Site

Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1064 du 10 mars 2012/Troisième page

Troisième page

Martinique : Les facteurs de Fort de France en grève pour refuser que « Facteur Avenir » tourne au cauchemar pour eux !

Le jeudi 1 mars, le tribunal a débouté l’administration de la Poste. En réponse à la grève déclenchée le 27 février par les facteurs de la plateforme de distribution du courrier de Fort de France (PDCI), la direction de la Poste avait assigné deux responsables syndicaux. Bien qu’ayant accepté la mise en place d’une médiation, les grévistes qui avaient accompagné leurs camarades au tribunal, restent déterminés à poursuivre leur mobilisation pour que la direction de La Poste prenne en compte leurs revendications.
Plus de 80 postiers de Fort de France-Floréal, sont concernés. Ils  refusent la détérioration de leurs conditions de travail à l’occasion de la mise en place de l’organisation «Facteur d’Avenir» sur la plateforme de préparation et distribution du courrier de Fort de France. Cette nouvelle organisation prévoit une répartition des facteurs en six équipes de douze facteurs, plus un volet de deux remplaçants et un facteur d’équipe, responsable de la bonne marche de celle-ci quel que soit le nombre de facteurs réellement présents. Son rôle étant d’assurer que tout le courrier soit traité, qu’il y ait « zéro reste » comme le disent les chefs. Mais en plus du secteur, chaque équipe de facteurs doit traiter le courrier d’une partie de deux quartiers pour lesquels les facteurs réguliers ont été supprimés. Ce sont des quartiers «virtuels», dits aussi  les «quartiers sécables»  car «découpés en morceaux» au gré du volume de l’activité.
Comme c’est le plus souvent le cas, la nouvelle organisation de la direction de La Poste, ne tient aucun compte des avis des postiers qui connaissent pourtant parfaitement le terrain. Les tournées se trouvent rallongées et pratiquement infaisables dans le cadre des horaires normaux, sans parler du stress avec les changements permanents de tournée, tant pour les facteurs qui doivent tout en travaillant former ceux nouvellement affectés sur une tournée, que pour le chef d’équipe qui doit garantir le «zéro reste». À tout cela s’ajoute qu’en plus du courrier et des colis, les postiers devraient distribuer les plis publicitaires qui, jusqu’alors, étaient distribués par des équipes particulières. Pour les facteurs, avec des sacs hyper lourds, la pénibilité du travail sera augmentée de façon importante.
Pour les facteurs de Fort de France il est clair que ce réaménagement emballé en «Facteur d’Avenir» masque mal la volonté de La Poste de faire des économies, de ne pas embaucher des agents pour répondre aux besoins du service public à donner à la population. Ils refusent de faire les frais de telles mesures.
Les postiers de Fort de France dénoncent également les conditions d’aménagement de leur nouveau local tout à fait inadapté. (Un exemple : des WC sont installés en plein milieu du dépôt….)
Renforçant leur mobilisation, le syndicat CGTM-PTT a appelé les agents de l’ensemble des agences à un mouvement général non limité à compter du 8 mars. Leur préavis de grève est déposé notamment pour réclamer des effectifs supplémentaires et la mise en place de moyens nécessaires pour les réorganisations.
 

 

ÉCHO DE PÔLE EMPLOI

FORMATIONS AU RABAIS….                                                                                                                                        La direction prétend que pour le nouvel environnement informatique AUDE, nous n’avons pas besoin de formation. Elle a donc organisé ce qu’elle nomme une « appropriation » sur deux jours réalisée par des collègues qui ne sont pas tous des formateurs et a mis en place une base école sur l’intranet… Et le tour est joué ! Mais qu’on ne s’attende pas avec une telle « appropriation » que tous les agents soient performants sur ces nouveaux outils. Exigeons de véritables formations !
 
