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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1064 du 10 mars 2012/Quatrième page

Quatrième page

Communiqué de Nathalie Arthaud
« L’impôt saigne le malheureux, nul devoir ne s’impose au riche » (L’Internationale)

Cette semaine, en annon­çant une tran­che de 75% sur les reve­nus dépas­sant le mil­lion d’euros, on peut dire que Hollande a eu son petit effet !
Nous qui vou­lons faire payer les riches pour tous les dégâts qu’ils cau­sent, nous ne sommes pas contre. Mais c’est une mesure très sym­bo­li­que, qui ne concer­nera qu’une poi­gnée de très riches, et sans leur faire bien mal : car contrai­re­ment à ce que font sem­blant de com­pren­dre la droite et les patrons, il ne s’agit nul­le­ment de pren­dre les trois quarts des reve­nus des riches, mais de taxer à 75% seu­le­ment la partie qui dépasse le mil­lion… et les riches, comme tou­jours, trou­ve­ront, avec leurs avo­cats fis­ca­lis­tes, mille et un moyens d’y échapper.
En réa­lité, pas plus sur ce ter­rain de la fis­ca­lité que sur aucun autre, le Parti socia­liste ne fait preuve d’audace.
Sous Raffarin, en 2005, la tran­che de l’impôt sur le revenu que Hollande veut monter à 45% était de 48% ; et elle était de 60% sous Giscard. Sous le même Giscard, l’impôt sur les béné­fi­ces était de 50% alors que Hollande n’ima­gine pas le monter à plus de 35% pour les gran­des socié­tés. Et pour­tant, Giscard n’avait rien d’un bol­che­vik ! Sarkozy et Hollande vont s’écharper sur des varia­tions de quel­ques pour­cents sur les plus hautes tran­ches de l’impôt sur le revenu, sur l’impôt sur les socié­tés ou sur l’ISF, comme si la « jus­tice fis­cale » en dépen­dait !
Mais il ne peut pas y avoir, ne serait-ce qu’un début de « jus­tice fis­cale », sans mettre fin à la TVA et à toutes les taxes indi­rec­tes qui l’accom­pa­gnent. La TVA est l’impôt qui rap­porte la moitié des recet­tes de l’État, mais c’est l’impôt le plus injuste, qui est payé au même taux que l’on soit riche ou pauvre. Et qui pèse même, en pro­por­tion, bien plus sur les pau­vres, qui consom­ment la tota­lité de leurs reve­nus.
La TVA devrait être sup­pri­mée, et sa sup­pres­sion devrait être com­pen­sée par une impo­si­tion plus forte sur les reve­nus du capi­tal, c’est-à-dire sur les reve­nus de l’exploi­ta­tion.
On nous pré­sente comme une grande idée de gauche que les reve­nus du tra­vail soient taxés au même niveau que les reve­nus du capi­tal. Mais la jus­tice serait que seuls les reve­nus de l’exploi­ta­tion soient taxés, que l’on sup­prime l’impôt sur les salai­res.Ce ne serait qu’un rendu pour un volé. 
Quant au cinéma qui a suivi l’annonce de Hollande, il est ins­truc­tif.
Les plus riches hur­lent à la mort dès qu’on touche à un de leurs che­veux. À les enten­dre, une telle mesure risque de faire s’écrouler tout le sys­tème et… le foot­ball fran­çais. Pourtant, ces mes­sieurs les riches n’ont encore rien vu. Quand les tra­vailleurs se met­tront à com­bat­tre pour leurs pro­pres inté­rêts, ce ne sont pas quel­ques dizai­nes ou cen­tai­nes de mil­liers d’euros qu’il faudra remet­tre en cause, mais la source même de toute leur for­tune : l’exploi­ta­tion.
 
COMBAT OUVRIER APPELLE À VOTER NATHALIE ARTHAUD LE 21 avril prochain en martinique et en guadeloupe !

 
 
 
 
 
 
 

Guadeloupe : ÉCHO DES HÔPITAUX

Diriger c’est prÉvoir, oui, mais pas au CHU PPA !
Avec l’épidémie de grippe et gastro, nombreux sont les collègues qui sont obligés de prendre un congé de maladie. Certains parents d’enfants malades s’arrêtent également. Une telle situation devrait interpeller ceux qui dirigent le CHU ! Loin de là ! Certains d’entre nous sont obligés de rempiler. Car les cadres et encore moins la direction n’examinent pas les tableaux de service et ne remplacent pas les absents.
 
Le cas de SSM illustre bien la situation
Au mois de février, plusieurs fois, les collègues ont dû rempiler. Certains ont travaillé 16 heures d’affilée, d’autres ont dû travailler sur leurs jours de repos… Et cela a continué plusieurs jours. Ceux qui dirigent font mine de ne pas savoir. Ils s’appuient sur le fait que nous acceptons de travailler dans ces conditions « pour le malade » !
 
