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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1063 du 25 février 2012/Troisième page

Troisième page

Guadeloupe : ÉCHO DE PÔLE EMPLOI

LES DÉMULTIPLICATEURS…
Ça ressemble à de la formation, cela en a l’apparence, mais c’est comme le canada dry, ce n’est pas une véritable formation. 
Quelques collègues dans chaque agence ont la responsabilité de former leurs collègues au système d’information AUDE, sans être reconnus par une quelconque gratification financière. On n’arrête pas le progrès !
 
COMMENT FAIRE DES ÉCONOMIES SANS FORCER 
Les formations sur sites sont devenues l’alpha et l’oméga de la formation à Pôle Emploi. Pour certains d’entre nous ce sont les seules formations que, dans sa très grande bonté, Pôle Emploi nous octroiera pendant toute l’année.
Et qui ose prétendre que les jours de formation par agent ont diminué ?
 
LES VOLEURS !
Plusieurs collègues ont encore fait les frais de la fusion ASSEDIC/ANPE. Désormais, Pôle Emploi nous impose le système paie du privé et ce n’est pas une sinécure !
Certains se sont vus ponctionner 1000 € voire plus sur leur dernier salaire. Et cela va sans dire, sans être avertis. Y’a vraiment des claques qui se perdent.
 

Guadeloupe : Goyave : Premier recul du maire… mais les employés municipaux continuent leur mouvement

Finalement après près de deux mois d’obstination, le maire de Goyave a accepté d’ouvrir les négociations avec les employés municipaux en grève depuis le 19 décembre dernier. Il est vrai que les grévistes, soutenus par l’UGTG, avaient accru la pression en organisant notamment une manifestation dans les rues de la ville le mardi 13 février dernier ainsi qu’un blocage dans la petite zone commerciale et de la RN1. Tous les services municipaux, mairie comprise sont également fermés. Les négociations ont eu lieu le lundi 20 février à l’espace régional du Raizet. 
Concernant l’arrêté municipal du 19/4/11 prévoyant la suppression des 40% de vie chère, des primes et indemnités des agents en congé de maladie, F. Louisy propose de le suspendre pour une durée de 8 mois mais demande que des discussions soient ouvertes sur l’absentéisme excessif de certains employés municipaux. Mais pour les grévistes, cela ne suffit pas. Ils veulent l’annulation pure et simple de cet arrêté. Ce dernier fait penser fortement à l’attitude des militaires ou de certains dictateurs, qui pour  mettre un frein à des actes commis par certaines personnes punissent des centaines ou des milliers d’autres, la punition collective en quelque sorte.
Les employés grévistes demandent aussi l’application intégrale de l’accord sur les heures supplémentaires non payées et l’évolution des carrières.
A l’heure où nous écrivons, les employés municipaux de Goyave continuent leur grève et ils ont raison, car derrière cette suppression des 40% de vie chère sur les congés de maladie, il y a le désir des pouvoirs publics et de nombre d’hommes politiques de supprimer purement et simplement les 40% de vie chère. De nouvelles négociations sont fixées pour le lundi 27 février prochain.

Île de la réunion : révolte contre la vie chère

Une émeute  a éclaté dans le quartier populaire du chaudron à Saint Denis dans l’île de La Réunion et dans l’ouest du pays. Et au moment où nous écrivions, jeudi 23 février, la colère n’était pas retombée
Depuis lundi, les routiers bloquaient un dépôt de la société réunionnaise des produits pétroliers (SRPP) et les principales routes de l’île pour protester contre le prix du carburant et le coût de la vie.  Ils réclamaient une baisse du prix des carburants de 25 centimes. Le Conseil général et le préfet ont accordé aux seuls transporteurs, artisans et commerçants un gasoil « professionnel », c'est-à-dire un prix préférentiel à la pompe. Selon ce qu’écrivent nos camarades de La Réunion : « ce cadeau au patronat sera pris sur les denierspublics et devrait coûter environ 10 millions d’euros pour 2012. En revanche pas un centime ne sera demandé à la SRPP, filiale de Total et Elf. Quant à une baisse générale pour tout le monde, le préfet a déclaré qu’il n’y pouvait rien. »  
 Voilà ce qui a fait éclater sans doute la colère d’une partie de la population et de la jeunesse. Mardi 21 des groupes de jeunes ont commencé à manifester leur colère contre la vie chère. Plusieurs centaines de jeunes ont affronté la police et dans la nuit de mercredi 22 au jeudi 23 l’émeute s’est poursuivie. On signale des scènes de pillages. Mais les vraies raisons de cette colère sont le chômage, la vie chère dont sont victimes en particulier les jeunes et surtout les jeunes des quartiers pauvres.
 
