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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1063 du 25 février 2012/Deuxième page

Deuxième page

Extraits du dernier meeting de Nathalie Arthaud à Bobigny le 18 février 2012. Une candidate communiste a l’élection présidentielle !

Travailleuses, travailleurs, camarades et amis, 
Sarkozy est entré en campagne il y a trois jours. Il n’y a rien vraiment de nouveau si ce n’est qu’avant on avait du Sarkozy chaque jour à 20h et que maintenant il faut se le payer matin, midi et soir !  
Sarkozy a commencé son cinéma en traitant Hollande de menteur. Il parle en spécialiste ! C’est lui qui prétendait être le « président du pouvoir d’achat », qui promettait que l’usine de Gandrange ne fermerait pas, qu’il n’y aurait bientôt plus un seul sans-abri et qu’il allait moraliser le capitalisme…
En fait, ils mentent tous. Sauf justement quand ils se traitent mutuellement de menteurs. 
Le premier mensonge, qui leur est commun à tous est de s’adresser aux « Citoyens » en général ou aux « Français ». Le premier mensonge est de faire croire que les riches et les pauvres, les travailleurs et les rentiers, les exploités et les exploiteurs ont des intérêts communs. 
Comme si ce qui est bon pour la famille Peugeot était forcément bon pour les travailleurs de PSA ! Comme si ce qui est bon pour Bettencourt l’était pour ses salariés !........Sarkozy veut lier dit-il les allocations chômage à une formation. Comme si les chômeurs refusaient des formations ! Et comme si à l’issue des formations il y avait un emploi ! Parmi les ouvrières de Moulinex de Cormelles le Royal licenciées il y a 10 ans, la grande majorité doit maintenant survivre avec les minimas sociaux, et ce n’est pas faute d’avoir fait des formations !   Derrière cette histoire de formation il y a surtout l’obligation qui sera faite aux chômeurs d’accepter le premier emploi proposé c’est-à-dire de contraindre les travailleurs à accepter tous les petits boulots, même ceux qui ne permettent pas de vivre ! Avec une telle politique on verra peut-être ici des jobs à un euro de l’heure comme en Allemagne, des emplois pour moins de 400 € à temps partiel !  En s’en prenant aux chômeurs, Sarkozy s’en prend à tous les travailleurs. Parce que le chômage est une menace qui pèse sur l’ensemble des travailleurs. Qui aujourd’hui peut se sentir à l’abri du chômage ? Même plus les fonctionnaires puisque l’État peut licencier tout fonctionnaire qui refuse trois reclassements ! Sarkozy veut culpabiliser les chômeurs ? Éh bien, nous avons à dire, à répéter, que les chômeurs ne sont pas responsables !        
Le chômage est le produit de la rapacité patronale, un produit de l’exploitation, ce n’est pas une fatalité ! On peut le combattre. Qu’on soit au chômage, en activité, ou à la retraite, nous subissons directement ou indirectement les ravages du chômage. Le chômage est notre problème à tous et il doit devenir l’objet de notre combat commun.
Voilà pourquoi je ne présente pas un programme de gouvernement mais un programme de luttes pour les travailleurs.       
Le premier objectif, c’est d’abord et avant tout imposer l’interdiction des licenciements.       
Dès que les commandes et l’activité diminuent du fait de la crise, dès même que le patronat anticipe une baisse de production, il renvoie les intérimaires, les CDD, il supprime des emplois et aggrave les conditions de travail pour ceux qui restent. Le patronat maintient le même niveau de rentabilité et de profits malgré la crise, parce qu’il se sert des travailleurs, de leur emploi et de leur salaire pour amortir les pertes. S’il y a moins de travail à faire, il faut forcer le patronat à répartir le travail entre les travailleurs, qu’il baisse les cadences, diminue les horaires, mais qu’il garde tous les travailleurs et qu’il garantisse les salaires. Qu’il partage le travail sur tous et qu’on maintienne le salaire à 100 %.
Et puis, il faut embaucher dans les services publics. Il suffit d’écouter le personnel hospitalier surchargé, les infirmières, les aides-soignantes incapables de prendre leurs jours de repos, pour comprendre qu’il faut répartir le travail dans les hôpitaux en embauchant. Oui, il y a de quoi embaucher dans les écoles, à la Poste, dans les transports.   
Il faudrait même développer de nouveaux services publics. Parmi les domaines où la défaillance du secteur privé est manifeste et dramatique par les temps qui courent, il y a le domaine du logement……
…..Pourquoi, alors que l’État supporte par exemple l’essentiel des dépenses de l’industrie privée de l’armement, il ne trouverait pas de quoi préempter les terrains et développer son propre service de construction en embauchant directement les maçons, ingénieurs, architectes. L’État pourrait le faire directement sans passer par les marchands de béton et autres spécialistes de fausses factures. Voilà comment on pourrait construire le million de logements qui manquent aujourd’hui cruellement.  
L’intérêt des chômeurs et de la société se conjugue, pour imposer non pas moins de personnel dans les services publics, mais plus !     
Sur les salaires : Il faut aussi imposer des augmentations des salaires et des pensions de retraite et obtenir leur indexation sur les prix, c’est-à-dire l’échelle mobile des salaires. Ces dernières années, tous les prix ont augmenté. Depuis 2005, le gaz à lui seul a augmenté de 60 %. Dernièrement, le gouvernement s’est réjoui que l’augmentation au 1 janvier ne serait que de 4,5 % ; mais quel est le salaire, l’allocation ou la pension de retraite qui a augmenté à ce rythme ? À cela il faut rajouter l’augmentation des loyers, des charges, du carburant, des produits alimentaires.
C’est sur la santé que le gouvernement a imposé les sacrifices les plus lourds. Les franchises médicales, les déremboursements de médicaments se multiplient, …….Alors, à chaque hausse de prix il faut que les salaires comme les retraites, le RSA, comme les allocations logement, familiale, comme l’allocation adulte handicapé augmentent automatiquement. Pour ne pas se laisser appauvrir quand tous les prix augmentent, il faut remettre d’actualité la lutte pour l’échelle mobile des salaires.
Aujourd’hui la bourgeoisie nous dit qu’elle n’a plus d’argent. Qu’augmenter les salaires, ce n’est pas possible. Que le pays a un problème de compétitivité.        Les mêmes qui nous expliquent qu’ils ne peuvent plus cotiser pour la santé, pour la famille, pour les retraites, versent 200, 300 fois le smic à leurs PDG. Ils versent des dizaines de millions aux grands actionnaires, millions qui seront dilapidés dans des caprices de riches ou, pire encore, dans la spéculation. 
Éh bien, il faut que la lumière soit faite sur l’argent qu’il y a réellement dans les entreprises.
……Et puis, une fois l’élection terminée et les urnes rangées, il faut que le programme que nous avons défendu pendant la campagne continue de l’être après. Pour cela il faut un parti et celui-ci n’existera que lorsqu’il sera rejoint par plusieurs dizaines de milliers de femmes et d’hommes prêts à se consacrer à la transformation de la société.
Il n’existera vraiment que lorsqu’il pourra être présent et actif dans tous les domaines de la vie sociale. Dans les entreprises d’abord, parce que c’est là que se mène jour après jour cette lutte de classe et que c’est là que se décidera l’issue du combat entre les deux classes sociales.       
Mais il faut que ce parti soit présent aussi partout ailleurs, dans les quartiers populaires, dans les écoles où se forme la jeunesse, dans tous les domaines qui touchent à la vie des travailleurs.      
Nous sommes encore loin de cette situation, mais c’est cette présence de militants communistes qui peut aussi prendre le contre-pied de l’extrême droite et des forces réactionnaires de tous ordres, qui essaient de capter à leur profit le mécontentement et la colère que la crise du capitalisme ne manquera pas de susciter. 
 
