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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1069 du 22 mai 2012/Troisième page

Troisième page

Guadeloupe : 10 mai 2012 : La journée de mobilisation côté CGTG

Dans le cadre de la journée de mobilisation appelé par le LKP pour le 10 mai, le syndicat CGTG avait décidé de faire de cette journée, une journée de soutien aux grévistes de la centrale Géothermique de Bouillante  en grève depuis le 15 février 2012.                                                                                                                                Rappelons que les grévistes demandent simplement que leur soit appliqué le statut auquel ils ont droit, en tant que producteurs d’électricité : celui des I.E.G. (Industries Électriques et Gazières). La direction sur place, qui refusait ce statut et pensait que les grévistes reprendraient rapidement « quand ils auraient faim », a dû déchanter. Non seulement les travailleurs de la centrale sont déterminés, mais en plus ils ont le soutien plein et entier de leurs camarades.                                                                                                                               Environ 30 travailleurs CGTG de la région pointoise qui ont profité en attendant le car d’échanger avec les chauffeurs de car en grève, et 20 de la région de Basse Terre se sont retrouvés avec les 9 grévistes de la centrale. Après des prises de paroles de solidarité, le groupe a manifesté dans les rues de Bouillante, drapeaux CGTG déployés aux cris de «Les travailleurs dans la rues !». La manifestation s’est arrêtée devant la mairie de Bouillante où les employés municipaux étaient eux aussi mobilisés.                                                                                                                           Plusieurs intervenants ont pris la parole. Entre autres un employé municipal en soutien à ceux de Géothermie, une camarade de la Fédération Santé qui a dénoncé les projets concernant les hôpitaux de la Côte Sous le Vent, Beauperthuy et Maurice Selbonne. Ensuite une du CHU qui a décrit la situation catastrophique qui y règne, et la dégradation de l’offre de soins en général : seule la lutte permettra de s’y opposer. Un camarade de la CDE (Centrale Diésel Export) est intervenu au nom de la fédération énergie, puis les grévistes de Géothermie Bouillante ont pris la parole. Le secrétaire général J-M Nomertin a conclu ces interventions en appelant à poursuivre le combat pour que les camarades obtiennent satisfaction.                                                                            La manifestation a repris pour rejoindre le piquet de grève devant la centrale. Des dispositions ont été prévues pour durcir le mouvement si nécessaire à compter du mardi 15 mai, en cas d’échec après la réunion avec la direction, lundi 14 à 17 heures.                                                                                                                              Un repas fraternel a réuni les participants, offert par la section communiste de Basse-Terre, l’argent récolté revenant aux grévistes.                                                                          Après de nouvelles interventions, dont celle du secrétaire de la CGTM Énergie qui était de passage, c’est au son du Ka que s’est achevée cette journée de solidarité qui a conforté la détermination de tous.



 

 

Guadeloupe : Trois jours de mobilisation pour imposer le respect de l’accord Bino et défendre le pouvoir d’achat.

Après la mobilisation du 27 mars, l’ensemble des syndicats et le LKP ont appelé à la grève générale le jeudi 10 mai. Cette fois-ci les organisations n’ont pas appelé à une manifestation dans les rues mais ont demandé aux travailleurs de faire des piquets de grève devant les entreprises. Ces actions sur le terrain ont marché en différents endroits où les travailleurs se sont mobilisés, en particulier dans les entreprises déjà en grève. La CGTG  a renforcé les travailleurs de la Centrale géothermie de Bouillante en grève depuis plusieurs mois. Dans certaines communes de la Grande Terre et de la côte Sous le Vent les employés municipaux ont participé à la grève pour exiger le maintien des 40% durant les congés de maladie, comme le personnel municipal de Goyave en grève depuis plusieurs mois. Dans le commerce, des piquets de grève ont perturbé le fonctionnement de certains supers marchés comme à  Carrefour(Milénis), Leader Price de Destrelland, des Super U, Ecomax. A But également. Dans l’automobile les travailleurs se sont mobilisés à Cama Renault, en grève depuis quelques jours, à BMW, Marimax. Certaines stations services sont restées fermées depuis la veille avec des barrages aux entrées. France Antilles a participé au mouvement de grève. Une délégation des syndicats enseignants s’est  rassemblée au rectorat pour  une rencontre avec le Recteur.
Le mouvement a été reconduit le lendemain, le vendredi 11 mai. Il s’est renforcé autour de Milénis, et Leader Price où  les forces de l’ordre protégeaient les entrées. Le samedi 11, malgré la présence des forces de l’ordre, les travailleurs ont réussi à fermer la galerie de Milénis durant toute la journée
Au cours de ces trois jours de mobilisation, les travailleurs qui y ont participé, ont montré leur détermination à défendre l’accord Bino et leur salaire. Ils ont eu raison d’agir face à un patronat qui s’attaque à leur pouvoir d’achat et au lobby commercial qui impose des prix très élevés.
Les organisations ont appelé à un meeting le lundi 13 mai devant la Mutualité de Pointe-à-Pitre et ont annoncé la poursuite du mouvement.



