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Archives de CO/CO de l'année 2011/CO n°1046 du 9 avril 2011/Page 3

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Guadeloupe : Grève au magasin Weldom

Les salariés du magasin Weldom aux Abymes sont en grève depuis mercredi 30 mars. Ils exigent le retrait de sanctions infligées injustement à deux salariés et le remboursement des salaires prélevés injustement à 5 autres.
La nouvelle directrice du magasin, G. Durival-Lecurieux, a l’habitude de traiter les salariés par le mépris. Les remarques vexatoires et les injustices sont quotidiennes de sa part et touchent tous les employés. Au mois de mars, 5 salariés ont constaté des retenues sur leur salaire de février. La directrice leur reproche sans aucune preuve des retards qu’ils contestent. L’un d’entre eux réclame son dû lors d’un entretien avec la directrice. Au lieu de rembourser ces heures, la directrice prétend que l’employé l’a menacée et le sanctionne d’une mise à pied de 3 jours. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les salariés sont d’autant plus mécontents que la directrice a aussi sanctionné une autre employée, sous prétexte qu’elle l’aurait elle aussi menacée. Cette employée n’a pas réclamé de remboursement des retraits sur son salaire et ne s’est pas rendue dans le bureau de la directrice. Et pourtant, elle reçoit la même lettre de mise à pied que son collègue et on lui reproche d’avoir prononcé exactement les mêmes mots que son collègue, à la virgule près !   
Mme G. Durival-Lecurieux  a tout du comportement des patrons du début du 19 èmè siècle, patrons de droit divin, qui se croient tout permis.   
Samedi 02 avril les trois magasins du groupe La Palette –Weldom-Batica  ont débrayé. Ceux de Weldom poursuivent le mouvement. Ils n’ont pas l’intention d’accepter passivement qu’on vole leur maigre salaire. Ils veulent mettre un coup d’arrêt définitif à l’arrogance et au mépris de la nouvelle directrice.

Martinique : La lutte des chauffeurs salariés de transport d’hydrocarbures a payé.

Du 22 au 26 mars 2011, les chauffeurs de camions-citernes se sont mobilisés pour faire aboutir les négociations salariales qui auraient dû être bouclées depuis avril 2010. Ces négociations se sont déroulées à la DIECCTE (ex DDTEFP) en présence d’un directeur, d’un représentant de l’ARACT et d’une représentante de la préfecture.
Les chauffeurs ont décidé de mettre en place, du mardi 22 au jeudi 24, une organisation modifiant le planning et la priorité des livraisons, mais sans jamais les interrompre. Et lors d’une assemblée générale tenue le jeudi soir, il fut décidé de procéder aux livraisons normalement le vendredi 25 mars 2011, tout en demeurant mobilisés alors que rien n’était réglé. Finalement, un accord a pu être trouvé entre les représentants des sept entreprises concernées et la délégation syndicale. Il a été signé le samedi 26 mars à 17h30 dans les locaux de l’ARACT.
Le protocole fixe les résultats de la négociation entre les parties dans le cadre des négociations salariales annuelles au titre des périodes de mai 2010 à décembre 2010 et de janvier 2011 à décembre 2011. Le taux horaire du salaire de base sera revalorisé de 0,80 Euro, soit une augmentation de 121,336 € par mois. Cette revalorisation prend effet à compter du 1 janvier 2011 et va jusqu'au 31 décembre 2011.
Les négociations annuelles couvrant la période janvier 2012 à décembre 2012 débuteront au mois d'octobre 2011, suivant un calendrier qui sera défini en concertation entre les deux parties.
Durant ce mouvement, on a entendu des prises de position de certains pour critiquer ces luttes qui mettent en péril la soi-disant fragile économie de la Martinique, comme cette pseudo-journaliste qui disait tout le mal qu’elle pensait des travailleurs qui revendiquent des salaires meilleurs. Pas un mot de soutien de ces politiciens qui étaient en compétition, qui pour sauver son siège, qui pour tenter d’en ravir un et qui sollicitaient le vote des travailleurs pour se hisser sur un strapontin.
Pour faire aboutir leurs revendications, les chauffeurs n’ont pu compter que sur leurs propres forces et celles de leurs camarades de la CGTM. Ils ont ainsi une fois de plus démontré que seule la mobilisation peut garantir le succès des luttes. Un exemple à suivre.

