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Archives de CO/CO de l'année 2011/CO n° 1050 du 4 juin 2011/Page 3

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Guadeloupe
ECHO DE POLE EMPLOI

EFFECTIFS, LE La résistance, un droit naturel
          Les collègues de Saint-François l’ont bien compris. Depuis plusieurs semaines ils ont fini par refuser de continuer à se déplacer d’un site à un autre, de l’indemnisation au placement, et vice versa.
          Swieton a fini par comprendre que la mixité a du plomb dans l’aile. Il s’est déplacé à Saint François pour faire des promesses. C’est sûr que sans nous, les chefs ne peuvent pas faire croire en France, à leur hiérarchie, que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles…
 
Paroles, paroles, paroles
          Face à la détermination des collègues de Saint-François, Swieton promet de faire démarrer la construction de la nouvelle agence.
          Ce n’est pas la première fois que nous entendons des promesses. En attendant qu’elles soient suivies d’effet, maintenons la mobilisation !
 
A Sainte Rose rien n’est réglé
          A chaque pluie un peu vive, l’agence est inondée. Nous avons décidé de refuser de travailler dans ces conditions. Réponse de la direction : elle déplace l’accueil du public du site placement au site indemnisation. Mais les usagers sont encore mal accueillis.
 
Et nos frais, on les paie quand ?
          La direction exige toujours plus. Mais quand il s’agit de nous payer des frais de déplacement, pour des déplacements que nous faisons dans le cadre de notre travail, pour l’institution, tout d’un coup, on nous cherche chicane !
          A Saint-François, la question ne se pose plus de savoir s’il faut ou pas prendre en charge nos allers et retours entre les deux sites.
          Nous avons décidé de mettre fin à l’arnaque de la direction !
 
Mobilisation à la mission locale
          Les 58 salariés de la Mission Locale de Guadeloupe ont décidé de participer à une journée de protestation le 23 juin.
          Tout comme nous, ils sont en sous effectif et ils n’ont pas les moyens suffisants pour répondre correctement aux besoins des jeunes. Ils subissent eux aussi la dictature des chiffres et laissent leur santé au travail, tout comme nous.
          Pour tout dire il faudrait qu’on s’habitue à se fréquenter non seulement pour leur envoyer des jeunes dans le cadre du boulot, mais aussi pour défendre ensemble nos intérêts communs, face aux politiques de casse du service public !
 
                                                                                                                  
 
 
 
Pour Fillon, pas question d’augmenter le smic !
          Le Premier ministre, François Fillon vient de déclarer que ce « serait une faute économique » d’augmenter le SMIC. Pour lui, « cela induirait une augmentation du coût du travail et donc du chômage ».                                                                                                                      Ceux qui espéraient une augmentation au 1 juillet en seront pour leurs frais. Le SMIC, c’est 1365 euros brut par mois, ou 9 euros brut de l’heure,  autant dire, une misère! Mais pour Fillon c’est déjà trop. Pourtant, des milliards il y en a pour faire des guerres en Libye, Afghanistan, Côte d’ivoire et ailleurs  pour enrichir les capitalistes.
 
 
 
                                                                                                                                                 

L’ECHO DES HOPITAUX (Martinique)

DU RIFIFI AU COULOIR DE LA ZONE A
            La semaine dernière on a été à deux doigts d’assister à un match de boxe entre deux médecins-chefs du niveau 2 D.
Insultes et comportement agressif, voilà la manière choisie par ces messieurs pour, semble-t’il, exprimer leurs différends sur la situation à l’hôpital, à l’issue d’une réunion  au Club Médical. Minable !
Et en plus, il y aurait pourtant d’autres moyens pour eux de s’exprimer sur ces sujets !
 
UN CLIMAT DELETERE QUE NOUS NE DEVONS PAS SUBIR
Un tel incident manifeste une certaine violence dans les rapports entre ces médecins. Il est évident que ce climat rejailli sur nous et rend nos conditions de travail plus pénibles. Déjà que nous subissons toutes sortes de violences et d’agressions sur notre lieu de travail, cela fait beaucoup et cela devient insupportable pour les agents.
Alors, un peu de tenue et d’intelligence, messieurs !
 
