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Archives de CO/CO de l'année 2011/CO n° 1055 du 8 octobre 2011/Page 3

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ECHOS DES HOPITAUX (Martinique)

DIMINUTION DU PERSONNEL ! CONSEQUENCES SUR L’HYGIENE EN BIOCHIMIE
          Au laboratoire de biochimie, il n’y a plus qu’un collègue AEQ (agent d’entretien qualifié), l’autre étant parti à la retraite et non remplacé. Mais voilà, le 2 est en congé annuel. Devinez ce qui se passe ! C’est l’agent d’un autre labo qui est chargé de passer en biochimie pour faire le minimum visible (poubelle, papiers…)!
          Merci pour l’HYGIENE dans ce service classé sensible. Dommage qu’il n’y a de visite d’accréditation ces jours-ci !
 
…..AVEC DES ODEURS NAUSEABONDES !
          En biochimie, alors que les agents ont réclamé à de nombreuses reprises un système d’évacuation adapté,  les urines de 24H continuent d’être éliminées dans l’évier à côté de la paillasse à HEMOCULT. Le lundi matin, c’est encore pire, car elles ont été  conservées  durant tout le week-end.
          Tout le monde est obligé d’évacuer les lieux tant les odeurs sont nauséabondes et malsaines.
          Attention ! La p…e pourrait nous monter au nez !
 
 
REGULARISATION DES RETRAITES A L’IRCANTEC, C’EST POUR QUAND ?
          Les erreurs commises par la Direction sur les cotisations à la caisse de retraites,  Ircantec et le non paiement de certaines cotisations ne sont toujours pas réparées. Malgré les interventions des  syndicats, la direction continue de «  dormir » et rien ne bouge. Certains agents se trouvent  obligés de rester en activité dans l’espoir de voir leur situation régularisée avant leur départ à la retraite. D’autres partent en perdant de l’argent sur leurs pensions. Le mépris de la Direction pour des agents qui se sont esquintés sans compter pour l’hôpital est donc sans borne ? Pourtant les experts-juristes le savent,   les erreurs cela se paie, les dettes aussi. Alors on en a assez de se faire lanterner !
 

Extraits de CHANTIERS EN LUTTE

    a quel petit jeu  la direction est-elle  entrain de jouer ?
A Armat, lors d’une réunion, le directeur général a déclaré au personnel que si « l’activité continue à fonctionner au ralenti, il sera obligé de fermer l’entreprise pour un mois au plus ». Il a aussi annoncé qu’il  supprimait les heures supplémentaires. 
Ça c’est son problème.
Pour nous, fermeture ou pas, nous voulons des garanties. C'est-à-dire qu’il faut exiger que nos salaires nous soient versés intégralement durant cette fermeture.
            Cela nous fera des vacances.
 
et la direction a les moyens de nous payer
            Si la direction décide de fermer provisoirement l’entreprise d’Armat qui est d’ailleurs la filiale d’ArcelorMittal, ce n’est pas à nous salariés de nous montrer solidaires des exploiteurs face à la crise. La crise, nous n’en sommes pas responsables.
            D’ailleurs au premier semestre de 2011, ArcelorMittal a encore fait 2,6 milliards de dollars de bénéfices, en hausse de 11 % ! En 2010, elle avait réalisé 6 milliards de profits sur le dos de la classe ouvrière.
            Alors, pour payer nos salaires pendant la fermeture, elle n’a qu’à prendre sur ses profits.
 
nous avons fait aussi notre sondage
Suite au dernier sondage de l’organisme patronal, Contact Entreprise, les réactions des travailleurs sur les chantiers et dans la Métallurgie n’ont pas tardé.
Certains ouvriers se sont même demandé si ceux qui ont réalisé ce sondage ne s’étaient pas trompés. A savoir : Est-ce que ce n’est pas 82% des salariés, sinon plus, qui ne sont pas satisfaits des relations avec leur patron, notamment à cause des salaires de misère qu’ils touchent et des mauvaises conditions de travail qu’ils subissent.
 

ECHOS DE L’AEROPORT

SORI : DES IDÉES « GÉNIALES », DES IDÉES DE PATRONS    
Après le départ d’un grand nombre de collègues, la SORI a récupéré la cantine des Abymes et l’activité ne manque pas.  
          Malgré cela, la direction pense qu’il est possible de réduire encore le personnel : elle veut diminuer les horaires d’intérimaires qui sont là pour remplacer des collègues titulaires malades ou en congé.
          Que la direction nous explique sa solution miracle !
 
SAMSIC : UN PLANNING CONTRAIGNANT… 
            Depuis que Samsic a remplacé Antilles Handling, les conditions de travail ne se sont pas améliorées. En particulier les plannings sont très contraignants. Les agents ne bénéficient que d’un seul week-end par mois, et en cas de congés, pas d’autre week-end !    Les journées continues sont longues, surtout le dimanche, avec à peine une demi-heure pour le repas.
 
AIR CARAÏBES : Y A-T-IL OBLIGATION D’ACHETER DES ACTIONS ?         
Lors de la distribution aux salariés de la « participation » aux bénéfices, la direction d’Air Caraïbes propose aux collègues de la leur donner sous forme d’actions de l’entreprise. Ceux qui ne choisissent pas cette option se voient bientôt soumis à un véritable harcèlement de la part d’un chef
Si la direction pense que nous devons obligatoirement acheter des actions, la plupart d’entre nous pensent que nous avons autre chose à faire avec notre paye.

