gré ou de force, de ne pas priver un seul travailleur de son emploi.
Alors, les luttes actuelles sont de bonne augure pour atteindre ces objectifs-là, si les travailleurs, les militants du mouvement ouvrier savent en tirer parti. S’ils savent en tirer les enseignements nécessaires surtout vers une plus grande mobilisation à chaque fois et surtout vers une meilleure  coordination des luttes, des grèves. Car c’est dans le rapport de force à imposer aux patrons dès aujourd’hui que sont inscrites les victoires de demain.
 

 

Martinique: Procès en Appel contre notre camarade Ghislaine Joachim-Arnaud

Procès en Appel contre notre camarade Ghislaine Joachim-ArnaudComme lors du procès du 15 décembre 2010, faisons de ce procès, le procès d’une caste possédante et exploiteuse, celui de tous les exploiteurs, celui du lobby colonial de la Martinique !
Rassemblement le Jeudi 29 mars à 8H
devant la Cour d’Appel de Tartenson
 Fort de France!

 
Nous publions ci-dessous le tract diffusé depuis le 9 mars dans les entreprises, les zones commerciales par le comité de soutien à Ghislaine Joachim-Arnaud, secrétaire générale de la CGTM, et par ailleurs, dirigeante et porte parole de Combat Ouvrier en Martinique.
 
« Ce sera une nouvelle fois le procès des exploiteurs et celui du racisme officiel en Martinique ! Soutenons Ghislaine Joachim-Arnaud !
 
Notre camarade, Ghislaine Joachim-Arnaud, Secrétaire Générale de la CGTM jugée le 15 décembre 2010 coupable d’«incitation à la haine raciale» a été condamnée le mercredi 1er mars 2011 par le tribunal correctionnel de Fort-de-France à 3.000 euros d'amende, à 2.000 euros de frais d'avocat et au versement d’1 euro de dommages et intérêts à l'Association « Respect DOM » présidée par Jean François Hayot.
La plainte avait été déposée par cette association à l’issue d’une émission de télévision sur la chaîne ATV, parce que Ghislaine Joachim-Arnaud avait marqué sur le livre d’or : « Matinik sé ta nou, Matinik sé pa ta yo, an band béké volè, pwofitè nou ké fouté yo déwô », slogan repris par des dizaines de milliers de manifestants lors de la grève générale de 2009.
Ce jugement est l'exemple caricatural du racisme officiel, institutionnel, qui existe en Martinique. Il porte en lui les stigmates de cette vieille colonie française où tous les postes importants ou presque restent dirigés par des Blancs alors que la majorité de la population est noire et de couleur.
À qui fera-t-on croire, en Martinique, que c’est Ghislaine Joachim-Arnaud la Secrétaire Générale de la CGTM qui est «raciste» ?
Le jugement qui a été prononcé en première instance est en faveur des békés exploiteurs, et de tous les capitalistes qui ont voulu faire passer pour du racisme la révolte et les manifestations de colère exprimées lors de la grève générale de 38 jours en 2009 !
C’est la manière que le lobby colonial utilise aujourd’hui pour se venger contre les travailleurs, les jeunes, les femmes au foyer, les retraités mobilisés contre la vie chère, les bas salaires et le chômage lors de la grève générale de 2009 et de la peur panique que ces mobilisations ont provoqué parmi eux.
Ce jugement est arbitraire et inacceptable !..... »
 

Fête de Combat-Ouvrier le dimanche 1er avril 2012 de 11h30 à 20 h !

La fête se déroulera dans le cadre champêtre, du domaine du PAKO à Baie-Mahault. La carte que vous proposent dès maintenant nos militants sera exigée à l’entrée.
                  
                            Programme 
11h30       Ouverture de la fête. Apéritif.
                  Forums éventuels des associations et organisations invitées.
Groupe culturel : Poésie-ka, chant, danse, poèmes
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12h30       Repas champêtre : menu :
-Entrée : velouté de giraumon
                             -Plats :Colombo de cabri, riz blanc ou
                             -Poisson grillé, riz, haricots rouges (séparés), légumes ou
                              -Poulet grillé, riz et haricots rouges (séparés), légumes
                              -Dessert : glace
                             -Vin
-         Renseignez vous ! Il y aura trois points repas à trois endroits différents sur le terrain : un pour le menu colombo de cabri, un pour le menu poisson, un pour le menu  poulet.
-         Café à la demande
-         Champagne à la demande
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-            Poésie-Ka
-14h 15       Allocutions
-14H 45     Animation musicale  AVEC GWADA-JAZZ
-14h 45       Forum : L’importance du vote pour Nathalie
                                      ARTHAUD AUX ANTILLES COMME EN
                                      fRANCE  !
16h/30 :        Exposé débat de M Christian Saad, maître de conférence en
                     économie à l’Université Antilles-Guyane, historien de la pensée
           économique. Sujet : «De la crise économique mondiale à ses
           conséquences en Europe, en Guadeloupe et en Martinique»
17H :            bal titane
20h               Clôture de la fête        
                                                                 
                Tout au long de la fête, vous pourrez :
-         Consulter nos panneaux sur l’activité de nos camarades dans les entreprises, sur nos positions politiques                                                           
-         Vous entretenir avec nos camarades sur la politique, la vie, l’activité de Combat Ouvrier
-         Participer aux différents débats et forums de discussion
-         Acheter, consulter : livres, brochures et documents à la librairie de la fête
-         Prendre une collation, un café aux stands réservés à cet effet
-         Commander des boissons au bar
-         À partir de 17H danser jusqu’à 20H si vous le voulez.
     -   Vous amuser avec les jeux vidéo, surtout pour les jeunes.
      -   Vous exercez au stand de tir
 
Participation aux frais : 20 euros. 10 euros pour les enfants de moins de  12 ans.
Cette participation comprend  l’apéritif, le repas et toute l’animation de la fête à    l’exception des collations, du bar et du champagne.
 
         Téléphones de contact : 0590.82.92.94 / 0690.72.61.33 / 0590.26.23.58 / 0690.35.78.31
Email : redaction@combat-ouvrier.net