Site

Archives de CO/CO de l'année 2011/CO n°1047 du 23 avril 2011/Page 3

Page 3

Pointe-à-Pitre : Succès de la grève des agents du bureau de poste Bergevin

A l'appel de la CGTG, les agents du bureau de poste de Pointe-à-Pitre Bergevin se sont mis en grève le mardi 5 avril dernier. Leurs revendications portaient sur le problème du comblement des postes suite à des départs à la retraite. Rappelons que la politique actuelle des dirigeants de La Poste est de ne pas remplacer les départs à la retraite et de supprimer ainsi des postes. Ce sont en conséquence les agents qui subissent une dégradation importante de leurs conditions de travail et donc le stress et la souffrance au travail qui vont avec. Après 9 jours de grève, un accord a été signé le 13 avril. Les agents en grève ont donc obtenu 2 intérimaires pour remplacer les deux départs à la retraite et un Sème intérimaire pour compenser le mi temps thérapeutique d'un agent. Sur les 9 jours de grève, la direction retient 7 jours dont 4 seront étalés sur une période de 4 mois et les 3 autres seront pris sur les repos compensateurs.
A chaque fois c'est le même scénario qui se répète : si les agents ne réagissent pas, la direction essaie de supprimer des postes. Et cette fois encore, après Sainte-Rose, Capesterre-B-E, pour ne citer que ces deux derniers cas, les agents ne se sont pas laissés faire et ont su réagir comme il le fallait par la grève. C'est le seul langage que comprend la direction de La Poste.

Guadeloupe :L'Echo de l'Aéroport

Guadeloupe  
 
L'Echo de l'Aéroport
 
SOUS-TRAITANTS : LE CADRE CCI N'A VRAIMENT RIEN À FAIRE
Travailler dans une société de sous-traitance à l'aéroport, cela veut dire dépendre d'un chef tyrannique et mesquin.
Il ne se contente pas de vérifier que notre travail est fait et bien fait, il nous persécute par tous les moyens.
 
IL A TROUVÉ UN NOUVEAU MOYEN DE STRESSER LES AGENTS
Les cartes de parkings lui servent de mouchards pour contrôler nos heures d'arrivée et de départ.
Récemment, il a décidé de s'en servir pour faire éventuellement réduire nos paies, pourtant bien maigres, en transmettant au patron un décompte d'horaires «à la carte».
 
LA CARTE DE PARKING N'EST PAS UNE PREUVE LÉGALE DE PRISE OU DE FIN DE SERVICE
Cette méthode sournoise, non déclarée franchement, est illégale et ne constitue pas une preuve.
Un collègue peut très bien se faire déposer au travail sans passer par le parking par un membre de sa famille qui a besoin de la voiture. Ce dernier peut ensuite la ramener au parking. Il en va de même pour le départ.
N'en déplaise à ce monsieur, ce n'est pas notre voiture qui travaille, mais nous.
 
SOCIÉTÉS AÉROPORTUAIRES : C.KOURY ET SES COLLÈGUES INQUIETS POUR LEUR AVENIR
Récemment s'est tenue une conférence des présidents des «compagnies consulaires des Outre-mers». Ces messieurs-dames demandent que des décrets spécifiques soient pris pour la future mise en place des sociétés aéroportuaires dans les «DOM».
Au départ, les dispositions prévoyaient que les aéroports «stratégiques» étaient partiellement privatisés mais que l'Etat devait rester majoritaire. Guadeloupe et Martinique en faisaient partie.
Le problème, c'est que l'État français brade pour le privé y compris les plus grands aéroports français. C'est donc de mauvais augure pour les colonies que nous sommes.
 
AIR FRANCE BON EXEMPLE DE SOLIDARITÉ
En février, deux agents d'Air France, hélas volontaires, avaient été envoyés à Nantes pour briser une grève (comme cela avait été le cas ici en Guadeloupe lors de la grève de décembre).
Mauvais calcul pour la direction : deux jours plus tard, Toulouse se mettait en grève par solidarité.
Air France aura donc récolté deux grèves pour le prix d'une. Les « mako » ont dû se sentir gênés...

