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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1061 du 28 janvier 2012/Page 3

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Martinique : Reprise des centres Leclerc. Interdiction des licenciements !

Sans surprise, le tribunal de Commerce de Fort-de-France a tranché le 14 janvier en faveur de la reprise des hypermarchés Leclerc du Lamentin par le groupe Parfait.
Une nouvelle fois un changement d'enseigne dans la grande distribution va se traduire par des licenciements. Leur nombre exact est laissé dans le flou. Car si le projet "Parfait" ne prévoit pas de licenciements sur les grandes surfaces elles-mêmes (Place d'Armes et Long Pré), en revanche la plateforme logistique de la zone industrielle de la Lézarde perdra une trentaine de postes. Et le repreneur déclare que les emplois de personnels administratifs « ne font pas partie de la reprise de l'appel d'offres ». D'après France-Antilles « il n'est pas exclu » qu'ils soient préservés car, « suite à une demande forte du président du Conseil Régional S. Letchimy, la possibilité d'en reclasser certains est à l'étude ».
Une décision de justice entérinant des licenciements et des vagues promesses n'engageant personne, voilà quelle est la réponse donnée aux salariés ! Leur exigence, exprimée en manifestation quelques jours avant le jugement : « Quel que soit le repreneur, zéro licenciement ! », n'a pas été entendue.
L'interdiction des licenciements, avec maintien du salaire, est une nécessité, mais, se heurtant à la rapacité du patronat, elle ne pourra être mise à l'ordre du jour que par des luttes déterminées et généralisées du monde du travail.
 

Guadeloupe : « ÉCHO DE L’AÉROPORT »

AIR CARAÏBES : BIENTÔT LES NAO…
Ces jours-ci, ce sont les négociations annuelles « obligatoires » à Air Caraïbes. Obligatoires, cela veut dire qu’il a fallu une loi pour «obliger» les patrons à revoir les conditions de travail et de salaires chaque année.
 Le but des NAO est d’améliorer notre situation de salarié. Et il est certain que les patrons ne sont jamais d’accord pour les améliorer, sauf si on les y oblige.
 
… QUAND LA DIRECTION D’AIR CARAÏBES PROPOSE DES RÉFORMES, MÉFIANCE ! 
Avec les NAO, la direction espère peut-être faire passer des réformes « à la Sarkozy ». C’est la mode chez les patrons. Même si les syndicats sont d’accord, nous devons nous méfier.
 En effet, n’oublions pas dans quelle ambiance ces NAO ont été préparées par la direction. Elle a cette fois « innové » en invitant les représentants syndicaux à discuter en séminaire dans un grand hôtel.
Soyons nombreux à la prochaine assemblée générale. Plus nous serons de collègues à examiner de près les propositions de la direction, plus nous pourrons gagner.
 
 

Guadeloupe : « Écho des hôpitaux »

tout est beau dans le meilleur des mondes…
Bof ! Une émission entre gens de bonne société à la télé, lundi soir. « La clinique "les eaux claires" reçoit tous les patients  même ceux qui n'ont pas leurs cartes de droit et de mutuelle en règle »...
« Le déficit du CHU a été résorbé d'un coup de baguette »... « Des solutions sont envisageables pour l'hôpital de Marie-Galante »...   À aucun moment, il n'a été question de nos conditions de travail.
                             
un DG trop bavard !
Dans l'émission, le directeur général a fait état de l'amélioration de la santé financière du CHU. Les créanciers ont donc sûrement reçu tout cela  5 sur 5. Alors évidemment, ils réclameront plus vite d’être payés « Kotok ». En voilà un qui, la prochaine fois, tournera sa langue 3 fois dans la bouche avant de parler !
 
ColÈre À cause des plannings
La DSSI, les cadres supérieurs et l'encadrement auront réussi à nous mettre en colère. Ils ont voulu changer, sournoisement,  nos plannings à la veille des fêtes !  Cela fait des années que nous travaillons dans des conditions déplorables.
 
D’autres raisons de la colÈre
Les plannings ne sont pas parfaits, mais hélas nous avons fini par nous y habituer. En effet, il nous est impossible de contrôler le nombre d'heures que nous faisons, en fin d'année. Dans de nombreux services, on nous informe que nous devons des heures à l'administration. Rares sont ceux d'entre nous qui bénéficient des 25 jours de congé prévus par la loi... La  grogne commence à monter sur ce point aussi.
 
c'est petit ! c'est mesquin !
Dans certains services, il nous est interdit d'avoir copie de nos plannings. Ils sont mis sous clé. Nous devons les recopier.  Certains d'entre nous les photographient avec leur portable. Mais, il  y a souvent des modifications. Jusqu'à présent les cadres qui  agissent ainsi sont dans l'incapacité de nous en donner les raisons.  


Nous devons exiger et obtenir  une copie du planning pour chaque agent !
 
                                                                                  

Guadeloupe : « ÉCHO DE PÔLE EMPLOI »

MUTUELLE : OBLIGATOIRE RÉTROACTIVEMENT…
La mutuelle est obligatoire au 1 janvier 2012 mais c’est seulement le 11 janvier que la direction générale a demandé au comité central d’entreprise d’approuver le projet de décret et d’arrêté qui doit passer en Conseil d’État pour acter la mise en place de cette mutuelle. Cherchez l’erreur !
 