                                                                                  

Martinique : La détermination des employés de stations-services a payé

Du mardi 7 au vendredi 10 février, les employés de stations-services ont mené un mouvement de grève pour amener les gérants à respecter un accord signé en août 2009, justement après trois jours de grève à l’époque. Ils exigeaient des patrons, que ces derniers signent la grille de classification des emplois adaptée aux réalités locales et règlent des années d’arriérés de salaires pour cause de non application de la convention collective nationale à laquelle ils ont tous droit depuis… 1990 !
Les gérants des stations-services ont reçu des pouvoirs publics les moyens financiers sous la forme d’une augmentation de leur marge de 1,15 centime d’euro le 8 septembre 2009 pour appliquer la convention « Négoce et distribution de Combustibles solides, liquides, gazeux et produits pétroliers » à partir du 1 mars 2009. Ils s’étaient d’ailleurs engagés vis-à-vis de l’État. Mais en décembre 2011, ils sont revenus sur cet engagement et ont cherché à garder ces sommes. De surcroit, ils demandaient au préfet d’augmenter les prix des carburants pour payer les arriérés.
Durant ces quatre jours, les salariés étaient organisés en piquets de grève placés aux abords des stations.
Les gérants ont reconnu après deux jours de négociation qu’il y a un préjudice pour les travailleurs.
Dans la négociation, il leur a été proposé de payer les sommes dues suivant un échéancier, ce qu’ils ont refusé ! Ils ont dit qu’il faudrait attendre mai 2012 pour négocier un échéancier pour régler ce qu’ils doivent de 2004 à 2009.
Ce qui est le plus fort, le plus inadmissible aussi, c’est que depuis le 8 septembre 2009, les pouvoirs publics leur ont accordé une augmentation de marge de 0,29 centime par litre d’essence vendu pour qu’ils mettent les salaires en conformité avec la convention nationale. Et ce n’est pas la seule source de financement, comme le disent les mêmes pouvoirs publics.
Finalement, le vendredi 10 février 2012, un accord en quatre points fixant un échéancier a été trouvé. En outre, 3 des 4 jours de grève ont été pris à leur charge par les gérants qui ont accepté les conditions de reprise des salariés.
Cette mobilisation a été l’occasion pour les employés de voir à l’œuvre des patrons, de constater avec quelle hargne et quelle détermination ils défendaient leurs privilèges. La mobilisation a amené de nombreux travailleurs à prendre conscience que seule leur détermination dans les semaines et mois à venir pourra leur permettre d’obtenir gain de cause.

Martinique : Les médecins se font entendre

Après les mobilisations répétées des organisations syndicales de la Santé, c’est au tour des médecins de monter au créneau pour dénoncer les conditions dans lesquelles est engagée la fusion des hôpitaux de Martinique.
Le 15 février, les médecins hospitaliers du CHU de Fort de France, ceux de la cité hospitalière Mangot-Vulcin-Lamentin et ceux du centre hospitalier Louis Domergue de Trinité ont observé une demi-journée de grève à l’appel du Syndicat martiniquais des hospitaliers. Une centaine d’entre eux s’est retrouvée en assemblée générale dans le Hall de l’hôpital de la Meynard, des dizaines de médecins ont été mobilisés sur les autres sites.
À l’hôpital, la catégorie professionnelle des médecins se met souvent à part du reste du personnel hospitalier et joue plutôt à ceux qui «tempèrent les choses», laissant souvent les agents des établissements exprimer seuls leur ras le bol face à la dégradation des soins et de leurs conditions de travail.
Le 15 février leur mobilisation pour demander plus de moyens humains et matériels a été visible pour tous.
 
 

Guadeloupe : la fête de COMBAT OUVRIER !

Elle se tiendra le :
1 Avril 2012  dans le cadre du domaine de PAKO à Baie Mahault de 11h30 à 20 h !
Déjeuner champêtre, animations, débats, jeux, librairie, bal titane
(Le menu sera publié ultérieurement)
Vous pouvez d’ores et déjà retirer vos cartes d’entrée auprès de nos camarades !
Réservez vite ! au 0590 829 294 / 0690 726 133