CHU de Pointe-à-Pitre : Les agents de la Réanimation se mobilisent

Cela fait plusieurs années que les agents de la Réanimation- Grands Brulés travaillent dans des conditions exécrables. Les nombreux appels au secours n'ont ému ni le chef de service, ni la direction. Jamais cette dernière n'a tenté d'enrayer les causes des démissions du personnel. Régulièrement, le chef de service, par ailleurs président de la CME (Commission  Médicale d'Etablissement), rajoute aux tâches déjà lourdes du personnel. Sa dernière trouvaille a été de contribuer à la fermeture du service d'hémodialyse la nuit et le dimanche pour refiler les dialyses au personnel de la réanimation.  
         Les agents excédés ont fait appel à la CGTG-CHU qui a déposé un préavis de grève le 24 mars. Les revendications sont :
         - le recrutement de 14 infirmiers, 8 aides-soignants, 2 agents des services hospitaliers et 2 brancardiers  (les ratios patients/agents prévus par la loi ne sont pas appliqués),
         - le paiement des heures supplémentaires ou le remboursement sous forme de repos (un agent peut cumuler jusqu'à 600 heures supplémentaires qu'il n'arrive pas à récupérer),
         - une collation pour une durée de travail journalière de 12 heures,
         - le recrutement de nouveaux collègues sur les postes laissés vacants par les démissions et disponibilités,
         - le remplacement systématique des  congés de maternité.
         Ce n'est que le vendredi 1er avril que la direction recevait les agents.
Ces derniers estimant que la direction ne prenait pas au sérieux leurs revendications, décidèrent d'entrer en grève le lundi 4 avril. Affiches, tract aux collègues du CHU, tracts aux parents ont été réalisés. Leurs revendications sont apposées sur leurs tenues de travail. Des agents sont intervenus sur les médias pour expliquer les motifs de leur colère.
         Devant leur détermination, la direction et aussi le chef de service ont  compris qu'il n'était plus question de les mener en bateau. Et après 3 séances de négociations la direction promet de recruter 15 infirmières, 15 aides soignants et 2 agents des services hospitaliers, le  paiement des heures supplémentaires. Concernant le matériel, les réponses de l’administration restent floues. Les agents de la Réanimation restent toujours mobilisés et veillent au grain.
         Pour la conduite du mouvement, tous les points sont discutés ouvertement par les agents qui décident alors démocratiquement des actions à mener. Aucune décision n’est prise sans l’aval de la majorité. Et c’est seulement après qu’une délégation est alors désignée pour les négociations.
         Les agents de la réanimation ont donc pris leur sort en main. Ils ne comptent que sur eux-mêmes. Et cela est de bon augure pour l’avenir.

Guadeloupe ECHO DES HOPITAUX

LA POLITIQUE DU CHU PPA : DIVISER POUR RÉGNER.
La direction du CHU n'a jamais voulu reconsidérer la carrière de l'ensemble du personnel administratif.  Mais, au gré du temps ou de son humeur, elle reclasse des collègues. Ainsi, on apprend que certains d'entre nous sont passés de catégorie C à la catégorie B. Ils ont pu négocier leur échelon. Ainsi ils  peuvent  changer d'échelon alors que d'autres restent bloqués.
         Mais nous devons refuser de tomber dans un tel piège : exigeons la révision des carrières de l'ensemble des agents, titulaires comme contractuels !
 