Guadeloupe : Echo des Télécom

DE NOUVELLES ATTAQUES EN PREPARATION CONTRE NOUS
Les entreprises comme France Télécom, EDF ou SNCF voudraient renégocier les petits avantages en nature auxquels ont droit leurs salariés, comme par exemple le transport ou le téléphone à prix réduit, l'électricité à prix réduit pour les camarades d'EDF etc. Les directions disent que cela coûte trop cher à l'entreprise.
Mais elles ne disent rien sur les profits réalisés et les milliards distribués aux actionnaires. Contre ces nouvelles attaques préparons nous à la mobilisation !
 
LA DIRECTION DE FT ET LES SUICIDES... PAS RESPONSABLE ?
La direction de FT a annoncé qu'elle allait déposer un recours contre la qualification en «maladie professionnelle» par l'assurance maladie du Doubs du suicide d'un camarade de Besançon.
FT ne se veut pas responsable de plusieurs dizaines de suicides à FT. Pourtant, nombreux sont nos malheureux camarades, au bout du rouleau qui avaient laissé des lettres incriminant l'entreprise et leur souffrance au travail.
 
DES PRATIQUES ILLICITES QUI RAPPORTENT
FT a été condamné à payer 10 millions d'euros au câblo-opérateur français «Numéricable» pour comportement anti-concurrentiel. Ce n'est pas la première fois que FT est condamné pour ce genre de délits.
Mais en réalité, FT s'en fiche pas mal car même condamné il réalise beaucoup plus de profits que ce qu'il est condamné à payer pour le délit.

Guadeloupe : Sucrerie en lutte

PRODUCTION FABRICATION
La sucrerie de Gardel fonctionne relativement bien depuis le début de cette récolte. Mais il est vrai que l'usine pourrait broyer 6000 t/jour si sa direction était plus rigoureuse.
En effet, si la production fonctionne bien il n'en est pas de même pour la fabrication qui a des grosses difficultés à suivre. C'est un problème récurant, cause de pertes importantes chaque année.
 
LES BANDES DE CIRCULATION
Les bandes de sécurité dans la cour de l'usine datent. Elles s'effacent parce qu'elles ne sont pas entretenues. Il y a même du sirop qui tombe dessus. Ces bandes de sécurité avaient installé chez nous un certain réflexe dans notre déplacement dans la cour. Leur absence nous crée problèmes. Il est tant que la direction se décide à reprendre le marquage pour une meilleure sécurité dans la cour de l'usine.
 
A LA PLUIE !
Le toit             coule à l'ensachage. Ça coule à un tel point que les sachets de sucre sont trempés.
Bien sûr une telle situation ne fait qu'augmenter notre travail dans l'atelier car il nous faut déplacer les sachets.
Mais cela n'a que peu d'importance pour la direction puisque c'est de l'exploitation qu'il s'agit !

Martinique : FOOD-CIRCUS : La sanction de trop qui entraîne la grève !

Samedi 16 avril 2011, le Food-Circus du Centre Commercial La Galleria, au Lamentin, connaissait son quatrième jour de grève. Ce qui a mis le feu aux poudres : le licenciement d'une salariée pour non-remise dans les délais d'un arrêt maladie. Mais ce licenciement, contesté par la vingtaine de grévistes (sur 43 salariés), vient s'ajouter à une situation détestable imposée au Food-Circus par la direction du groupe Parfait. Les représentants syndicaux énumèrent notamment:
• des uniformes de travail de récupération,
• des coupures dans la journée de travail allongeant beaucoup celle-ci,
• des augmentations de salaire inexistantes.
A la fin de la semaine dernière, Robert Parfait maintenait sa position dans la presse, tout en essayant d'apitoyer le lecteur avec les 1000 clients par jour perdus, 1500 en fin de semaine, et la marchandise que, paraît-il, il a fallu jeter. Mais c'est lui qui a décidé qu'il en soit ainsi, en refusant de satisfaire les revendications des grévistes.
Si vraiment il brûle de revoir les clients, c'est simple, il faut donner satisfaction aux grévistes !

