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Archives de CO/CO de l'année 2011/ CO n°1048 du 7 mai 2011/Page 3

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Guadeloupe ÉCHO DE L’AÉROPORT

UNE OCCASION RATÉE PAR LA BRINK'S                                                                                                                            La direction BRINK’S cherche à utiliser tous les moyens pour se débarrasser de ceux qu’elle trouve gênants. Elle a déjà eu recours à l’avis de la médecine du travail pour licencier du personnel. Elle a essayé d’utiliser un éventuel refus de la carte professionnelle pour accomplir son dessein.                                                                                                         Elle attendait que la préfecture réponde par la négative à la demande de carte professionnelle en tant qu’agent de sûreté, pour évincer certains manutentionnaires. La réponse étant favorable, la direction dit maintenant que cette demande de refus a été faite par erreur et qu’elle n’avait pas connaissance d’avoir signé une telle demande.                         On s’attend à ce que la BRINK’S et plus précisément le directeur régional, fasse tout son possible pour faire annuler ces cartes professionnelles.
 

Martinique : Food-Circus : Le cirque patronal doit cesser

Le conflit de Food-Circus (espace de restauration dans le  Centre Commercial La Galleria, au Lamentin) entre  dans sa 4ème semaine.
         Les revendications sont, outre l'opposition au licenciement d'une employée pour «remise tardive» d'un arrêt-maladie,                                                                     - des uniformes de travail corrects,
         - respect des jours fériés légaux et locaux,
         - prise en compte de l'ancienneté,
         - le paiement à taux légal des heures de nuit et heures supplémentaires, etc.
         Là aussi, le patron, Robert Parfait, semble choisir de mépriser les grévistes, ce qui devient une constante dans l'attitude patronale en cette période. Les grévistes sont des jeunes femmes pour la plupart et ce monsieur croit pouvoir leur imposer sa volonté, continuer à les faire travailler comme bon lui semble, dans des conditions de précarité et sans autre droit que celui de tout accepter.
         La grève en cours lui prouve que la volonté n'est pas une affaire d'âge ni de sexe. Les grévistes étaient présents dans la manifestation du 1er mai et pour eux il n’est pas question de céder !

Martinique : Des nostalgiques des vieilles méthodes coloniales mis au pas par les
grévistes.

Depuis déjà un mois, quelques individus qui se surnomment « le groupe des animateurs de Facebook » animent un blog sur le site du même nom, avec pour slogan «Oui aux grèves, non aux blocages».Les quatre «mousquetaires» se sont présentés lors d’une conférence de presse. Il s’agit de petits patrons blancs, ou de gens s’affichant sans emploi, nouvellement débarqués en Martinique.Ils disent être rejoints par plus de mille visiteurs sur leur blog et prétendent vouloir empêcher les conséquences des grèves sur la population, mais en fait tirent à boulet rouge contre les travailleurs en grève.
Déjà le samedi 2 avril dernier ils s’étaient retrouvés une cinquantaine devant l’usine de Bellefontaine d’EDF pour soi-disant manifester contre les coupures de courant, en fait contre les grévistes d’EDF. Accompagnés par les «forces de l’ordre», ils avaient été «reçus» comme il se doit par les grévistes de la CGTM et avaient rebroussé chemin.
La semaine dernière, ce même groupe disant  «Nous voulons réveiller le peuple martiniquais», a débarqué à une dizaine devant le dépôt de la CMT à Trois-Rivières avec voitures 4/4,  pancartes,  allant jusqu’à  traiter les grévistes de «hors-la-loi». 
Eh bien ces anti-grévistes se sont retrouvés non seulement face à «un peuple martiniquais réveillé» mais à des travailleurs en colère contre leur attitude. En effet, ils ont été reçus par des jets de pierre, de bâtons et de tout ce qui tombait sous la main des présents. Et toujours selon les dires des grévistes «on n’a jamais vu des gens courir aussi vite, et se sauver comme des lapins », voitures 4/4 à plein régime pour déguerpir et laissant sur place leurs pancartes, récupérées aussitôt par les grévistes. D’ailleurs ces pancartes ont été présentées à la foule présente à la Maison des syndicats ce 1 mai, au cours d’une intervention du secrétaire général de la CSTM, sous les applaudissements et  les rires moqueurs.
Des réactions de militants et de travailleurs des différents syndicats se sont fait entendre. Ces derniers se sont donné comme consigne d’intervenir devant les piquets de grève à chaque fois que ces énergumènes oseront se présenter. Et un militant de dire en rigolant «on les remercie de nous avoir un peu plus réveillés».
 