MUTUELLE UNIQUE : LA CACOPHONIE 
Plusieurs collègues n’ont toujours pas obtenu de carte d’adhérent de la nouvelle mutuelle. Mais comme à son habitude, la direction des ressources humaines est aux abonnés absents ! Mieux, pour éviter trop d’encombrement du service on demande aux collègues de s’adresser à leur responsable hiérarchique direct qui, lui, ne maîtrise rien. Et le tour est joué ! Plusieurs collègues ont été obligés de se débrouiller seuls pour obtenir des réponses à leurs questions.
 
PÔLE EMPLOI DIRECTION VOYOU !
Cet établissement qui nous emploie ne s’embarrasse d’aucune règle. Pour les agents du public, certes minoritaires à Pôle Emploi, la DG est obligée de passer par le Conseil d’État pour instituer une nouvelle mutuelle. Croyez vous que la direction en tienne compte ? Le foutage de gu... est devenu une seconde nature à la direction de Pôle Emploi.
 
 
FACE À UNE DIRECTION VOYOU, LE COMBAT S’IMPOSE
Les bruits courent que de nombreux collègues sont passés au privé, attirés par le 13 et le 14 mois. Certains sont encore loin de croire ceux qui annoncent que les mesures d’austérité vont nous concerner aussi à Pôle Emploi. Pour préserver notre pouvoir d’achat, obtenir des renforts en effectifs et de meilleures conditions de travail, la lutte est inévitable.

Goyave : Société SMPPS : Les employées obtiennent gain de cause.

On se souvient que la SMPPS qui a obtenu dernièrement le marché du nettoyage des écoles et de la cantine scolaire de la ville, avait unilatéralement décidé de réduire de 8 à 5 le nombre d’employés affectés à ce marché, et aussi de ne payer que 5h par jour de travail au lieu de 6 auparavant. Et cela sans diminuer sur la quantité de travail à effectuer.
 Les employées, soutenues par l’UTC-UGTG s’étaient mises en grève le 2 janvier dernier pour exiger comme le prévoit la convention collective du secteur le maintien de tous les emplois et des avantages acquis en cas de changement d’attributaire du marché. La direction de la SMPPS ne voulait rien entendre. Mais avec la rentrée des classes le 3 janvier et l’impossibilité pour leurs enfants d’aller à l’école, les parents d’élèves sont montés au créneau en manifestant notamment devant le Rectorat pour exiger la résolution du conflit. Le maire aussi a dû intervenir.
Finalement les employées, ont obtenu gain de cause. Les trois licenciées n’ont pas été réintégrées, mais pour les autres le nombre d’heures de travail (6 heures par jour) sera maintenu et surtout toutes les heures supplémentaires effectuées seront payées. Le travail a repris le 16 janvier.
 Encore un exemple qui montre que seule la lutte paye.
 

Guadeloupe : Grève des employés municipaux de Goyave : le maire affiche son mépris pour les employés.

Quelques jours après le démarrage de la grève des employés municipaux, le maire F. Louisy avait déclaré qu’il n’entamerait des négociations avec les grévistes que lorsque ces derniers libéreraient l’accès des différents services de la ville. Façon pour lui de faire croire que ce sont les grévistes qui étaient responsables du « blocage ».
Or en réalité, les grévistes n’ont pas réellement empêché ceux qui voulaient travailler de le faire. Des vigiles sont en faction devant la mairie depuis quelque temps ; un huissier passe paraît-il régulièrement, les gendarmes aussi ; l’entrée du service technique est libre et pourtant rien ne fonctionne au niveau de ce service. Car contrairement à ce que F. Louisy a déclaré sur les médias, ce n’est pas 80% des employés qui ont repris le travail, mais à peine le tiers des 80 employés de la commune, dont essentiellement des employés en CDD.
C’est la preuve que le mouvement de grève n’est pas le fait d’une minorité. Rappelons que la grève a commencé le 19 décembre dernier et que F. Louisy n’a jamais daigné s’adresser aux grévistes. Ces derniers, avec leur syndicat UTC-UGTG, réclament entre autres l’arrêt du prélèvement des 40% sur les congés de maladie, le paiement des heures supplémentaires, des négociations sur l’évolution des carrières et la fin des mesures de rétorsion contre les représentants syndicaux. Et plus d’un mois après le début du conflit, F. Louisy campe sur sa position : il refuse de recevoir les grévistes, il refuse la négociation. Et pourtant la mairie n’est plus bloquée.
On a peine à comprendre l’obstination de cet élu. Cherche-t-il à pousser les grévistes jusqu’à l’exaspération ? À faire croire aux employés municipaux qu’ils ne doivent pas se syndiquer pour défendre leurs droits ? Ou à se faire bien voir par tous ces gens qui n’acceptent pas que les salariés s’organisent et se syndiquent pour défendre leurs intérêts ? En tout cas il affiche clairement son mépris pour une partie des employés municipaux. Ces derniers doivent recevoir le soutien de tous les travailleurs.