Pas de papier hygiÉnique
La semaine dernière, il n’y avait pas de papier hygiénique dans plusieurs services. Le personnel en a acheté. Mais, pire les parents ont dû en emmener. Heureusement, car si on compte sur ceux qui sont chargés d’approvisionner les services, dans un cas pareil, les patients risquent  d’en revenir au bon vieux journal ! En un mot c’est la m… 
quoi !
 

Haïti : Querelle entre politiciens, pas de perspective pour les travailleurs

Le 24 février le premier ministre Gary Conille a présenté sa démission au  président Martelly qui l’a acceptée. Cette démission survient alors que les parlementaires et les ministres se font la guerre autour du sujet de la nationalité haïtienne. Un sujet qui revient périodiquement dans les querelles entre les politiciens quand il s’agit d’avoir les postes les plus proches de la mangeoire gouvernementale. En effet, en Haïti on ne peut prétendre à un poste électif si on est détenteur d’une double nationalité.                          Pour les travailleurs, la nationalité haïtienne ne leur confère pas  d’autre possibilité que de se faire exploiter avec un salaire de moins de 3 euros par jour dans les entreprises de la zone industrielle à Port au Prince ou dans la zone franche de Ouanaminthe.                                                                                                                     Les promesses de Conille sur le relogement des sinistrés, la reprise de l’économie ou le lancement de la campagne d’éducation gratuite n’ont abouti à aucun résultat. Il y a toujours 500.000 personnes entassées dans les camps depuis le  séisme essayant d’éviter  le choléra endémique. Près de 8000 petites marchandes ont perdu tout leur stock dans un incendie criminel du marché de Tabarre.                                                           Afin de pouvoir se montrer les meilleurs serviteurs des possédants et en recueillir les bénéfices personnels, les politiciens sont capables de toutes les veuleries, lâchetés ou bassesses. Leurs préoccupations qu’ils soient  parlementaires, membres du gouvernement jusqu’au  président n’ont jamais été de défendre les intérêts la population laborieuse.                                                                                                         Les querelles entre les politiciens n’ont jamais amélioré la condition des travailleurs qui  savent que les pauvres ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour sortir de sous le joug des exploiteurs.

LA FÊTE DE COMBAT OUVRIER 2012
Le dimanche 1er avril 2012 de 11h30 à 20 h !

La fête se déroulera dans le cadre champêtre du domaine du PAKO à Baie-Mahault. (Si on vient de Pointe-à-Pitre, prendre la route du Lamentin, tourner à droite au deuxième rond point. Puis tourner à droite après la ferme de Dalciat. Puis aller tout droit en descendant après le manguier).
 
 La carte que vous proposent dès maintenant nos militants sera exigée à l’entrée.
                           
                            Programme (incomplet pour l’instant)
 
11h30       Ouverture de la fête. Apéritif.
                 Forums éventuels des associations et organisations invitées.
 
12h30       Repas champêtre (les menus seront publiés ultérieurement). 
                         
14h15       Allocutions.
 
                  Animation musicale
 
14h30       Forum : L’importance du vote pour Nathalie Arthaud aux Antilles comme              en France.
 
16 h30      Bal titane  et… début des forums de discussion-débat.  
                           
16h30     Exposé-débat de M. Christian Saad, maître de conférences en économie                                          à l’Université Antilles-Guyane, historien de la pensée économique.
Sujet : « De la crise économique mondiale à ses conséquences en Europe,      en Guadeloupe et en Martinique ».
                
20h          Clôture de la fête.                                                                           
 
                           Tout au long de la fête, vous pourrez :
 
-         Consulter nos panneaux sur l’activité de nos camarades dans les entreprises, sur nos positions politiques.
-         Vous entretenir avec nos camarades sur la politique, la vie, l’activité de Combat Ouvrier.
-         Participer aux différents débats et forums de discussion.
     -    Acheter, consulter livres, brochures et documents à la librairie de la fête.
-         Prendre une collation, un café, au stand réservé à cet effet.
-    Commander des boissons au bar.                                                                             -    À partir de 17h danser jusqu’à 20h si vous le voulez.
-         Visiter les stands des autres organisations politiques ou associations qui seraient présentes à la fête.
     -    Vous amuser avec les jeux vidéo, surtout pour les jeunes.
-         Vous exercer au stand de tir.
   
Participation aux frais : 20 euros. 10 euros pour les enfants de moins de 12 ans.
Cette participation comprend l’apéritif, le repas et toute l’animation de la fête à    l’exception des collations, du bar et du champagne.
                                                         
Téléphones de contact : 0590.82.92.94 - 0690.72.61.33 - 0590.26.23.58 -  0690.35.78.31     
Email menendez@wanadoo.fr