 

Martinique : Face à l’augmentation du coût de la vie, augmentation des salaires et des minima sociaux !

Depuis plus de quatre semaines, la mobilisation des grévistes d’EDF porte sur le respect des accords signés en 1972, mais aussi sur la nécessité pour les travailleurs de toucher un salaire correspondant au coût de la vie, avec la revalorisation de la prime de vie chère à 40%.                                                             Pour tous les travailleurs, ceux obligés de vivre de boulots précaires, les milliers de chômeurs vivant d’expédients, les retraités, le coût de la vie est devenu insupportable. Augmentations répétées du carburant, augmentation des assurances, augmentation des aliments de base (pâtes, farine) venant de la spéculation sur les matières premières, diminution du remboursement des médicaments, pour ne citer que quelques exemples, rendent la situation de plus en plus difficile.                                                                                                                                  A la suite de la grande grève de février 2009, les salariés de la CAF (Caisse d’Allocations Familiales) et ceux de la Sécurité Sociale, avaient pu négocier avec leur direction la planification d’une revalorisation de leur prime de vie chère jusqu’à 40%. Des milliers de salariés eux avaient pu arracher une prime de vie chère de 200€. Cette prime avait été négociée pour 3 ans. Et à partir de mars 2012, le problème de son intégration dans les salaires se posera aux travailleurs.                                                                                                                        Mais, parmi la population laborieuse, les plus faibles, ceux qui n’ont pour vivre que leur retraite ou de maigres allocations de l’Etat, n’avaient eu aucune amélioration de leurs revenus. Ils ont continué à subir les hausses infernales de plein fouet. Alors aujourd’hui comme en 2009, face à la cherté de la vie, à la liberté pour les profiteurs et autres spéculateurs, de saisir toutes les occasions pour frapper la population au porte-monnaie, la question de l’augmentation des salaires et des minima sociaux est plus que jamais d’actualité.                                     Alors oui, la revendication des travailleurs de l’EDF et de tous ceux qui sont en lutte pour la revalorisation de leurs salaires est légitime et juste. Les travailleurs ne peuvent accepter de se laisser tondre. Ils ont intérêt, dans tous les secteurs à se préparer pour exiger des augmentations de salaires et des minima sociaux en fonction de l’augmentation du coût de la vie.

Martinique : CMT : Les grévistes défendent leurs droits contre tous les «bloqueurs»