QUAND L’HOPITAL  EST EN RUPTURE …DE PAIN !
            La semaine dernière, les repas des patients étaient servis avec …des biscottes. Régime spécial, allez vous  penser ? Pas du tout ! La raison était que le boulanger avait refusé de  livrer du  pain car il n’est pas payé depuis plusieurs mois !
Cela devient la misère noire !
 
ECHEANCE DU 19 JUIN : SILENCE ASSOURDISSANT ET MEPRISANT DU GOUVERNEMENT
            Lors de la mobilisation du secteur de la Santé du 8 juin pour alerter le gouvernement sur les déficits budgétaires cruciaux des hôpitaux de la Martinique, les syndicats avaient fixé au 19 juin la date limite donnée au gouvernement pour apporter des réponses. L’échéance est arrivée, et le gouvernement n’a toujours pas répondu.
Le gouvernement montre encore une fois son profond mépris vis-à-vis de la population et des soignants.
Il ne connait que le langage de la colère et de la force. A nous de nous préparer !
 
 
 
                                                                                                                                                   

Brèves de Lutte Ouvrière
Une politique de l’emploi au service du patronat

La crise ? Quelle crise ?
Pendant ce temps….En 2010, le nombre de millionnaires a augmenté dans le monde de plus de 12%. Cela s’explique, dit-on, par la reprise de la spéculation sur les marchés financiers. Mais l’argent qui alimente ces marchés ne vient pas de nulle part.
Si pour les capitalistes, la crise est finie (en ont-ils même pâti ?), c’est parce qu’ils la font payer, tous les jours, aux travailleurs et aux classes populaires.
Bacteries tueuses : La science contrecarrée par l'organisation sociale
L'épidémie causée par la bactérie Escherichia Coli mobilise en Allemagne une armée de chercheurs, qui effectuent chaque jour près de 200 prélèvements pour déterminer l'origine de cette dangereuse infection qui a déjà provoqué 23 décès, dont 22 en Allemagne.   Les scientifiques ont su, en l'espace de quinze jours, limiter les effets de la maladie et parviennent, quand elle est prise à temps, à enrayer sa progression. Mais pour vaincre cette épidémie, il serait nécessaire d'aller plus avant, et dans des délais les plus brefs possibles. 
On ne peut que se réjouir de voir ainsi les meilleurs scientifiques mobilisés. Mais on ne peut s'empêcher de comparer les capacités de mobilisation scientifique et technique d'un pays comme l'Allemagne, au dénuement des pays pauvres, dépourvus de tout face à des maladies, elles, bien connues et que l'on sait parfaitement vaincre.
Ainsi, en Haïti, le choléra a provoqué la mort de plus de 2 500 personnes fin 2010. Et l’épidémie continue !
On le voit, plus que les bactéries, c'est l'inégalité sociale qui est dévastatrice.
                                                                                      
Tous les culots
Une large communication a été faite sur la fraude sociale qui coûterait 20 milliards d’euros au budget de la Sécurité sociale. Cela a permis au porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez et à Xavier Bertrand, ministre de la Santé, de parler du prétendu « scandale des faux chômeurs et des fausses cartes Vitale »… En fait, si l’on regarde de plus près, la fraude aux prestations sociales ne représente que… 2 milliards sur les 20 annoncés. Pour les 18 milliards restants, il s’agit de la « fraude » des patrons qui ne payent pas leurs cotisations sociales.
Pour le couplet anti-pauvres, ils repasseront.

Marie-Galante : Quel avenir pour l’usine de Grande Anse ?