AUDE, L’ŒIL DE MOSCOU                                                                                                                                            Pôle Emploi aligne encore une fois les outils informatiques non pas sur le meilleur des deux comme cela avait été dit pour convaincre les naïfs, mais sur le système qui permettra un meilleur contrôle informatique des actes métiers de chacun. L’informatique de plus en plus contraignante pour chacun d’entre nous, c’est AUDE.
 
AUDE,  AUTREMENT DIT  LE BORDEL                                                                                                                     Avec la « démultiplication » de la formation appliquée à AUDE, Pôle Emploi a rarement atteint un tel degré de cynisme : les formateurs sont formés à toute vitesse, les collègues « s’approprient » le nouvel outil à la vitesse grand V et la gestion des erreurs inévitables qui se produisent pendant la prise en main collective de ce nouvel outil n’est pas fiable.
 
 

ÉCHO DES TÉLÉCOM

L’entretien individuel, oui, mais pas comme source de stress
La saison des entretiens individuels est revenue. Mais, alors que l’entretien est le seul moment où les salariés peuvent échanger avec leur responsable, il est  souvent  source de stress. Il est lié à l’arbitraire des relations hiérarchiques. Les pressions patronales sont multiples et il n’est pas rare que ces entretiens développent la concurrence entre salariés, ce qui est particulièrement malsain
 
Inversons la tendance !
Une nouvelle version des entretiens individuels a été signée en septembre 2010 après la crise des suicides. Elle avait mis en lumière le caractère destructeur de ces entretiens poussant les salariés à l’isolement et à l’échec. Mais la direction a négligé de consulter les représentants du personnel là-dessus. Elle a tendance à recommencer les mêmes erreurs. Nous devrions, nous, salariés la convoquer à un entretien collectif !
 
Soyons rebelle quand il le faut !
La nouvelle version des entretiens remet en cause les critères comportementaux (trop personnels). Si la direction ne respecte pas les accords, il faut,  comme le dit justement SUD, refuser de répondre à certaines questions qui ne rentrent pas dans le cadre d’un entretien d’évaluation correct.
 
                                                                                  

L’ÉCHO DE JARRY

SOGETRA : LICENCIEMENTS CONTESTABLES …
La fusion avec la Colas fait ses premiers dégâts, des licenciements de postes administratifs ont été réalisés. C’est courant quand il y a fusion d'entreprises. Mais il faut refuser et condamner ces licenciements abusifs. 
 
ET DÉPARTS NON REMPLACÉS
Dans cette entreprise de nombreux travailleurs sont partis à la retraite et n'ont pas été remplacés pour autant. Et pourtant avec le chômage, ce ne sont pas les travailleurs qui manquent.

Marie-Galante : L’usine de Grande Anse doit continuer à fonctionner

Les travailleurs ne cessent de réclamer à la direction que les réparations nécessaires à la mise aux normes de l’usine soient effectuées. Pourtant la direction a déjà reçu des subventions pour cela, mais elle prend son temps et on ne sait pourquoi. Donc l’usine n’est toujours pas prête.                                                                                                 Conséquence, certains salariés affiliés à l’UGTG ont décidé à la mi-février par le biais du secrétaire du Comité d’Entreprise de demander un droit de retrait estimant que l’usine est trop vétuste et présente un danger. Ils se sont rassemblés devant l’usine et ont interpellé la direction, l’inspection du travail pour que des travaux soient faits au plus vite.                                                                                                                         La CGTG pour sa part, après consultation des salariés en assemblée générale et  avec leur accord s’est publiquement désolidarisée de ce mouvement de droit de retrait. Pour le délégué de ce syndicat, dans la mesure où l’usine est à l’arrêt, le droit de  retrait n’a pas lieu d’être et aurait d’ailleurs dû être demandé par le secrétaire du CHSCT. Pour la CGTG il est important que l’ensemble des ouvriers de l’usine puisse travailler durant la campagne de 2012 et il ne faut surtout pas donner à la direction le moindre prétexte pour fermer définitivement l’usine, ce qui serait une catastrophe pour les salariés mais aussi pour la population de Marie-Galante.                                                               Depuis deux semaines la majorité du personnel a repris le travail et les autres continuent à réclamer un droit de retrait. Ceux qui travaillent font l’entretien de l’usine avant le démarrage qui était prévu en principe le 8 mars. Le démarrage se fera probablement début avril.                                                                                              Quant aux négociations  annuelles obligatoires de la filière canne, sucre, rhum qui étaient suspendues, elles doivent reprendre la semaine prochaine.          