Martinique : Echo des Hôpitaux

PLAN D'INTÉGRATION, LES CONTRACTUELS TECHNICIENS DE LABO OBTIENNENT 2 POSTES... ET FONT LEURS COMPTES
Dans    son      plan
pluriannuel d'intégration des contractuels, la direction avait carrément «zappé» les techniciens de labo. Pourtant aux labos, plusieurs collègues sont contractuels-permanents depuis longtemps, il existe des postes vacants, et de plus certains titulaires sont sur le point de partir à la retraite.
Alors   les collègues contractuels de labo ont décidé d'aller tous ensemble trouver la direction pour lui demander de revoir sa copie. Celle-ci a rapidement accordé 2 postes.
Mais le compte n'y est toujours pas et les contractuels de labo ont bien l'intention de se faire entendre de nouveau.
 
A LA GTC ON S'EST FAIT RESPECTER
Alors que la direction, .suite à un préavis de grève, s'était engagée à remplacer le technicien qui ne peut plus assurer de garde de nuit, le «responsable» a fait afficher le planning jusqu'en juin prévoyant de l'auto-remplacement ! Et, par mail, il a à la fois «sollicité la bonne volonté» de trois collègues des ateliers pour des remplacements ponctuels de nuit, et annoncé son départ en vacances «pour profiter du soleil, pas pour bronzer, jusqu'au 15 avril». S'il apprécie la qualité de son bronzage, le personnel du service, lui, n'a pas apprécié la provocation et le préavis s'est transformé en grève effective, qui a amené la direction à désavouer son cadre et à annuler ses mesures.
 
DISPONIBILITE
Pour «alléger»            les effectifs (alors que le travail est loin d'être allégé), la direction se fait sournoise. Elle accueille favorablement les demandes de mise en disponibilité, mais refuse ou repousse aux calendes grecques les retours à l'emploi lorsqu'ils sont souhaités. Il faut lui faire une explication de texte :  «disponibilité» ça devrait vouloir dire que l'emploi reste disponible !

Martinique : Chantiers en lutte

DES NAO QUI TRAINENT UN PEU TROP !
Depuis le début de cette année, dans certaines entreprises de la métallurgie en Martinique, se tiennent des NAO (Négociations Annuelles Obligatoires). Il s'agit principalement de négociations pour réclamer les augmentations de salaires et de primes.
Mais les patrons font volontairement traîner les choses pour n'accorder que des augmentations au rabais, tout en évitant de mettre sur la table les bénéfices qu'ils ont réalisés au cours de l'année 2010.
Jusqu'au jour où les travailleurs des entreprises concernées décideront de faire pression sur leurs directions, pour obtenir de véritables augmentations de salaires.
 
ET PUIS QUOI ENCORE ?
Toujours dans la métallurgie, notamment -dans certaines petites entreprises, on assiste à des comportements inadmissibles de la part de certains patrons.
Ils prennent un malin plaisir à harceler leur personnel, surtout ceux qui ne se laissent pas marcher sur les pieds. En fait ces messieurs ont un but bien précis : imposer des cadences de travail aux ouvriers pour leur permettre de réaliser plus de profits.
Mais pour eux, cela ne se passe pas toujours comme sur des roulettes, car leur personnel n'accepte pas d'être traité de la sorte. Les salariés protestent contre l'attitude de leur patron et le lui font savoir en exigeant des réunions pour y mettre un terme.
Du coup, ces exploiteurs sont obligés de faire machine arrière.