 

Guadeloupe : Centrale Géothermique de Bouillante : Va-t-on vers la signature d’un accord ?

Après 80 jours de grève, les salariés et la direction ont fini par signer un accord de méthode pour commencer les négociations. Rappelons que les grévistes réclament l’application  du statut des IEG (Industries Electriques et gazières).
Le 14 mai des négociations se sont déroulées de 18h à minuit et un protocole de fin de conflit est en cours de rédaction. La direction se dit d’accord pour appliquer le statut mais veut le faire à sa façon. Les salariés demandaient de faire le service continu lors de la reprise du travail, mais la direction refuse car cela l’obligerait à faire des embauches et elle n’a pas l’intention de recruter. Il y a des avancées sur l’attribution de l’indemnité spéciale DOM qui est une prime de 20 %  prévue dans le statut. Concernant l’indemnisation des jours de grève, la direction refuse catégoriquement et propose que les salariés prennent sur leurs congés, jours de RTT, mais ces derniers ne sont pas d’accord. Proposition est faite à la direction de faire une avance de deux mois de salaire avec remboursement échelonné en attendant que les tribunaux tranchent ce litige. La CGTG estime que les salariés n’ont pas à subir les conséquences de la grève qui est du fait de l’employeur qui s’entêtait à ne pas  appliquer le statut.
Les négociations portent également sur le problème de l’ancienneté. Les salariés veulent que les salariés déjà partis à la retraite bénéficient du statut.
Une nouvelle rencontre est prévue cette semaine pour finaliser le protocole de fin de conflit. Les salariés ont noté des  avancées significatives mais restent prudents car rien n’est signé et le travail n’a pas encore repris. 


 
                                                                                  