Alors, camarades et amis, en nous aidant dans cette campagne électorale, vous participerez à notre combat commun, à la propagation de toutes ces idées et de ces objectifs qui seront décisifs en cas de remontée des luttes.
Votez et faites voter pour ma candidature et, une fois l’élection terminée, continuons ensemble ce combat !
 
COMBAT OUVRIER APPELLE À VOTER POUR Nathalie Arthaud en Martinique et en Guadeloupe !

Guadeloupe : Commémoration du 3ème anniversaire de la mort de Jacques Bino

Le 18 février 2012 a eu lieu un dépôt de gerbe sur la tombe de Jacques Bino à Petit Canal, en présence de sa famille, de ses amis et ses collègues des impôts, des militants de la CGTG et d’autres organisations (UGTG, FO, PCG). C’était le 3 anniversaire de la mort de ce militant de la CGTG assassiné lors de la grande grève de 2009 pour réclamer entre autres revendications : 200 € d’augmentation de salaire, la baisse des prix des carburants et des produits de première nécessité. Jacques BINO revenait d’un meeting de LKP et son nom est désormais associé à l’accord signé après 44 jours de mobilisation.
Le Secrétaire général de la CGTG a rappelé que le procès de l’affaire Bino doit se tenir au mois de mars et qu’il était important de connaître la vérité sur ce qui s’est réellement passé. Il souhaite également que l’on n’oublie pas de commémorer l’évènement chaque année.
Le nom de Jacques Bino est étroitement lié à l’une des plus importantes grèves de la Guadeloupe et a obligé l’État à mettre en place le RSTA pour le paiement de 100 €. Rappelons que l’État avait prévu de payer durant 3 ans jusqu’en mars 2012. Le gouvernement a décidé de proroger jusqu’au 31 décembre 2012  le versement des 100 €. Est-ce à cause de la proximité des élections présidentielles et législatives ?
En tout cas, il est sûr que d’autres luttes devront être menées pour pérenniser les 200 € car inévitablement, le gouvernement cherchera toujours à revenir sur cet accord, comme il le fait pour tous les avantages obtenus de haute lutte par les travailleurs.
                                                                                                                      

UMP=Union pour un Mouvement Populiste

Maintenant candidat, Sarkozy prétend qu’il veut « redonner la parole au peuple » à coups de référendums plus que personne… La bonne blague !
En tant que président, il a pourtant eu l’occasion de l’entendre, la voix du peuple. Surtout l’année dernière, quand des millions de manifestants demandaient l’arrêt de la casse du système des retraites. À l’époque, Sarkozy a fait la sourde oreille, parce qu’il avait tout simplement décidé de nous plumer dans l’intérêt de ses amis patrons.
Il paraît qu’il a changé, et que s’il est réélu, il nous écoutera. Sauf qu’il prétend nous imposer des sujets de consultation qu’on croirait tirés d’un programme du Front national. Les référendums qu’il promet sont de véritables provocations contre les chômeurs, contre les immigrés, accusés à demi-mot d’être les responsables de la crise actuelle.
On dit que l’argent n’a pas d’odeur. Pourtant, la démagogie de Sarkozy – le candidat officiel des riches – sent vraiment mauvais !