Site

Archives de CO/CO de l'année 2011/CO n°1051 du 18 juin 2011/Page 3

Page 3

Martinique : Le «Collectif de défense de l’hôpital public » appelle agents et usagers à une mobilisation le 20 juillet

Le mercredi 6 juillet, une nouvelle rencontre à propos de la situation des hôpitaux a eu lieu à la Maison des syndicats. Elle s’est déroulée  à l’initiative des syndicats de la Santé et réunissait les élus, les parlementaires et les syndicats de médecins. Etaient présents, le Conseil Régional, le  conseil Général, la commune de Saint Pierre, le syndicat des médecins hospitaliers de la Martinique.
Après la présentation faite par les organisations syndicales, tous se sont déclarés parfaitement au courant de la situation budgétaire désastreuse existant dans l’ensemble des établissements hospitaliers de Martinique. Mais ils sont aussi conscients du désengagement de l’Etat interpellé régulièrement par les syndicats et aussi par les élus, notamment sur la mise en place du plan Santé Dom.
A l’issue de la rencontre, le «Collectif de Défense de l’hôpital public»,  regroupant  les syndicats CDMT, CGTM, CSTM, FO, UGTM, le syndicat martiniquais des praticiens hospitaliers, des parlementaires, des maires, des élus des Collectivités,a décidé de faire circuler une pétition pour «Sauver l’hôpital Public». Il appelle les agents hospitaliers et la population à se mobiliser le 20 juillet, jour de la venue du ministre de la Santé Xavier Bertrand, pour exiger des moyens véritables et pérennes pour l’hôpital public.

Martinique : Le scandale des emplois précaires continue.

Comme cela se passe depuis maintenant plusieurs années, des dizaines de travailleurs précaires se retrouvent depuis le mois de juin à la rue. Motif ? Les Contrats sont arrivés à échéance. Ce sont des personnes qui ont été recrutées sur un Contrat Unique d’Insertion (CUI) pour une durée de 6 mois renouvelable.
Pour expliquer la non-reconduction des contrats des personnes déjà en place, les pouvoirs publics expliquent que les financements sont rares. Et donc, faute de moyens garantis, il est impossible de recruter ou de reconduire les contrats existants. Les travailleurs concernés, quelquefois avertis la veille pour le lendemain de la non-reconduction, doivent dans la plus grande détresse parer au plus pressé et faire des démarches à Pôle Emploi sans aucun document. L’Education nationale semble être le secteur le plus concerné. En effet, les établissements scolaires regorgent de travailleurs recrutés sous ce régime : restauration scolaire, entretien, vie scolaire, emplois administratifs, etc.
En fait, le gouvernement et ses partisans entendent de la façon la plus cynique  imposer au monde du travail la vision de la présidente du MEDEF, Laurence PARISOT : « Lavie, la santé, l’amour sont précaires. Pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ».
Certaines des victimes de cette politique refusent d’accepter sans mot dire et se manifestent, qui auprès de syndicats, qui auprès d’élus politiques, ou encore d’associations qui dénoncent cette politique. Et c’est tant mieux. D’autres se sont engagés avec le «Collectif des 5300» pour mobiliser contre ces situations iniques, les contrats aidés et les associations de prestataires qui avec ces emplois aidés assurent certaines missions de service public auprès de personnes en difficultés.
Le mouvement n’a pas encore pris l’ampleur qu’il mérite. Mais ses initiateurs ont choisi la bonne voie en cherchant à regrouper et à fédérer les victimes de ce système. C’est là une des conditions premières avant de lancer une lutte déterminée pour faire cesser ces abus dont beaucoup profitent allègrement tout en disant publiquement être contre.
 