Martinique : Parler du futur pour éviter le présent

Si elle ne passionne pas la population, la question de l'Assemblée Unique de la future Collectivité de Martinique semble être une préoccupation importante du monde politique local. Le projet actuel, qui peut toujours être modifié sur initiative du nouveau gouvernement, prévoit pour 2014 l'élection d'une Assemblée Unique de 51 membres par un scrutin de liste à deux tours. Pour figurer au 2ème tour il faut obtenir  5% des suffrages exprimés lors du premier tour. La Martinique sera une circonscription unique, divisée en quatre sections correspondant aux circonscriptions électorales des législatives, avec, pour chaque liste, répartition des sièges obtenus entre les sections, proportionnellement à leur nombre d'habitants.
Le point qui suscite le plus d'objections est la prime de 10 sièges offerts automatiquement à la liste arrivée en tête. Vient s'ajouter à cela un bonus de neuf sièges du fait de l'élection au sein de l'Assemblée d'un Exécutif de neuf membres, remplacés pour siéger dans l'Assemblée par leurs suppléants. On arrive donc au total d'une prime majoritaire de 19, loin d'être négligeable sur un total de 60 (nombre de membres de l'Assemblée plus son Exécutif).
Naturellement, ceux qui protestent le plus fort contre cet avantage sont ceux, de la droite ou du "camp des patriotes", qui estiment, même sans le dire, avoir peu de chances d'avoir la majorité aux élections. C'est ainsi que des politiciens dont le credo habituel serait plutôt la "stabilité" des assemblées, ferraillent contre cette disposition majoritaire. Les médias ne sont pas en reste : ainsi Martinique Première Télévision a décidé comme un des thèmes du premier débat télévisé de la campagne des législatives le mode de scrutin de l'élection à cette Assemblée.
Par contre les politiciens locaux ne protestent pas de la même façon contre le barrage interdisant l'accès au second tour, donc toute possibilité d'avoir des élus, à une tendance politique obtenant moins de 5% des suffrages. Les grandes coalitions se satisfont du fait de rester entre elles, entre gens de connaissance, et ne tiennent pas à voir des petits partis ou groupes, comme Combat Ouvrier par exemple, s'inviter dans leur cénacle. Avec la proportionnelle intégrale, ce n'est pas 5% mais 2% qui donneraient droit à un élu, et donc toute la variété des opinions seraient mieux représentées dans la future Assemblée. Ce serait plus démocratique mais il faut croire que la démocratie, pour ces grands partis, ce n'est qu'un mot creux.
Alors, à défaut d'avoir lieu dans cette future Assemblée qui de toute façon ne siègera que dans deux ans, de larges débats démocratiques peuvent exister dès maintenant, sur nos problèmes actuels. Pour les travailleurs, ce ne sont pas les sujets importants qui manquent : la crise économique qui s'approfondit, le chômage des jeunes et des moins jeunes, les moyens de se sortir ensemble de cette situation qui nous est imposée... Non seulement nos luttes, les manifestations, sont des occasions d'en discuter entre nous, mais nous pouvons le faire dans ou autour de nos lieux de travail et aussi contraindre les uns et les autres, qui alignent promesses sur promesses dans le cadre de la campagne électorale des législatives du 9 et 16 juin, d'avoir à entendre les problèmes réels du monde du travail.      
En fait l'Assemblée Unique de 2014, comme le prévoient ses initiateurs ne sera qu'une chambre où les mêmes notables viendront continuer à servir ceux qu’ils servent déjà, à savoir les possédants et exploiteurs de tous poils, tout en cherchant pour eux et leurs comparses quelques sinécures et postes. Sauf si les travailleurs, les chômeurs et tous les laissés pour compte font irruption sur la scène politique pour imposer  leur propre pouvoir.


 

Guadeloupe : Sucrerie enLutte (Gardel

Gardel peut payer
Oui ! La direction de l’usine de Gardel a les moyens pour payer aux ouvriers les 5 % d’augmentation de salaire qu’ils réclamaient. Car cette sucrerie reçoit chaque année des dizaines de millions d’euros d’aide de l’IDEADOM venant notamment du forfait départemental.
En 2010 elle a reçu 11, 456 millions d’euros. Cette année Gardel a reçu sa fraction du forfait départemental qui est du même ordre de grandeur qu’en 2010 (plus de 11,456 M d’€) depuis le mois de janvier dernier.
Alors il y a de quoi payer les petits planteurs !
 
Les ficelles des Gardel
La direction de cette unité sucrière a aussi d’autres moyens pour maximiser ses profits : sucre venant d’ailleurs quand les cannes des petits planteurs restent sur pieds et autres aides transférées. Les capitalistes usiniers peuvent payer aux ouvriers des salaires  normaux pour vivre. Mais leur devise c’est la PWOFITASYON.
 
Des primes de classe
Le jackpot des primes a été remporté cette année par la direction Wolf avec une prime de 42.000 euros et Bourillon juste derrière avec 40.000 euros. Après cela on ne peut pas avaler que la direction n’a pas d’argent.
 



 
 

Martinique L’ÉCHO DES HOPITAUX

POUBELLES VOLANTES
Alors que l'état de l'avion de la société TAI n'était un secret pour personne, le vol sanitaire Saint Martin-Martinique du 5 mai s'est terminé tragiquement pour quatre personnes.
Les normes et la réglementation existent, mais encore faudrait-il que les bonnes relations, ou simplement le respect du riche dans cette société ne les rendent pas inopérantes.
 
deux des nôtres y ont laisse leur vie
La disparition d’un infirmier et d’un médecin du SAMU lors du crash a provoqué un profond émoi  parmi les collègues. Personne ne comprend ce qui s’est passé et comment nos collègues très dévoués ont pu se trouver dans cette galère infernale devenue pour eux un cercueil volant.
En cette douloureuse occasion, notre solidarité va bien naturellement à  leurs collègues et leurs familles.