 
 

CHANTIERS EN LUTTE

nous avons la direction À l’œil …                                                                                                                                   Depuis quelques mois, nous salariés de Armat avons constaté une baisse des activités et une baisse des commandes des matières premières, ces fameuses bobines THD servant à fabriquer des tôles.                                                                                                                    S’il s’agit de travailler moins pour toucher le même salaire, cela ne nous gêne pas du tout.
 
mais ne soyons pas dupes                                                                                                                                                             Nous sommes quand même vigilants, parce que dans cette période de crise du capitalisme, la direction est bien capable de prendre prétexte de cette baisse d’activité pour chercher à se débarrasser d’une partie du personnel. 
Eh bien, qu’elle sache que nous ne sommes ni sourds ni aveugles, et qu’on pourrait alors rendre les coups.

Martinique : les employés des stations services n’en ont pas fini avec les gérants

Après 4 jours de grève en février, les employés de stations services sont parvenus à arracher à leurs patrons un accord adaptant la grille de classification de la convention collective nationale à la situation des emplois au plan local. C’était un des volets de l’accord qui était négocié depuis plusieurs mois. L’autre volet concernait la rémunération.
Depuis le 17 février 2012, date de reprise des négociations, c’est à nouveau l’obstination et l’entêtement qui se sont emparés des gérants. Ils ont accepté, certes d’adapter la grille de classification, mais pour ce qui est de procéder de la même manière pour la rémunération, ils refusent tout net. Leur argument : ils entendent appliquer une recommandation d’une fédération patronale de France, dont leur syndicat n’est pas membre. Celle-ci demande à ses adhérents de payer leurs employés au SMIC lorsque ce dernier rattrape et dépasse les quatre ou cinq premiers coefficients de la grille de classification. Pire : ils n’entendaient appliquer les augmentations de salaires décidées en France qu’à la date d’extension de l’accord. Selon eux, si les premiers échelons sont vite avalés dès que survient une augmentation du SMIC, « c’est parce que la différence entre le niveau de responsabilité et le niveau de connaissances requises à ces postes sont faibles » et ajoutent que « l’expérience est récompensée par la prime d’ancienneté ».
Et comme pour montrer que c’est une fin de non-recevoir qu’ils opposent aux travailleurs et à leurs syndicats, ils ont de manière unilatérale positionné les salariés sur la base du projet d’accord de grille de classification … non encore signé !
Les gérants ont pour seule concession transmis des propositions de grilles de salaires qu’ils accepteraient d’appliquer sans attendre la date d’extension de l’accord national. Mais à y regarder de près, ils seraient gagnants si ces grilles étaient adoptées par les salariés, car la quasi-totalité des salariés seraient encore au SMIC après application de la nouvelle classification. Comme auparavant ! Et ce serait alors le jack pot pour eux. Ils auraient très peu à débourser sur les centaines de milliers d’euros qu’ils empochent depuis l’augmentation de marge de 0,29 centime d’euro. Celle-ci a été obtenue en septembre 2009 pour l’application de la convention collective nationale, augmentation de marge obtenue avec l’appui d’un syndicat de salariés !
Une assemblée générale extraordinaire de plus de deux heures s’est tenue à la Maison des Syndicats le lundi 5 mars 2012. C’était à la veille d’une nouvelle rencontre avec les patrons. Les employés de stations services présents ont, à l’unanimité et après avoir analysé les chiffres, rejeté les propositions de grilles de salaires des gérants. Ils ont au contraire clairement fait savoir qu’ils entendaient obtenir leur dû que les gérants ont accaparé !