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Archives de CO/CO de l'année 2011/CO n° 1054 du 24 septembre 2011/Page 3

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Martinique : Une girouette est toujours dans le sens du vent…

          A quelques jours des élections sénatoriales en Martinique, le principal, et bien mince événement de cette campagne en direction des «grands électeurs» était le tangage au sein du PPM (Parti Progressiste Martiniquais) dont le balisier - nom donné aux organisations de base du parti - du Marin refusait d'approuver l'investiture donnée par le PPM à Serge Larcher, sénateur sortant. Pour mieux négocier sa deuxième mandature, l’ancien maire du Diamant a resserré ses liens avec le PPM jusqu’à en devenir membre récemment. Il a ainsi obtenu l’investiture de ce parti. Ce qui n’a pas eu l’heur de plaire à certains qui le trouve sans doute trop jeune adhérent….
          Ainsi, certains opposants locaux, PPM eux-aussi, au sein de la commune du Marin ne l'ont pas entendu ainsi, et on a pu voir à la télévision, brandies par des militants PPM, de belles pancartes : « Sortez les sortants, C. Lise et S. Larcher». (le dissident affirmé du PPM et son nouveau promu).  
          Bref, tel un amas d'algues sargasses S. Larcher jusque là, apparenté socialiste, s'est laissé porter sur une plage, accueillante.
 

Guadeloupe : Les employés des magasins Unimarket et Super U se mobilisent

          Le 8 août dernier, les salariés des 7 supermarchés Unimarket et Super U (anciennement Match) se sont mobilisés devant leur lieu de travail pour exiger le paiement de leur salaire. Ou l’association gérant la société, présidée par H. Honoré règle les salaires dus, ou c’est l’AGS (Association de Garantie des Salaires) qui le fera. En fait, depuis la cession des magasins Match au groupe de H. Honoré, ce dernier n’a guère réglé ses dettes et doit de l’argent aux fournisseurs, à la Sécurité sociale etc. Quant aux salaires ils sont très souvent réglés avec retard. Donc vu la situation de ces 7 supermarchés, le juge du tribunal de commerce a décidé de leur mise en redressement judiciaire. Leur gestion sera désormais assurée par un administrateur judiciaire et les propriétaires ont jusqu’au 6 octobre prochain pour trouver une solution, par exemple trouver un ou des repreneurs. Parlant au nom de l’association, H. Honoré se dit satisfait de la décision du juge du tribunal de commerce, car selon lui, sa principale préoccupation c’est faire que les activités soient pérennisées et les emplois qui vont avec.  La bonne blague ! En réalité, le groupe belge Delhaize, propriétaire des magasins Match et Cora, après avoir décidé de s’en débarrasser, ce qui signifiait le licenciement de plus de 500 salariés, a voulu le faire au moindre frais. Il a fait durer l’incertitude sur l’avenir ; un climat délétère s’est installé, agissant sur le morale de biens des salariés, pour pousser certains à la démission. Cora-Gosier a été repris par le groupe Ho Yo Hien, celui de Desmarais-Basse-Terre, par les propriétaires de supermarchés Boisripeaux.Concernant la reprise des magasins Match par l’association présidée par H. Honoré, certains prétendent qu’en fait, son rôle était surtout d’aider les anciens propriétaires à clore définitivement et toujours au  moindre frais, l’affaire Cora-Match.Les 250 salariés des supermarchés Unimaket et Super U ont intérêt à se préparer à défendre farouchement leur gagne pain.

ECHOS DE L’AEROPORT

AVIATION CIVILE : L’ÉTAT VEUT RÉEMPLOYER À BON MARCHÉ SES ANCIENS FONCTIONNAIRES
          La RGPP (Réforme Générale des Politiques Publiques) aboutit à la DGAC comme ailleurs à la réduction du nombre des fonctionnaires. Résultat : on commence à manquer de personnel sur certains postes.  
 On propose donc à certains de revenir comme contractuels ou « auto-entrepreneurs ». On a même proposé à un ex-technicien (TSEEAC) d’être payé au SMIC en plus de sa retraite pour continuer.Des « auto-entrepreneurs » qui travailleront sur des dossiers, dans des locaux et avec le matériel de l’État. C’est inadmissible. Il y a trop de chômeurs diplômés, en Guadeloupe comme en France. Exigeons l’embauche du personnel nécessaire au fonctionnement des services !                                                                                                          
 
