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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1062 du 11 février 2012/Troisième page

Troisième page

Guadeloupe : Dans la canne, la récolte ne démarre pas

Mardi 7 février, l’usine de Gardel n’avait pas encore démarré pour la campagne sucrière 2012. L’ordre de coupe a bien été donné le mercredi 1 février et 3000 tonnes de cannes ont été rentrées entre le 1 et le 2 février. Mais le jeudi, lors d’une assemblée générale les salariés ont décidé de ne pas mettre en route, de fermer les barrières et les balances à tous les camions de transport. Ils ont demandé à Damoiseau l’arrêt de la distillerie.
Le vendredi 2 février, les NAO qui commençaient à 9 h ont été suspendues par les syndicats CGTG et UGTG qui ont posé comme préalable à toutes discussions de considérer le cas de l’usine de Marie Galante. La direction de l’usine ainsi que  la communauté de communes doit prendre position sur la modernisation de l’unité de Grande Anse, qui devra être alimentée en énergie et vapeur que ce soit par une centrale à bagasse ou une autre source d’énergie.   
Les   130 ouvriers de l’usine risquent le chômage, et la cessation de l’activité toucherait plus de 3000 personnes qui vivent indirectement de l’usine et de la canne.
Du côté de Gardel la direction a déjà envisagé l’option de fermeture de Grande Anse et un scénario est à l’étude comprenant une flottille de camions qui récupéreraient les cannes débarquées à Saint François pour les amener à Gardel. Ils sont prêts à gagner sur tous les tableaux, mais pour cela il faudrait qu’ils imposent aux ouvriers à réaliser ce travail supplémentaire.
Mais on est loin de cela ; pour le moment les NAO sont en cours, la solidarité avec les ouvriers de Grande Anse est en place, le réajustement de 5% des salaires est posé, les ouvriers soutiennent de pied ferme leurs revendications.

Guadeloupe : « ÉCHO DE L’AÉROPORT »

AIR CARAÏBES ATLANTIQUE : LE PERSONNEL SORT LA TÊTE HAUTE
La grève déclenchée le 20 janvier a été suspendue le 27 sur un accord. La direction a continué d’essayer de faire bonne figure, en insistant sur le fait que le trafic n’aurait pas été perturbé, ce qui est faux, puisqu’un vol sur la Guyane a été annulé le 23.
Le personnel a obtenu entre autres : un accord sur l’emploi et la rémunération des femmes enceintes, 1h30 de nuit payée à partir de 19h30, une augmentation des primes-repas, une prime d’intéressement. En outre, aucune sanction ne sera prise contre les grévistes, et un calendrier sur les conditions de travail sera mis en place.
Les grévistes ont montré qu’il est possible de faire reculer la direction d’Air Caraïbes.
 
LOI  SCÉLÉRATE CONTRE LE DROIT DE GRÈVE DANS LE TRANSPORT AÉRIEN…  
Le sous-ministre des Transports, Thierry Mariani, a profité du demi-échec de la grève des agents de sûreté pour faire voter une loi antigrève qui concerne toutes les entreprises de transport aérien.
Cette loi prévoit que pour faire grève, chaque travailleur doit annoncer 48 h à l’avance son intention, même si un préavis a été déposé par les syndicats.
Mais le comble, c’est que même si on change d’avis ou on décide de reprendre le travail, il faut l’annoncer 24 h à l’avance, « sous peine de sanctions disciplinaires ».
 
« JOUR DE CARENCE » : LA DGAC FAIT DU ZÈLE       
La Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), naguère en pointe sur le plan social, semble désormais pressée d’appliquer toutes les mesures défavorables au personnel.
Les agents ont reçu un message par mail les informant que la « journée de carence », c’est-à-dire le non-paiement de la première journée en cas de congé maladie, est applicable de façon rétroactive depuis le premier janvier 2012. 
Ce qui veut dire que les agents qui ont été malades se verront retirer 1/30 de leur salaire. On nous précise qu’il est interdit de remplacer cette perte par la pose de RTT ou de congé. Le but est clair : faire des économies sur le dos des agents malades, ou les obliger à travailler quel que soit leur état, au risque peut-être de contaminer les autres.
 