Jobs bidons pour nous, bon pognon pour eux... (article du Journal «Rebelle»)

          Pendant les vacances, la Région fournit de la main d’œuvre quasi-gratuite aux patrons, avec l’argent de nos impôts.
          Elle prétend offrir une expérience professionnelle aux jeunes. En réalité, elle rend service aux patrons qui devraient embaucher pour compenser les congés des salariés.
Exploitation
          Des lycéens et étudiants de 18 à 25 ans se font exploiter pendant un mois pour une rémunération minable de 450 € (350 € pour la Région et 100 € pour l’entreprise).
Témoignage d’une stagiaire envoyée à Mc Do l’an dernier :
          « Après avoir déposé mon dossier à la région, j’ai bossé à Mc Do. Durant tout  le premier mois j’ai fait du nettoyage : nettoyer la salle, vider les poubelles, heureusement pas les toilettes, parce que, y’en avait pas là ou j’étais. Tout ce qu’on peut faire chez soi quoi. J’ai vraiment rien appris, j’avais une impression de me faire bien exploiter.  En plus on m’a même volé des affaires perso ».
 

Martinique : extrait de L’ECHO DES HOPITAUX

POUR LES COLLÈGUES DE LA BLANCHISSERIE, IL y avait  DONC  DES  SOLUTIONS !
Il a fallu que nos collègues exercent leur droit de retrait sur leurs conditions de travail le lundi 27 juin, pour qu’enfin la direction s’engage sur des solutions concrètes pour réduire la chaleur ambiante existante. Le trou d’évacuation a été agrandi en attente de travaux plus importants, un extracteur a été posé pour évacuer la vapeur surchauffée qui circule dans le vide sanitaire. Et la direction s’est engagée à terminer des travaux plus conséquents d’ici la fin du mois.
C’était pourtant « pas le Pérou »
 
DES RESPONSABLES ….EN RETRAIT PERMANENT ?
C’est la question qui pouvait se poser quand les responsables de la blanchisserie se sont permis d’interroger les agents en retrait en leur disant de leur « hauteur de chefs » : « MAIS ENCORE??? », façon de dire , qu’y a-t-il de nouveau pour vous mettre en en retrait ? Langage goguenard et plutôt méprisant de ces responsables qui se montrent peu efficaces pour faire remonter les problèmes des collègues

ECHO DE POLE EMPLOI

RÉSULTATS DES CONCOURS INTERNES : LA DG SANCTIONNE LA GUADELOUPE
          Les résultats des épreuves internes de conseiller référent viennent de tomber et en Guadeloupe un seul collègue est admis, sur liste complémentaire.
          Pourtant, tout laissait penser que de nombreux collègues avaient bien travaillé, de l’aveu même de la direction locale des ressources humaines.
          Nous sommes nombreux à penser qu’il s’agit d’un coup fourré de la DG pour se venger de notre mobilisation victorieuse pour l’intégration des 8 CDD.

Guadeloupe : Reprise des expulsions d’Haïtiens !

       Entre le 30 juin et le 1er juillet, cinq ressortissants haïtiens ont été enfermés au centre de rétention des Abymes et quatre d’entre eux ont été expulsés le 1er juillet. Le préfet ne s’embarrasse plus d’un moratoire qui semblait suspendre les expulsions vers Haïti dans les mois qui ont suivi le séisme ; le centre de rétention est du reste toujours resté ouvert en attente des ordres d’expulsions.                                                                                                                  Maintenant que la campagne présidentielle française est lancée, les larbins du gouvernement français vont faire du zèle pour préserver leur poste. L’épouvantail de l’immigration comme source de tous les maux est agité par le Front National de Le Pen et par l’UMP pour grapiller le maximum de voix sur ce terrain là. Pour cela, on renvoie des Haïtiens dans leur pays risquer leur vie soit par le choléra, ou toute autre malheur de la pauvreté dans un pays dévasté. Et pourtant en partie, la richesse de la France vient de ce pays, «La perle des Antilles», où les esclaves suaient sang et eau pour fournir du sucre à l’Europe en faisant la richesse de bien des bourgeois français.