AIR CARAÏBES : UNE ATMOSPHÈRE IRRESPIRABLE PENDANT LES TRAVAUX…
          Les bureaux du service opérations ont fait l’objet de travaux de réfection. A priori, c’est une bonne chose.
          Seul problème : les travaux de peinture ont eu lieu de jour, pendant que les agents travaillent. L’odeur de peinture, puis de l’ammoniaque, a rendu irrespirable l’atmosphère, au point que certains agents étaient au bord du malaise. Devant leur protestation et la demande de travaux de nuit, la directrice des opérations a répondu qu’il n’y a pas d’argent. Commencés en juillet, les travaux ne sont toujours pas achevés.
 
 
aIR CARAÏBES : DE GRANDS PROJETS GRÀCE AUX PROFITS ACCUMULÉS
          Air Caraïbes annonce son expansion ; achat d’avions, ouverture de nouvelles lignes … La société veut représenter 30% du long courrier dès 2012.
          Ce patronat devenu tout puissant a passé toutes les dernières années à nous expliquer qu’il ne pouvait pas augmenter nos salaires, faute de moyens. En attendant il a, nous le voyons aujourd’hui, accumulé des profits sur notre dos.
                                                                                                              
 
aIR CARAÏBES : QUAND LE PATRONAT PROPOSE DES ACTIONS AUX SALARIÉS…
          Air Caraïbes souhaite que le personnel achète 5% des actions de la société. Avoir des actions pour un vrai patron c’est « juteux ».  
          Pour le salarié, c’est différent. Les patrons ont dû déjà calculer le bénéfice qu’ils auront à vendre quelques actions aux salariés. Avec un maximum de 5% les salariés ne risquent pas d’influencer la politique de l’entreprise déjà entièrement contrôlée par de gros actionnaires. De petits actionnaires peuvent à tout moment apprendre qu’ils ont tout perdu. Leur ignorance sur les bilans financiers de la société peut être pire que celle des salariés organisés, syndiqués.
                                                                                                               
… refusons de devenir les esclaves d’air caraÏbes
          Un salarié actionnaire se croit généralement obligé d’abandonner ses soirées, puis ses week-ends, ses congés pour enrichir la compagnie. Le PDG vient siéger en Guadeloupe pour réorganiser la société. Il ne se contentera pas de prendre de l’argent dans la poche des salariés. Il fera pression sur eux pour réorganiser à moindre frais la société et lui donner « ponctualité », « régularité » et toutes sortes de vertus pour lesquelles il prévoit un minimum de personnel.

ECHO DE POLE EMPLOI

ODIGO NOUVEL AVATAR
            La direction a encore inventé un nouveau truc pour réaliser des économies : ODIGO, un système de gestion des appels téléphoniques.
            Cette fois-ci, les lignes seraient mises à disposition des employeurs pour joindre les agences. Ce système automatisé aurait pour objectif, selon la direction, de mieux répondre aux entreprises qui veulent contacter les agences.
            Tu parles…
 
POUR FAIRE DES ECONOMIES
            En réalité, avec ce système, Pôle Emploi peut se passer d’un collègue qui répond au standard et qui redistribue les appels entrants dans l’agence. Bref, une nouvelle façon de faire des économies en personnel !
 
 
POINTE A PITRE, LES COLLEGUES DE L’INDEMNISATION EN SOUFFRANCE
            Pendant toutes les vacances les collègues de Pointe-à-Pitre ont travaillé en sous effectif plus que chronique : bien souvent elles se sont retrouvées à deux ou trois maximum.
            Et pendant ce temps là la direction part en vacances tranquillement.
 
DEGATS DES EAUX A BAIE-MAHAULT
            Nous avons retrouvé l’agence inondée après un week-end, à cause d’un robinet qui était malencontreusement resté ouvert. Deux collègues sont venues prêter main forte à notre collègue femme de ménage. La solidarité n’est pas un vain mot.
 