AIR FRANCE : ANNONCE UN PLAN D’AUSTÉRITÉ…
Depuis quelques mois l’ambiance est à l’inquiétude à Air France. La direction ne cesse de pleurer sur la concurrence des compagnies « low cost ».
Mais cette fois c’est sûr, il y a un plan dit d’économies. 
Pourtant en 2011 la compagnie a gagné 8,4% de voyageurs en plus en France et 8,8% de plus en Europe. Les actionnaires, sans doute, ont profité de cette hausse.
 
AUSTÉRITÉ POUR LE PERSONNEL  
Gel des salaires annoncé pour 2012 et 2013. Cela veut dire baisse du niveau de vie. 
La direction parle de geler les embauches, de fermer les lignes non rentables. Le gel des embauches avait déjà commencé : en 4 ans le personnel d’Air France a diminué de 10%. Tout cela est contraire aux déclarations du ministre des Transports Mariani qui annonçait « pas de suppression d’emploi ». Les ministres sont là pour essayer de faire passer la purge.
 

Guadeloupe : ÉCHO DE PÔLE EMPLOI

CAUSE TOUJOURS, TU M’INTÉRESSES !
La direction de Pôle Emploi Guadeloupe n’en a rien à faire de nos conditions de travail. Malgré 3 séries d’agressions tant verbales que physiques subies à Saint Martin, aucune réunion du Comité Hygiène et Sécurité n’a été ordonnée par celle-ci, aucune mesure n’a été prise, Swieton n’a pas daigné se déplacer jusqu’à nous.
Ça ou être traités comme des moins que rien, c’est kif kif !
 
ENCORE UNE AGRESSION À SAINT-MARTIN  
À Saint-Martin, les collègues ont encore une fois été agressés par le même individu qui avait déjà sévi dans l’agence. Cette fois encore, la direction a minimisé l’incident en se contentant d’une mention dans le document unique de sécurité.
Ne comptons que sur nous-mêmes pour nous protéger et faire respecter notre droit à travailler en sécurité !
 
BAS LES PATTES SUR NOS SALAIRES !
Les agressions violentes se produisent de plus en plus souvent, à Pôle emploi et à Saint-Martin, Swieton a pourtant eu le culot de nous ponctionner 200 euros pour nous punir d’avoir exercé notre droit de retrait. Nous avions plus que raison de nous protéger collectivement. La bande d’incapables qui nous dirigent ne perd rien pour attendre !
 
                                                                                  

Martinique : 40 licenciés de l’ex groupe Lancry

Depuis le 1 février, jour de la fermeture des enseignes Leclerc de l’ex groupe Lancry, 40 salariés se retrouvent à la rue sur les 218 du groupe.
Ce sont 40 salariés sur les 54 travaillant sur la plate forme logistique de La Lézarde qui ont ainsi fait les frais du « bon accord » entre Lancry et son repreneur, le groupe Parfait, qui possède déjà les Hyper U du Rond-Point et de la Galleria.
Plus de 18% des salariés licenciés d’un coup !
Ce n’est assurément pas ce que souhaitaient les salariés du groupe qui s’étaient à plusieurs reprises mobilisés pour ZÉRO LICENCIEMENT.
En ces temps de crise, les patrons ont vite fait d’utiliser les salariés comme la variable d’ajustement de leurs comptes pour continuer à engranger leurs profits. Les travailleurs, eux, devront se donner les moyens et trouver les forces pour imposer des revendications qui peuvent garantir leur survie, telle la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaire.