 
SARKOZY ET BACHELOT ONT TROMPÉ LES INFIRMIERS
Le 31 mars, les infirmiers ont eu à choisir entre la catégorie A et la catégorie B. Un choix bien difficile. Car ils se sont rendus compte que toutes les promesses du gouvernement Sarkozy, par la voix de madame Bachelot n'étaient que mensonges : les gains indiciaires sont ridicules ou inexistants pour certains; par contre les années de cotisations ont augmenté considérablement pour tous !  

Martinique : L’ECHO DES HOPITAUX

QUI C'EST ? C'EST PAS LE PLOMBIER !
            A l’atelier Plomberie de PZQ, entre les Accidents de Travail et les Congés Maladie, il ne reste qu’un seul plombier disponible. Bien évidemment les retards dans les interventions s’accumulent.
            La direction n’a rien trouvé de mieux que de faire venir en renfort 2 ouvriers non-plombiers du Centre Emma Ventura ! La direction prendrait-elle les OPQ pour des supermen interchangeables ?
            Il y aurait des nostalgiques de l'armée à la direction ? «Untel, vous êtes urologue ? Corvée de plomberie !»
 
LA DIRECTION NE VEUT PAS INTÉGRER.
            La Direction a présenté son plan d’intégration pour 2011. Non seulement les intégrations prévues dans les grades sont peu nombreuses, mais en plus elle a purement et simplement écarté certains grades comme les ASHQ, OPQ, AEQ, TSH, Techniciens de labos.
            Pourtant le nombre de contractuels permanents dans ces catégories est important. Et les intégrer sans délai ne ferait que régulariser la situation d’agents déjà au CHU de Fort-de-France et pour certains depuis de nombreuses années. Ca ne serait pas les embauches de personnel supplémentaire dont même l'évocation provoque maintenant les transes de la Direction.
            Alors nos collègues doivent être intégrés !
 
IL FAUT VRAIMENT RÉCUPÉRER LES RÉCUPÉRATIONS
            Pour se débarrasser à l'avenir du problème du cumul de nos récupérations, et pour certains d’entre nous sur plusieurs années, la Direction propose d’intégrer directement dans le planning les 12 récupérations annelles de jours fériés auxquelles nous avons droit, à raison d’une nuit en moins par mois.
            Pourtant, si elle n’est pas arrivée jusque là à  nous donner nos récupérations, faute de pouvoir nous remplacer, comment compte-t-elle le faire, même avec ce nouveau planning, sans personnel supplémentaire ?
 
PAS LE MOINDRE CENTIME EN MOINS SUR LE SALAIRE !
            En tout cas ces heures «récupérées d'office » doivent naturellement être considérées comme travaillées. Et l'éventualité, à l'occasion de ce tour de passe-passe, de penser pouvoir réduire nos salaires en attaquant le paiement de nos 10h supplémentaires par cycle, que la direction n'y pense même pas !

Guadeloupe : L’ÉCHO DES ASSURANCES

GMF : DES NAO AU RABAIS !
         Après un simulacre de négociations où la direction ne proposait rien, quatre organisations syndicales ont tout de même signé les propositions de la direction, sauf la CGT. Pour 2011 l’augmentation sera de 1,5 % avec un plancher de 600 €. C’est tout ce qu’il fallait à la CFDT pour qu’elle signe en 2011 alors qu’en 2010, année d’élection elle a fait mine de refuser le plancher de 550 € pour jouer les rebelles. La direction rajoute en plus qu’il n’y aura aucun rattrapage pour 2010 car aucune organisation n’avait signé l’accord de 2010
 
MAIF : DES CONDITIONS DE TRAVAIL QUI SE DEGRADENT
         Pour faire face au manque d’effectif dans les délégations, en particulier au service sinistre, la direction a décidé de créer un plateau de soutien pour gérer les dossiers mais en embauchant des CDD. La politique actuelle est de ne pas remplacer systématiquement le départ des techniciens d’assurance sinistres et des responsables de secteur.                                                         Ces conditions de travail génèrent du stress et font que le taux d’absentéisme augmente de plus en plus. Actuellement la priorité c’est l’action commerciale au détriment du service après vente, c'est-à-dire la gestion des sinistres.