Guadeloupe : Projet de fusion entre la Colas et la Sogetra : Les salariés doivent être sur leur garde

          Les représentants du personnel de la Colas ont appris que la direction du groupe a programmé sa fusion avec la Sogetra. Ces deux entreprises appartiennent au groupe Bouygues une multinationale du BTP et ont la même activité en Guadeloupe. La Colas produit des enrobés par le biais de la société GTG qui travaille pour le Département et a le monopole à Marie-Galante. La Sogetra par le biais de la société SORONO travaille surtout  pour la Région. Le poste d’enrobé de la Sogetra qui est situé à Belle-Plaine aux Abymes sera regroupé à Jarry avec celui de la Colas.
          Pour l’instant les deux comités d’entreprise Colas et Sogetra doivent être consultés. La direction de la Colas prétend que le regroupement se fera sans licenciement et que tous les salariés seront gardés. La fusion doit se faire au mois de janvier 2012 et juridiquement il y aura un délai pouvant aller jusqu’à 18 mois pour  harmoniser le statut des salariés des deux entreprises.
          Pour le moment les salariés de la Colas syndiqués à la CGTG étudient les conséquences de la fusion en ce qui concerne leurs emplois et les conditions de travail. Ils savent bien qu’en général, lorsque les capitalistes réalisent des fusions d’entreprises ayant les mêmes activités, c’est pour  accroître leur profit, notamment par des suppressions de postes. Ils sont donc vigilants et très méfiants. Ils ne devront pas croire sur parole les promesses de la direction et doivent se tenir prêt à réagir en cas de licenciements.
 
 

ECHO DES HOPITAUX (Gpe)

AU CHU, c'est la deche                                                                                    
Le peu de matériel livré par les services économiques est distribué avec parcimonie. Dans certains services il n'y a plus d'alèze, plus de couches, plus de sparadrap. Les parents des patients  ont compris : il apporte les repas à leurs malades, au diable les régimes  alimentaires ou autres recommandations des médecins.
Concernant les services administratifs et les secrétariats cela fait longtemps que les agents achètent  papier, stylos et même l'encre pour les ordinateurs.
Ne parlez pas de rupture de stock ! Les fournisseurs refusent de livrer car ils ne sont pas payés!
Cette situation ne peut durer. Nous devons exiger d'avoir des explications claires de l'administration !
 
EXIGEONS NOS SALAIRES, NOS PRIMES, MAIS AUSSI DES MOYENS POUR TRAVAILLER.
Au regard de la pénurie qui sévit dans les services, chaque fin de mois, nous sommes nombreux à nous demander si nous serons payés. Le ministre de passage avait affirmé que les salaires des agents seront toujours  payés. C'est un fait !  Mais sans le matériel nécessaire pour prendre en charge les patients, nous ne pouvons pas exercer correctement notre profession. Nous  ne devons pas rester dans l'expectative, nous devons exiger de l'ARS qui représente le gouvernement en Guadeloupe la garantie de nos salaires, primes comprises et les moyens pour soigner les patients !
 
LES ELECTIONS SUR FOND DE DEFICIT                                                                    
Le 20 octobre auront lieu les élections pour le renouvellement des délégués du personnel dans la fonction publique au CTE, CAPL, CAPD. 
          Cette année, ces élections se situent dans une période particulièrement difficile. Les différentes réformes du gouvernement ont eu des effets dévastateurs dans les hôpitaux : plan de redressement avec la suppression de plusieurs dizaines de postes, diminution des dotations budgétaires. D'une manière générale, les hôpitaux  ont  dû faire des emprunts bancaires pour assurer leur fonctionnement. C'est le cas du CHU qui présente un déficit de près de 40 millions. Les syndicats auront à affuter leurs armes pour affronter  les vrais responsables de cette  situation : le gouvernement représenté ici par l'ARS. 
 

Guadeloupe : Projet de fusion entre la Colas et la Sogetra : Les salariés doivent être sur leur garde…

          Les représentants du personnel de la Colas ont appris que la direction du groupe a programmé sa fusion avec la Sogetra. Ces deux entreprises appartiennent au groupe Bouygues une multinationale du BTP et ont la même activité en Guadeloupe. La Colas produit des enrobés par le biais de la société GTG qui travaille pour le Département et a le monopole à Marie-Galante. La Sogetra par le biais de la société SORONO travaille surtout  pour la Région. Le poste d’enrobé de la Sogetra qui est situé à Belle-Plaine aux Abymes sera regroupé à Jarry avec celui de la Colas.
          Pour l’instant les deux comités d’entreprise Colas et Sogetra doivent être consultés. La direction de la Colas prétend que le regroupement se fera sans licenciement et que tous les salariés seront gardés. La fusion doit se faire au mois de janvier 2012 et juridiquement il y aura un délai pouvant aller jusqu’à 18 mois pour  harmoniser le statut des salariés des deux entreprises.
          Pour le moment les salariés de la Colas syndiqués à la CGTG étudient les conséquences de la fusion en ce qui concerne leurs emplois et les conditions de travail. Ils savent bien qu’en général, lorsque les capitalistes réalisent des fusions d’entreprises ayant les mêmes activités, c’est pour  accroître leur profit, notamment par des suppressions de postes. Ils sont donc vigilants et très méfiants. Ils ne devront pas croire sur parole les promesses de la direction et doivent se tenir prêt à réagir en cas de licenciements.