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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1063 du 25 février 2012/Quatrième page

Quatrième page

À Aulnay et à Florange, les ouvriers manifestent contre les licenciements

Samedi 18 février, plus de 2 000 personnes ont manifesté contre les licenciements planifiés par PSA-Peugeot à Aulnay-sous-Bois (93). Les ouvriers de l’usine qui fabrique la C3 prennent les devants, et ils ont raison, même si  la direction continue à cacher ses véritables intentions. 
Déjà, en avril 2011, des militants communistes révolutionnaires et des syndicalistes avaient révélé des documents internes montrant que les dirigeants de PSA voulaient supprimer des milliers d’emplois en Europe et fermer l’usine d’Aulnay. Cela explique pourquoi la production de cette usine a été progressivement divisée par quatre de 2004 à 2012 : on rogne la production, on ne renouvelle pas les CDD ou les départs en retraite, on crée une ambiance pourrie et on pousse discrètement vers la sortie le plus possible d’ouvriers (à base de « départs volontaires »)… en prévision du moment où on portera le coup fatal au dernier groupe de travailleurs encore sur place. Inadmissible ! Car, même en choisissant de produire moins, PSA continue à faire de la maille : encore 588 millions de bénéfices cette année, qui s’ajoutent aux 1 130 millions de la précédente. Autrement dit : les dizaines de milliers d’ouvriers qui triment aujourd’hui pour PSA rapportent de l’argent, tonnerre ! Comme le dit un syndicaliste CGT d’Aulnay : « Ce qu’il faut, c’est partager le travail », peu importe que les actionnaires décident de baisser la production.  
À noter : deux jours plus tard, les ouvriers d’Arcelor-Mittal de Florange (dans l’Est) ont envahi les locaux de leur direction pour obtenir la remise en route de leurs hauts-fourneaux et lutter – comme ceux d’Aulnay – contre une fermeture en catimini qui refuse de dire son nom. Motif de ce « chômage technique temporaire » (auquel personne ne croit) : la baisse de consommation d’acier… des usines automobiles de la région parisienne ! Comme quoi ces messieurs coordonnent leur action quand il s’agit de maximiser leurs profits. À quand une grève générale pour leur imposer l’interdiction des licenciements ?
 
 
 
 
 
 
 

Grèce : Nouveau plan d’austérité et nouveau coup de colère de ses victimes

La population, principalement les travailleurs, les retraités, les chômeurs et les jeunes, tous victimes désignées de ce nouveau plan, s’est fortement mobilisée à Athènes et dans plusieurs autres villes pour protester contre le nouveau plan d’austérité qui devait être voté par le gouvernement le 12 février. Une grève générale a paralysé de nombreux secteurs. Des heurts violents ont éclaté devant le parlement entre manifestants et forces de police.  Tous ces mouvements de colère n’ont pas empêché le vote du plan de rigueur accueilli avec satisfaction par les autres États européens qui se sont rencontrés le lundi 20 février pour obliger la Grèce à donner des garanties concernant l’application de ses réformes si elle veut être sauvée de la faillite.
Des mesures draconiennes avaient déjà été prises en 2010 contre les travailleurs et la population. La TVA avait augmenté pour atteindre le taux de 23%, les primes des fonctionnaires supprimées. Un employé du public qui percevait un salaire de 1000 euros a vu son salaire tomber à 900 euros. Les institutions financières européennes (Banque Centrale Européenne, Union Européenne et le Fond Monétaire International) ont engagé près de 110 milliards d’euros pour éponger la dette grecque. Un an après la situation ne s’est pas améliorée. Le nouveau plan d’austérité impose une baisse du salaire minimum de 22% et une réduction de 12% des retraites supérieures à 1300 euros. Toutes ces attaques commencées par le gouvernement dirigé par le socialiste Georges Papandréou continuent de plus belle avec la nouvelle équipe au pouvoir. C’est un homme de la finance Lukas Papadémos qui est à la tête du gouvernement. Il a été gouverneur de la banque nationale au moment de l’adoption de l’euro par la Grèce. Cet homme que l’on présente comme un technicien compétent de la finance ne peut que garantir les milliards qui seront de nouveau versés aux banques. Et tous ces dirigeants d’États européens, les économistes et les journalistes à la solde des capitalistes tentent d’expliquer la crise en présentant les Grecs (c'est-à-dire la population laborieuse) comme des paresseux qui mènent grand train de vie et qui ne paient pas leurs impôts. Ce qui n’a rien à voir avec la vérité. La Grèce n’est pas la seule menacée par les pires plans d’austérité. C’est la même politique qui est appliquée y compris dans les pays les plus riches d’Europe tels l’Allemagne, l’Angleterre et la France. Sarkozy a gouverné en imposant des réformes contre les salariés, les travailleurs et les retraités. Il s’apprête à renforcer cette politique s’il est de nouveau élu. Il a bien annoncé la couleur : «Sauver la France» cela signifie sauver les banques et les autres capitalistes.
Ce ne sont pas les plans d’austérité qui règleront la crise de l’économie capitaliste. Les classes populaires grecques n’acceptent pas les sacrifices et leur colère est légitime. Jusqu’où ira cette colère ? On ne peut le savoir. Mais il est à espérer qu’au travers des luttes qu’ils mènent et qu’ils seront obligés de mener pour éviter de tomber dans la déchéance où les capitalistes de tous bords veulent les conduire, les travailleurs, les chômeurs et tous les pauvres trouveront la voie pour se débarrasser de ces parasites  capitalistes et leurs valets de la BCE, du FMI et de l’Union Européenne.
 