Après les manifestations d’inquiétude des planteurs de canne de l’île quant à leurs possibilités de préparer la campagne sucrière de 2012, compte tenu de leurs situations financières, A. Coquin, président de la SICAM, coopérative dirigeant l’usine, est intervenu pour dire que la SICAM, elle aussi en difficultés financières, se voit refuser les avances demandées aux banques. Celles-ci  veulent des garanties. Peu de temps après, un certain nombre d’élus sont intervenus pour les rassurer.
Rappelons que concernant la récolte sucrière 2010, qui a déjà connu bien des déboires (blocage de certains planteurs inquiets quant à l’avenir de l’usine,  pannes longues et répétées, mouvement des partisans de l’installation d’une centrale bagasse-charbon etc.) seulement 65 000 tonnes de cannes ont été récoltées, 50 000 sont encore sur pied. La récolte se terminera donc assez tardivement : mi ou fin juillet probablement et toutes les cannes ne seront certainement pas coupées.
Pour l’avenir immédiat, la Région a déjà promis près d’un million d’euros ; le Département suivra la même voie pour un montant moindre et peut-être l’Etat. Mais des voix se sont fait entendre pour exiger que l’on dise clairement quel avenir on envisage pour l’usine. Son état vétuste nécessite des dépenses très importantes si on veut qu’elle continue à « vivre ». Et cela a remis sur la table la question de la nature de la centrale de production d’électricité que l’on veut construire sur l’île : bagasse-charbon ou bio-masse. La communauté des communes de Marie-Galante réunie en début de semaine a réitéré son vote contre la bagasse-charbon, seul le maire de Grand-Bourg étant partisan de cette technique
En fait, on a à nouveau reporté à plus tard la question de l’avenir définitif  de l’usine de Grande Anse. Certains arguant que l’urgence c’est surtout d’assurer la production sucrière, et que la question du choix du type de centrale à accoler à l’usine peut attendre…car rien ne peut être construit avant quatre ans. On peut continuer « à étudier » la question. Ceci dit, on a promis de tout faire pour améliorer l’état de l’usine, la rénover. Mais qui paiera ? Pas encore de réponse. Certainement pas l’actionnaire majoritaire qui attend que l’argent nécessaire vienne des caisses publiques.
Autant dire que l’on reparlera  de l’avenir de l’usine de Grande-Anse. Un vrai serpent de mer.

Martinique : CHU, la direction rappelée à l'ordre

Vendredi 17 juin, le syndicat Force Ouvrière a organisé le blocage du parking du CHU. Il s'agissait de contester le non-versement (depuis 3 ans) de la prime de chaussure et de la GIPA (Garantie individuelle du pouvoir d'achat) au titre de 2011. Il était donc rappelé au directeur général sa déclaration à France-Antilles du 4 juin selon laquelle il n'y a pas de problème de salaires, l'activité permettant de payer ceux-ci.
 
FO a fait savoir que lors d'une rencontre tenue le même jour en fin de matinée, la direction a déclaré que la prime de chaussure serait payée à partir d'août, avec rétroactivité, et que la GIPA serait régularisée dès la fin du mois.
 
Il n'y a donc pas de problème de salaires… à condition de ne pas considérer comme un problème le fait d'être obligés d'intervenir régulièrement pour que la direction nous verse ce qu’elle nous doit.

Guadeloupe : Des travailleurs de la banane se rebiffent…contre un patron « pwofiteur » bien de chez nous. (Plantations en Lutte)

Depuis le mardi 21 juin, 12 travailleurs sur les 15, en majorité Haïtiens, des plantations EURL Les fougères et EURL Les Caféières à La Plaine Trois Rivières sont en grève. Ils réclament à leur patron, un certain Morand, le paiement des salaires des mois de mars, avril et mai et même depuis février pour certains.
En fait c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, car cela fait longtemps que ce patron fait un peu à sa guise : salaires payés systématiquement en retard, heures supplémentaires non payées, mépris et arrogance vis-à-vis de travailleurs. Morand fait partie de ces patrons de la banane qui se croient au-dessus des lois parce qu’ils embauchent majoritairement des travailleurs Haïtiens à l’image de T. Dambas qui exige de certains travailleurs qu’ils viennent travailler le dimanche, comme cela a été le cas dernièrement le 1 mai sur la plantation Shangy à Capesterr-B-E. Et qu’on ne vienne pas nous raconter que c’est parce qu’ils le veulent que ces salariés sont venus sur la plantation le 1 mai. Mettez-vous à la place d’un travailleur immigré qui est menacé d’expulsion s’il n’a pas un emploi et à qui on demande de venir travailler le dimanche…  sinon…on devine la suite.       
Interviewé par un journaliste, Morand se faisant tout miel, a déclaré que c’est parce que son entreprise est en difficultés qu’il n’a pas encore  payé les salaires réclamés par les travailleurs en grève, ajoutant qu’il fait tout pour régler la question. Sauf que l’on apprend que Morand et son fils ont le mardi 28 juin agressé deux des travailleurs en grève. Cela en dit long sur l’état d’esprit de ce genre de petits patrons de la banane : exploiteurs féroces, méprisants et arrogants. Mais les exploités se révoltent toujours contre les « pwofiteurs ».