QUELLE MOUCHE A PIQUE LA CHEF ?
            La chef qui a aucun moment n’a su gérer ce dégât des eaux humainement, soit en soulageant la femme de ménage, soit en se préoccupant de la réparation du matériel qui avait pris l’eau n’a rien trouvé de mieux à faire que de porter plainte contre la déléguée syndicale CGTG.
            Il faut dire que l’indifférence aux collègues de travail n’est pas encore classée dans les risques psychosociaux !
 
 

L’ECHO DES HOPITAUX (Martinique)

REMBOURSEZ LA DETTE !
              Les élèves de l’école IDE sont encore en attente des indemnités de déplacement pour des stages effectués hors CHU.
              De l’argent qui nous est dû n’est pas payé ! A part cela, il n’y a pas de problèmes de fonctionnement au CHU !
              Qu’ils fassent attention ! On va leur imposer le versement d’intérêts et ils risquent fort d’être dégradés par l’agence de notation  EEC (Elèves en Colère) !!!
 
LE SERPENT DE MER S’INVITE SUR UN PLATEAU !
              Voilà que la reconstruction du Plateau Technique  du CHU réapparait comme un serpent de mer…
Le président de Région vient de rappeler à l’ordre publiquement les financeurs publics pour qu’ils confirment leur participation au financement de ce plateau à échéance… fin 2015..
              Depuis le temps que notre direction fait son chantage aux économies en aggravant nos conditions de travail sous prétexte de cette reconstruction ! Comme quoi, pour elle, ce sont encore les agents qui devaient faire les efforts en premier !
 
LES CHERES MOLECULES
              La cour des comptes vient de reprocher le prix trop élevé des médicaments. En 20 ans, ils ont augmenté en moyenne de 125%, contre une inflation de 37%. Les décisions sur les prix et les remboursements se font sur la base d’études réalisées par les sociétés pharmaceutiques elles-mêmes.
              Il y a connivence entre certains organismes d’Etat qui sont cul et chemise avec les industriels de la pharmacie. Ils se goinfrent pendant qu’on avale les pilules, le tout aux frais de la Sécurité Sociale.
 
 

ECHO DES TELECOM

VOILA OU PASSE L’ARGENT DE L’ETAT
          FT pourrait  devoir rembourser à l’Etat français 1,14 milliard d’euros d’aides publiques perçues illégalement. C’est l’Union Européenne qui a pris cette décision.        L’affaire est en justice. Encore un exemple  « d’arrosage » d’une grosse entreprise par l’Etat. Et pour une affaire de ce genre dévoilée, combien demeurent inconnues ? La dette de l’Etat français, c’est bien la dette de la bourgeoisie.
 
Comment faire « peuple » en parole
          A l’université du MEDEF, Stephane Richard notre PDG a déclaré : «c’est le fait qu’un dirigeant gagne 350 fois plus qu’un salarié de base qui choque les gens». Et il fait mine de faire mener une étude sur la question dans son groupe FT !  Tu parles !
 

Brèves de Lutte Ouvrière

Au pays du capitalisme triomphant
          Aux États-Unis en 2010, la pauvreté a atteint son plus haut niveau depuis 1993, avec plus de 15 % de la population - près de 60 millions de personnes - sous le seuil officiel de pauvreté. Cela dans le pays capitaliste le plus riche de la planète. C’est en même temps l’un des pays où l’on trouve de très, très grandes fortunes, dont les noms sont devenus des synonymes de richesse.       C’est ça la vitrine du capitalisme.
Les chômeurs dans le collimateur
Il est à nouveau question que ceux qui doivent survivre avec le RSA soient contraints de travailler pour toucher une misère. Cette fois-ci un rapport préconise 7 heures de travail, non pas chaque jour comme pour un vrai emploi, mais par semaine. Pour toucher, non pas 214 € au taux horaire du SMIC comme c’est précisé dans ce rapport, mais 130 € mensuel de plus. Car ce que l’on touche dans le cadre du RSA baisse au cas où celui qui en « bénéficie » touche un revenu complémentaire. Et en cas de refus de ce travail, le RSA serait carrément supprimé.
Incapables, et de toute façon n’en ayant pas la moindre volonté en ce sens, de prendre des décisions qui permettent à chacun de travailler, le gouvernement sanctionne les victimes de cet ordre économique injuste.