Iran : Bruits de bottes

Depuis 1979 l’Iran s’est doté d’un régime islamique. Aucune liberté n’est respectée. Il ne fait pas bon vivre dans ce pays pour le citoyen normal et en particulier pour les femmes. Mais depuis quelques années les dirigeants iraniens ont décidé de faire effectuer par leurs savants des recherches sur l’enrichissement de l’uranium dans des buts civils disent-ils, alors que les puissances occidentales les soupçonnent de vouloir fabriquer une bombe atomique.  
L’attitude de la France, des USA et des autres pays européens sur ce dossier suinte la mauvaise foi et surtout l’arrogance de ces puissances qui se considèrent comme les maîtresses du monde et avec le droit de décider qui peut disposer de bombes atomiques dans son arsenal militaire. Elles ont des milliers de bombes de cette nature dans leurs arsenaux. Elles ont laissé leurs alliés, le Pakistan, l’Inde, Israël se doter de l’arme atomique et poussent de hauts cris parce que l’Iran veut l’avoir lui aussi. Maintenant elles se disent prêtes à intervenir en Iran si ce pays fabrique une bombe au motif que la paix dans le monde serait menacée.  
Il faudrait plus de 10 ans à l’Iran pour mettre au point la bombe. De plus cet État n’a pas les moyens : bateaux, avions, sous-marins et missiles capables de  transporter une telle bombe. Donc l’Iran ne présente aucun danger pour la paix. Mais les puissances occidentales elles, oui. La vraie raison de ces bruits de bottes, c’est que l’Iran et ses ressources pétrolières ne sont pas directement sous le contrôle de ces grandes puissances. Alors elles cherchent un prétexte pour intervenir dans ce pays, comme cela a été le cas pour l’Irak, en préparant leurs opinions publiques.       
L’Iran ayant refusé que les enquêteurs de l’ONU visitent tous les sites nucléaires du pays alors, on l’a mis sous embargo. C’est ainsi que depuis le 1 juillet les États-Unis et ses alliés, dont la France, ont décidé de ne plus acheter le pétrole iranien et de restreindre les opérations financières avec la banque centrale iranienne. En réaction, les dirigeants iraniens ont parlé de bloquer le détroit d’Ormuz par où transite un tiers du pétrole mondial et, sans tarder, certains responsables des grandes puissances occidentales se sont lancés dans des déclarations guerrières, alors qu’ils savent tous qu’un tel blocus ne résisterait pas plus de dix minutes à leurs flottes et aviations. Deux petits bateaux de guerre iraniens se sont aventurés en Méditerranée, c’est la crise. Israël se dit prête à bombarder les sites nucléaires d’Iran. Sarkozy s’est présenté comme défenseur d’Israël devant le CRIF (association juive de France) en cas d’attaque de l’Iran.
Toutes ces déclarations, tout cet emballement médiatique contre l’Iran ne visent pas à protéger la paix, mais à nous faire accepter voire soutenir une intervention militaire en Iran. Celle-ci n’aura pas pour but réel d’instaurer une démocratie dans le pays ou le libérer des fanatiques religieux qui le dirigent, mais de mettre la main sur les puits de pétrole. En aucun cas nous ne devons soutenir les dirigeants occidentaux dans l’agression qu’ils préparent contre l’Iran. Notre soutien doit aller à la lutte de la population contre l’obscurantisme  religieux qui étouffe le pays.

Martinique : Le programme de Nathalie Arthaud au débat télévisé

Le mercredi 15 février, s’est tenu sur la chaîne de télévision Martinique 1ère un débat sur l’élection présidentielle du 21 avril 2012, organisé par Joseph Nodin le rédacteur en chef de cette chaîne. Les thèmes débattus ont été les suivants :
-La relation entre la France et la Martinique,
-Économie, social, avenir institutionnel,
-L’actualité de la présidentielle.     
Etaient présents sur le plateau, notre camarade G. Joachim Arnaud, venue représenter la candidate de Lutte Ouvrière Nathalie Arthaud, la seule candidate communiste à ces élections. Et des hommes et des femmes membres de différents partis : un représentant de l’UMP Martinique, Virrassamy, une représentante du candidat Hollande, madame Telle de la Fédération socialiste de Martinique, et une du courant nationaliste martiniquais, Marie-Hélène Léotin, ex bras droit d’Alfred Marie-Jeanne du MIM lorsqu’il présidait le Conseil Régional.   
Durant toute l’émission, notre camarade G.Joachim-Arnaud a défendu avec conviction le programme de lutte des travailleurs, des exploités, des pauvres contre l’exploitation capitaliste, tout particulièrement en cette période de crise. Elle a notamment insisté sur « la répartition du travail entre tous pour résoudre le chômage et sur l’échelle mobile des salaires » (leur augmentation à chaque fois que les prix augmentent).
Les représentants des autres candidats n’avaient rien à proposer ni aux travailleurs, ni aux exploités. Sinon de préconiser, pour madame M.H. Léotin du camp patriotique, « une rencontre avec les autorités françaises » ou de revendiquer « un pouvoirmartiniquais ». Virrassamy de l’UMP Martinique lui cherchait à honorer Sarkozy, tout en disant attendre qu’il présente son programme. Quant à la représentante du PS, elle n’a pas arrêté de semer des illusions pour l’élection de F. Hollande, le futur serviteur des riches et des possédants.

Réunion publique de Combat Ouvrier

Combat Ouvrier vous invite  à la réunion publique qu’il tiendra le
Vendredi 2 mars, salle Rémy Nainsouta (Pointe-à-Pitre)  à 19 h
Thème :
Pourquoi  les travailleurs et les populations de Guadeloupe et Martinique ont intérêt à voter pour une candidate communiste à l’élection présidentielle du 21 avril prochain : Nathalie Arthaud ?