 
         Ce lundi 2 mai, les chauffeurs grévistes de la CMT (Cie Martiniquaise de Transport) engageaient leur 4ème semaine de grève,  grève qui a démarré le 11 avril. La plate-forme de revendications comprend entre autres, la fin des semaine de 50 heures et des heures supplémentaires non payées, des bus «aux normes» et des salaires décents. Elle paralyse pratiquement les lignes de transport urbain et interurbain de l'Espace Sud, sur Rivière-Salée, Sainte-Luce et Rivière-Pilote.
         Elle a déjà connu plusieurs rebondissements. Le dépôt a été occupé par les grévistes qui ont été assignés en référé le 15.04 par la direction, qui a été déboutée de toutes ses demandes. Nouvelle assignation le 21.04, la direction obtient  cette fois la levée des barrages, sous astreinte de 1000€ par jour et par gréviste en cas de maintien. Ce n'est pas cette mesure bien sûr qui va faire circuler les bus.
         Active sur le plan judiciaire, Mme Casanova, directrice de la CMT, n'a pas, jusqu'ici, cédé sur les revendications. De rendez-vous manqué en rendez-vous manqué, elle a pratiquement disparu depuis 20 jours, se tournant vers l'Association des Médiateurs alors que les grévistes maintiennent, à juste titre, que concernant le droit du travail, c'est son application pure et simple qui doit intervenir, et non une quelconque médiation.
         Le sénateur « apparenté socialiste » Eugène Larcher, par ailleurs président de l'Espace Sud, a de son côté posé un ultimatum à la reprise du trafic mercredi 4 mai, dans un communiqué où il n'exprime nul soutien aux grévistes. Ceux-ci ont par ailleurs fait connaître les joies de la course à pied aux pieds-nickelés du «collectif antiblocage», venus les provoquer la veille du 1er mai.
         Face à une direction méprisante et aux autorités qui laissent faire, la vingtaine de grévistes sont déterminés à gagner. Ils doivent avoir le soutien (par la parole, la présence physique, les aides financières...) de tous les militants ouvriers, de tous les travailleurs.

Guadeloupe PAWOL A TRAVAYÈ BANNAN (Plantations en Lutte)

DE  LA  MAIN  D’ŒUVRE  GRATUITE  POUR  LES  PLANTEURS ?
            Au nom soi-disant de la formation des jeunes, Les Planteurs de Guadeloupe viennent de signer une convention avec l’armée. Que prévoit cette convention ? Après 1 mois de formation militaire, les jeunes intéressés iront «en formation» pendant 5 mois sur une plantation.                                                                                                                                                Autant dire 5 mois de travail pour lesquels les patrons ne débourseront grand-chose. De la main d’œuvre quasi gratuite ?                                                                                                           En tout cas il est de notre devoir de mettre en garde ces jeunes dès leur arrivée sur les plantations.
 
QUALIFICATION, SENS  DE  L’ENTREPRISE  ETC …           
            T. Demba en a plein la bouche des mots, dépréciation de la profession, qualification, polyvalence, sens de l’entreprise, amélioration de la filière etc. A l’entendre on croirait que la plus grande part d’entre nous manquons de qualification, ne savons pas travailler.                                                                                                  En fait derrière tous ces mots ronflants, il y a le désir pour les planteurs, en particulier les Lignières, Demba et autres de tirer encore plus de profit de notre sueur et de notre sang et de grossir leur magot.

Guadeloupe : Coup de colère des salariés du Casino du Gosier

Les salariés du Casino du Gosier affiliés à la CGTG ont fait grève du 16 au 21 avril, date à laquelle un protocole d’accord a été signé. Le travail a repris le 22 avril.                                                                                                                              Ils voulaient par ce mouvement protester contre la sanction infligée à un salarié. Celui-ci a occupé les fonctions de directeur des machines à sous et de contrôleur pendant 3 ans sans avoir le salaire correspondant. La direction a nommé un autre cadre à sa place qui n’a cessé de le harceler pour finalement lui donner un avertissement. Il faut dire que ce salarié est délégué du personnel pour le collège cadre et la direction faisait pression sur lui pour qu’il démissionne de son poste de responsable syndical. La sanction était belle et bien un acte de répression antisyndical. Le personnel ne l’a pas acceptée et s’est rebellé en faisant grève au bon moment, un samedi, ce qui a pénalisé énormément l’activité du Casino. La direction ne s’attendait pas à une telle réaction car il n’y a jamais grève au Casino. C’est que l’indignation était très forte.                                                   Les grévistes ont repris le travail dès le vendredi 22 avril puisque la direction a retiré la sanction. Et la satisfaction  était grande chez les salariés d’avoir fait reculer une direction particulièrement arrogante. Elle s’est par ailleurs engagée à ne prendre aucune sanction disciplinaire pour fait de grève à l’encontre des salariés.