Martinique : ÉCHO DES HÔPITAUX

LAXISME POUR LES UNS, PROMPTITUDE ET SÉVÉRITÉ POUR LES AUTRES !
Le directeur s’est dépêché de convoquer et de sanctionner le délégué pour s’être emporté lors du dernier CTE suite à des propos jugés provocateurs et prononcés par le directeur à son encontre.
Voilà un directeur qui se montre laxiste et clément lorsque des « vols » ou autres « détournements » lui sont signalés mais prompt et sévère vis-à-vis d’un militant !
 
« ZÉRO SANCTION »
La délégation de son syndicat et le groupe de collègues qui accompagnaient le camarade délégué lors de son entretien ont exigé  « Zéro sanction » !
Et tous ensemble, ils ont signifié aux  responsables de la DRH que le soi disant « comportement violent » qu’ils sanctionnaient, était celui qui existait lorsque les soignants sont laissés en sous effectif dans leur service, ou encore lorsque le personnel se trouve en incapacité de faire les soins aux personnes âgées en temps et en heure.
 
VISITE SURPRISE À L’INAUGURATION DU NOUVEAU SAMU
Continuant sur sa lancée, la  délégation mobilisée pour la convocation du militant par le DRH, a rendu une visite surprise au Directeur qui inaugurait le nouveau SAMU. Devant ses invités dont l’ancienne directrice du CHU, et  après avoir donné les explications nécessaires aux présents, la délégation a réaffirmé qu’elle refusait toute sanction à l’encontre du militant.
 
SANS HONTE ET SANS VERGOGNE
Lors de la prise de parole au nouveau SAMU, au moins une invitée a attiré l’attention des collègues en affichant son habituel mépris vis-à-vis des salariés. C’est ….l’ancienne directrice du CHU qui, pas gênée du tout, continuait à se régaler de petits fours et à blaguer, sans honte et sans vergogne !
Pas étonnant ! Elle continue à être au service de  ceux de son camp !
 
POTS ET DOUCEURS EN CASCADE !!!
Ces derniers temps, la direction multiplie l’organisation de pots en tout genre. Pots de départ de ses collaborateurs, … ou bien encore pot pour l’inauguration du nouveau SAMU… À ces occasions, elle ne lésine pas sur les petits fours et autres douceurs qui coulent en cascade…pour ses convives ! On est bien loin de la rigueur quotidienne dans les services où on manque souvent des produits les plus élémentaires, allant des sacs poubelle aux sachets de thé pour les patients…
 
TOUT DE SUITE, PAS À LA  SAINT GLIN-GLIN !
Pour les personnels administratifs, techniques et médico-techniques, les effets des derniers reclassements se font toujours attendre. Il n’y a rien en janvier, et pour février, le doute est permis….
Les changements d’horaires, la distribution des tâches, c’est toujours à la va-vite. Mais quand il s’agit de nous verser notre dû, la direction n’est pas pressée.
Alors qu’elle allonge les sous sans tarder !
 

Martinique : CHANTIERS EN LUTTE

Il veut jouer au petit malin 
Le Directeur général de Armat Arcelor Mittal construction caraïbes a semble t-il comme projet de revoir à la baisse nos salaires et nos primes.
Nous lui avons déjà fait comprendre que nous le personnel on digérera mal ses intentions à vouloir toucher à nos avantages acquis.
Sa réponse nous a fait sourire, car il nous a répondu : « Je vous ai remis un document dans lequel je ne fais que des propositions, rien n’est arrêté. D’ailleurs, je suis pour le dialogue, et je ne suis pas contre pour négocier par le haut, afin d’aboutir à une solution valable. »
 
Alors chiche
Mais nous ne le croyons pas. Cependant, lors des prochaines NAO, on n’oubliera pas pour le lui rappeler. Car en cette période de crise économique, autant négocier des augmentations salariales vues « par le haut ». 
Mais nous avons l’impression que ce monsieur a sans doute trop entendu parler des prix B.C bas. Alors, il aimerait négocier des salaires B.C bas !!!